Alcuin, Opéra, éd. Froben, t. Il, p
3. Pierre Damien blâme ceux qui, poussés par une vaine curiosité, vont chercher dans des écrits apocryphes des détails que les évangélistes ont jugé inutile de rapporter Petr. Damiani sermo III , de naticitale. Eadmer s’exprime dans le même sens dans son De excelltntia virginie Mariie , cap 2, dans opéra B. Anlelmi cantuar., Paris, 1721, p. 135; ces avertissements si souvent répétés sont une preuve que les écrits apocryphes avaient alors de nombreux admirateurs. S'ils n’avaient été ni plus-appréciés, ni plus répandus qu'aujourd’hui, on n’aurait pas senti la nécessité d’en condamner la lecture.
4. Historia quædam non incredibilis neque irrationabilis. Clirysostomi opéra, t. VI, p. xxtv. C’est de l’Évangile du Pseudo-Malthieu qu’il s’agit ici. L'auteur de cet écrit, intitulé Opus imperfeetum in Matthwum, vivait probablement au vi« siècle.
ÉVANGILES APOCRYPHES ORTHODOXES W>3 quand il en voyait de tout aussi incroyables s’accomplir chaque jour autour de lui, sous ses yeux? Les Actes de Pilate lui paraissent un écrit véridique.
11 y prend, en l’embellissant encore de quelques miracles nouveaux, la légende de l’emprisonnement et de la délivrance de Joseph d’Arimathée 1 . Avec l’Évangile du Pseudo-Matthieu, il regarde les frères de Jésus-Christ comme les enfants d’un premier mariage de Joseph2; il raconte l’apparition du Seigneur, après sa résurrection, à Jacques le Juste, telle qu’elle est rapportée dans l’Évangile des Hébreux 3.
Plus tard, ils gagnent encore en estime et en crédit. Fulbert, évêque de Chartres au xi° siècle, exprime le regret, dans un sermon sur la Nativité de la Vierge, que l’interdiction lancée par les Pères contre ces livres ne permette pas de lire en ce jour dans l’église, celui qui raconte la naissance et la jeunesse de Marie 4. Cette défense ne