MATTHIEU, III
Tôt* napxpvtTai b *hp«5; à^rè tx; raXiXata; £tti tov ’lopîavxv irpo; tov ‘luoiwxv, tov {Saîrnaôxvxi vx avTOÛ. — *0 Iwctwxç &uxûXuiv avTÔv >i*y«v • Epi XP*iav (yti Otto aoô ÉJx-TiaOr.vai, xal au ffXT «po*Ç l*1 i — Aw&xfîôii; Æè ô ^Ïïlffcv; iÎtti Trpè; aÙTo’v • JLç»; àf ti* evrto -j-à p Trpirrov lanv xaîv rrXxpâxrat ràaxv Jty.atcovvxv. Ton àçixaiv avrev. — Ka’i 6
APPENDICE 419
'Ji- Kai ïù&ù; n£ifXaux^i tcv To'frcv ’lr.ircO; dlviCrj cùftù; br.i reû u<5a-
cpw; fxï-j-at. ‘O Mwv o ’fcMiwr,; Xfi« re;. Kai t$cù àvEtÔ£0rl'7Xv aù*rw ci
-j*£t aùrw • lit ri; il, xùpti; Kai tùiavcl, xal iî^t rè ttrtûjAflt t& ftioû
iwlAw owvf, t; cùpaveû 7tpi; aùrcv k xxr aCaivcv, £*îeI îtipttxrtaàv, xai
Ourc; Èartv 6 vie; ;uu é àfxftrifi:, fpxejuvcv Ir* «ùrev. — Kai tftô
eç' ev r,it%'j/.rl'îy.. Kai toté ô ’lcuâv* çmvt, ix rwv cùpavüv Xi'vouaa * cù-
vyj; 7rpc<xm7wv aùrîji fXifc • Aicy.xi toi font é vie; yfcu c àfafrr.rfc;, e\
acu, xûpie., où ua fiâîrrtocv. *0 9k & EvÆcjWïa.
EJCwXuiV *Ù76», Xt*fMV • À«P«{, fi T'.
cuTwç t-irt -rrpiTrcv TrXr.pwOrvai
f 77X7TX.
No 4.
JEAN, IX, 2 et 3. HOMÉLIE, IX, $ 22.
2. Kai r.ptirr.aa* aùrèv ci aa- Ai^àexxXe; r.iacûv rctpi tcj tV. Or, rai aùrcû, Xfi^evre;* px£& , rt; vtvr.rf,; rrr.pcû r.xi à/xC/éÿavrc;
■f.aaprtv; cure; 7i ci *pvEÎ; aùrcû, irap* aùrcû î^ra^wv ipwrr.oaaiv,
îva ruoXè; ‘j’iwrôrj; 3. 'ÀîtExpifiï) ti cure; ru.aprtv ri ci *ycv»T; aùrcû,
’lr/'cù; • cure turc; ry.acrtv, cûrs tva rvttXc; ftvvr.ôç, àîTExptvarc •
ci feveî; aùrcû, àXX’ nx «pxvEptoôvj cure cure; rt r.tAxpriv, cüri ci 'fera tp^a rcù 0icu ïv aurà. v«î; aùrcû, àXX’ tva £t’ aùrcû ç-a-
vcpwûf, r, ^uvaai; rcû Hicû rf,; à*yvcia; twaîvr, rà àaaprvîaara.
ANALYSE DE LA PRÉDICATION DE PIERRE, xr, SU-fa* HtTcou. ftecognilionet, lib. III, cap. 75.
Primus ergo liber ex his, quos prius misi od te, conlinel de verbo prophétie et de propriotale intelligeiuiæ legis secundum id, quod Moysi tradilio docet ;
Secundus de principio conlinel, utrum unum eit principium an multa ; et quod non ignoret hebra*orum lex, quid sit immeneitas ;
Terlius de Deo et bis quæ ab eo instituts sunt ;
Quartus , quod quum multi dicanlur Dii, unus sit verus Deus secundum testimonia scripturarura ;
Quinlus, quod duo sint cœli, quorum unum sit islud visibile firmamentum, quod et transibit, aliud vero æternum et invisibile;
Sextus de bono et malo, et quod bono cuncta subjiciantur a Pâtre, malum autem qua re et quo modo et unde sit, et quod cooperetur quidem bono, sed non proposito bono, et quæ sint signa boni, quæ vero mali, et quæ sit diflerentia duaiitatis et conjugationis;
Septimus, quæ sint quæ prosequuti sint apostoli apud popuium in templo;
Octavus de verbis Domini, quæ sibi videntur esse contraria, sed non sunt, et quæ sit horum absolutio;
N'onus, quia lex quæ a Deo posita est jusla sit et perfecta et quæ sola possit facere pacem ;
Decimus de nativitate hominunt carnali et de regeneratione quæ est per baptismum, et quæ sit in homine carnalis seminis sucressio et quæ animæ ejus ratio, et quo modo in ipsa est libertas arbilrii, quæ quoniam non ingenita est, sed facta est, immobilis a bono esse non poterat.
