‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 189 sur 222 · Revue moderne, i. xxxiii, p. 443-M · texte numérisé non relu

Revue moderne, i. xxxiii, p. 443-M

ne peut être d’une autre époque. Elle est de la fin dq quatrième siècle ou du commencement du cinquième. On ne saurait en placer la composition ni plus haut ni plus bas.

Par là se trouve écartée l’hypothèse de M. Tischendorf sur l’origine de cet écrit, dans lequel il ne voudrait voir que la reproduction plus ou moins modifiée d’un opuscule apocryphe du second siècle S’il y a eu au second siècle quelque opuscule consacré au récit de la descente de Jésus- Christ aux enfers, cette légende y était certainement présentée dans le sens dans lequel elle était entendue à cette époque ; par conséquent cet écrit du second siècle et la seconde partie de l’Évangile de Nicodème ne pouvaient avoir rien de commun que Je fait qui fait le fond même de cette légende , c’est-à-dire ce thème très-simple, que le Seigneur descendit aux enfers dans l’intervalle qui s’écoula de sa mort à sa résurrection. Sur ce fond commun, les auteurs de ces deux ouvrages avaient élevé des édifices non pas seulement distincts, mais encore entièrement différents dans leur ordonnance générale et dans toutes leurs parties. Le plus ancien n’aurait pas mieux pu servir de modèle au second que l’explication que Tertullien, Clément d’Alexandrie et Origène donnent de cette légende, à celle

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