‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 203 sur 222 · Spéculum naturale, cap · texte numérisé non relu

Spéculum naturale, cap

3. Spéculum historiale, lib. Yl, cap. 64, 63 et 66; lib. VU, rap- 40 et suiv.

4. Ilistoria natmtati» luuilubilisque roncersalionis intaclir Dei génitrices, tel est le tilro de ce poème latin. Il se trouve dans l’édition de 1707 des œuvres de Roswitha, p. 73 et suiv. Brunet, Évangiles apocryphes, p. 168.

des Évangiles apocryphes, et une vie de sainte Anne, tirée presque uniquement de l’Évangile de la Nativité de la Vierge.

On pourrait citer sans fin des faits de ce genre. Il est très-peu de sermons et d’écrits d’édification du moyen-àge, dans lesquels on ne trouve un mélange bizarre des livres canoniques et des livres apocryphes, et môme dans lesquels ceux-ci ne tiennent une plus grande place que ceux-là.

Les Évangiles apocryphes curent pour les simples fidèles des charmes irrésistibles *. On les mit à leur portée dans des traductions en langues vulgaires ar quelques-uns môme furent traduits en vers. On cite entre autres une traduction versifiée en langue d’oc de l’Évangile de l’Enfance 3; elle est probablement du treizième siècle4. Il existe aussi une traduction de ce genre, dans la même langue, de l’Évangile de Nicodème; elle est probablement de la même époque que la précé-

4. Hæc fabula hominibus ævi medii multum placuil el variis modis repelila est. Tischendorf, Evangelia apocrypha , p. lxxiv. Il s’agit ici de la légende de la mort de Pilate, mais les autres ne furent pas moins du goût des hommes de cette époque, et ne furent pas reproduites moins souvent.

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