Tischendorf, Evangelia a\mrgpha, |>. lxviii
380 ÉTUDES SUll LES ÉVANGILES
qu’en présentent les prédicateurs du quatrième siècle . Si celle-ci n’est pas et ne peut pas être un remaniement ou un développement de celle-là, la seconde partie de l’Évangile de Nicodème n’a pu être une imitation ou une amplification d’un opuscule du second siècle sur le même sujet, en supposant toutefois l’existence d’un semblable ouvrage '.
Cet écrit ne serait-il pas une sorte de compilation des divers passages des écrivains ecclésiastiques du quatrième siècle, relatifs à cette légende? Cette hypothèse ne manque pas d'une certaine vraisemblance. M. Alf. Maury, qui l’a proposée, a montré, avec l’érudition et la sagacité qui le distinguent, les rapports frappants qui se trouvent entre les tableaux que lesorateurs chrétiens du quatrième siècle tracent de la descente de .Jésus-Christ aux enfers, et des traits nombreux de la seconde partie de l’Évangile de Nicodème1 2.
Ces ressemblances ne me paraissent pas cependant une preuve suffisante de cette ingénieuse
1. Dans tous les cas, cet ouvrage ne serait pas la Prédication de saint Pierre, comme M. Tischondorf semble disposé à le croire. La Prédication de saint Pierre n'a rien de commun avec la légende de la descente de Jésus-Christ aux enfers, comme on a pu s'en convaincre par l’analyse <]uo j’en ai faite dans la première partie cl par la table des matières qu'en donnent les Récognitions, et que je transcris dans l’appendice.