Ibid., liv. I, chap
3. Il avait pris probablement ce récit dans saint Jérôme, à moins que la traduction latine que ce Père de l’Église avait faite de cet Évangile n’existât encore et ne fût entre ses mains.
4. Hac itaque die peculiaritcr in ccclesia rccitandus esso videtur ille liber qui de ortu ejus (Mariæ) et vila scriptus inveniebatur, si non judicassent eum Patres inter apocryplta * enumerandum. Fulbert, Sermo / de Natitilatc Maria-, dans Bibliolheca Patrum, Lyon, t. XVIII, p. 38. Dans un autre ser-
l’empêche pas cependant d’en rapporter de nombreux passages, soit dans ce sermon, soit dans un autre sur le même sujet *.
Au xme siècle, Vincent de Beauvais partage les scrupules de Fulbert, mais il ne prise pas moins que lui ces Évangiles. Tout en reconnaissant que les récits qu’on y lit peuvent soulever des doutes , il ne laisse pas de reproduire plusieurs passages de l’Évangile de l’Enfance et de citer l’Evangile de Nicodème \
A la môme époque, l’Évangile de la Nativité de Marie est inséré presque en entier dans la Légende dorée. Trois siècles avant, la célèbre Roswitha l’avait mis en vers hexamètres 4. Vers le milieu du xvie siècle, Ludolphe Saxo, prieur des Chartreux à Strasbourg, composa une vie du Christ d’après les quatre Évangiles canoniques et des légendes tirées
mon sur le même sujet, il prévient ses auditeurs contre les fables de l’Évangile qui passait pour avoir été traduit de l'hébreu par saint Jérôme (le Pseudo-Matthieu); mais il finit par dire que, quoiqu’il y ail bien des paroles et des faits qui paraissent impossibles, il ri 'est pas défendu aux fidèles de le lire. Sermo III, dans Bibliolh. Patrum, I. XVII I, p. 40.
1. Fulbert, Sermo II, dans Bibliotk. Patrum, l. XVltl, p. 30.