Jérôme, Contra Helcid
Innocent Alcuin 2, et d’autres encore3, condamnaient les fables qui y sont contenues; le goût du merveilleux, favorisé par l’ignorance profonde de ces temps de ténèbres, l’emporta sur leur autorité. Dans ces légendes extravagantes, on ne trouvait rien d’incroyable et de déraisonnable. Ce n’est pas seulement la foule illettrée qui tenait ce langage , c’étaient encore des hommes placés à la tête des Églises. Telle est l’opinion entre autres de l’auteur d’un écrit sur l’Évangile de saint Matthieu, inséré par Mont faucon dans son édition des œuvres de Chrysostome 4.
Grégoire de Tours les jugeait '[dus favorablement encore. Comment aurait-il pu mettre en doute les prodiges absurdes qui y sont racontés,
1 . Innocent Ier, Epistola ad Exuperium, dans Biblioth. Patrum, éd. Galland, t. VIII, p. 561. Cette lettre est de l’an 105.