Thilo, ibid.. p. cxlii-clx
3. Thilo, ibid., p. cxLvui, note 149, et p. 396. La légende du saint Graal se rattache au nom de Joseph d’Arimathée, et a par là en quelque sorte ses racines dans l’Évangile de Nicodème. Le Nain de Tillemont, Mémoires, l. I, p. 704 et 705. Dictionnaire des apocryphes, t. I, col. 1095.
i. Dans un recueil intitulé Heptatenclius, liber Job, et fican gelium Nicodemi, anglosaxonice. D'autres traductions anglaises ont été imprimées à Londres en 1507, 1509, 1529, etc. '
ÉVANGILES APOCRYPHES ORTHODOXES 409 en langue du Pays de Galles est vraisemblablement encore plus ancienne. Parmi les traductions plus modernes, on en cite une du célèbre Wiclef.
11 en existe aussi un grand nombre en langue allemande; la plupart restées inédites sont enfouies dans la poussière des bibliothèques, mais plusieurs ont été imprimées, une entre autres avant la fin du xve siècle *.
Les traductions françaises ne paraissent pas avoir été guère moins nombreuses. Il en est une qui a eu cette singulière destinée d’être insérée dans le roman de Perceforest, dont elle forme le soixantesixième chapitre du troisième livre4 5. Cet Évangile fut ensuite traduit, avec ce roman, en italien. Une autre ancienne traduction française de cet Évangile a été imprimée, Paris, 1497, in-4°.
Ces apocryphes, presque tous d’une forme barbare, ont cependant exercé une influence considérable sur la littérature. — Le fait est évident pour les mystères, pour ceux du moins qui se rappor-
4. Fabricius, Codex apocryphus Novi Testamenti, pars 4, p. 235-237.
2. Ce chapitre porte ce titre : Comment le roy Arlaran s’en alla en lvslede vie publier la foy catholicq et racompter au long la passion et résurrection de Jésus-Christ au roy Gadiffer Descosse et au roy Perceforest Dangleterre, à la sage royno et aux aultres et du contenu des lettres que Pylate escrypuit à Claudius empereur de Romme. Voyez dans l'appendice. n° 44.
tent à l’histoire évangélique. Le fond de la plupart d’entre eux est emprunté aux Évangiles apocryphes ; quelques-unes de ces compositions de l’enfance de l’art dramatique dans l’Europe chrétienne les suivent môme pas à pas. Tel est un mystère de la Conception qui reproduit le Protévangile tout entier *. Tel encore un mystère de la Passion *, dans lequel tout le cycle légendaire de ces Évangiles est mis en scène. « Il s’ouvrait, dit l’auteur du Dictionnaire des apocryphes, par la pastorale touchante de Joachim, comme dans les apocryphes, sous le nom d’Évangile de la Nativité de la sainte Vierge, et se terminait à la résurrection, c’est-àdire avec l’Évangile de Nicodème. Les autres Evangiles apocryphes composaient le corps de l’ouvrage 3 » .
Ceux des ouvrages de ce genre qui ne serrent pas de si près les fables recueillies dans les Évangiles apocryphes, en sont cependant des imitations. Tels sont tous ceux qui reproduisent les légendes relatives à la mort et à l’assomption de la Vierge. Ce n’est pas sans doute dans l’apocryphe arabe que les auteurs de ces mystères ont puisé, mais la plupart des fables rapportées dans cet écrit se trouvent.
■I. Paris, Alain Lobrian, in-4» golh. Bibliothèque du théâtre français, t. 1, p. 58 et 59.
i. Il est du sur siècle.