Thilo, ibid., p. u, cvn, cxvi
3. Raynouard en a donné des extraits à la fin du premier volume de son Lexique roman. M. Brunet en rapporte le commencement dans ses Èvangilei apocryphes, p. 58-61.
4. Il serait curieux de savoir comment col Évangile arabe fut connu dans la France méridionale au moyen-âge.
408 ÉTUDES SUIl LUS EVANGILES
dente*. l)e tous les Évangiles apocryphes orthodoxes, ce dernier fut incontestablement le plus populaire. On le traduisit dans presque toutes les langues vulgaires de l’Europe. Thilo a donné des détails pleins d’intérêt sur ces traductions3, et en réalité ce n’est pas là une des pages les moins curieuses de l’histoire littéraire du moven-àge.
Les traductions anglaises de cet Évangile furent surtout nombreuses. Cela devait être, car à l’intérêt que cet apocryphe présente par lui-même se joignait pour les Anglais une sorte d’intérêt national, puisqu’un des personnages qui y jouent un rôle considérable , Joseph d’Arimathée , passait pour avoir apporté le christianisme dans leur pays J. Aussi de très-bonne heure on le lit passer dans la langue vulgaire. Il y en a une traduction en anglo-saxon qui doit remonter très-haut dans le moyen-âge. Elle a été imprimée à Oxford en 1098, in-4°, par les soins d’Ed. Thwaites*. Une version
1. M. Raynouard en cite quelques fragments dans son Lexiqueroman. On en a rapporté un passage dans le Dictionnaire des apocryphes, t. I, col. 1099 et 1100.