Dans le premier de nos Évangiles canoniques, Joseph est désigné simplement comme un ouvrier, t<xt»v, faber ( Mallh ., xm, 55). o D’où lui est venue celte sagesse? disent de Jésus-Christ les habitants de sa ville natale, et les puissances qu’il déploie? N’eSt-il pas le fils de l’ouvrier? » Oùx cûni; imv 6 nü T »’x«hg; sio;; le même mot revient dans le passage parallèle de Marc, vi, 3 ; mais il est ici appliqué à Jésus-Christ lui-même. « Celui-ci n’estil pas l’ouvrier? » oùx eût»; £<mv 4 tixtoiv; ce qu’il faut entendre sans doute dans ce sens : N’est • il pas un ouvrier , comme son père?
En quel état particulier Joseph était-il ouvrier? Les écrits canoniques ne le disent pas; mais de bonne heure la tradition en fit un charpentier. Dans l’évangile de Thomas, chap. 43, il
APPENDICE
est désigné également comme ouvrier, tmtuv, faber; mais il est ajouté aussitôt qu'il fabriquait des jougs et des charrues; dans le môme chapitre, il fait un lit, et dans l'Evangile arabe, chap. 38 et 39, des portes, des cribles, des coffres, et même un trône pour le roi de Jérusalem. Cette tradition se retrouve dans Justin Martyr. Ce Père de l'Église no désigne, il est vrai, Joseph que comme un simple artisan; mais comme il dit que Jésus-Christ, pendant sa jeunesse, fabriquait des jougs et des charrues, c’est-à-dire était charpentier t, et que, d’après ce qu’on peut induire du passage de Marc cité plus haut, il exerçait la môme profession que son père Joseph, Justin Martyr entend évidemment que celui-ci était également charpentier (Dialog. euro Tryph., § 88.)
Cette tradition, qui est celle de tous les Évangiles apocryphes orthodoxes, est la plus généralement admise, et c’est d’après elle que tous les traducteurs français du Nouveau-Testament ont rendu le mot tixtmv de Matthieu et de Marc par charpentier. Elle a été cependant plus d’une fois rejetée. D’après quelques Pères de l'Église, Joseph aurait été serrurier 2. D’autres écrivains ecclésiastiques prétendent qu’il était orfèvre, cet état leur paraissant sans doute plus relevé que celui de serrurier. Cornélius à Lapide invoque un passage d’un sermon d'Augustin, pour assurer qu’il était maçon. On ne trouve rien do semblable dans Augustin, et c'est probablement par des raisons mystiques et dans un sens allégorique qu'on a fait un maçon de Joseph.
Henri Estienne fut un de ceux qui s'élevèrent avec le plus de vivacité contre ce que Postel racontait du Protévangile. Le pas-
1. Dans le Talmud, Jésus est appelé le Charpentier, d'après Le Nain de Tillemont, Mémoire! pour servir ô l'histoire ecclésiastique, tom. I,
2. Théophile d’Antioche, Comm. in Matth., xm, 55; Hilaire, In Matlh., xiv. Ambroise (Comm. in Lucam, in, 2), qui le donne pour un charpentier, dit cependant qn'il travaillait avec le vent et le feu, ce qui désignerait un serrurier. Le Nain de Tillemont, ibid,, t. I, p. 504.
4ï2 ÉTUDES SU U LES ÉVANGILES
sage suivant de V Apologie pour Hérodote, chap. 33, § S et 3, mérite d’être mis sous les yeux du lecteur,
« Voici encores une autre invention que le diable a trouvée pour abuser du nom de l’Escriture, prévoyant bien que quelque jour le simple populaire se voudrait enquérir dos points contenus en la Bible, et congnoislroit quand on passerait plus avant, c’est que craignant de perdre ses droits, faute de les monstrer par ses lettres et instrumens, il en a supposé un grand nombro pour s’en servir à l'endroit de toutes personnes qui ne pourroyenl s’appercevolr de la fausseté. Qui sont ces instrumens supposez? Un tas do livres qui ont emprunté le nom do quelques apostres, ou disciples des apostres, et cependant contiennent une doctrine totalement répugnante à la leur : voire contiennent aucunes fables de telle sorte que les oreilles ne les peuvent non plus porter que celles qu'on trouve en l’Alcoran de Mahomet. Or n’est ce d’aujourdhuy que le diable s'est aidé de ce moyen pour ruiner entant qu’en luy serait les fondemens de noslre religion : (car nous savons qu’il y a assez long temps qu'il a mis en lumière Evangelium Nit'odcmi, Evangelium Tltomæ, Evangelium Bar- - tholomeei, Evangelium Nazareorum, liber Pastoris et autres), mais encores aujourdhuy il s’efforce d’infecter le monde d’une nouvelle puanteur de tels livres, commo il l'a bien montré par coluy qui est intitulé : Protevangclium, sive de natalibus Jesu Christi et ipsius malris virginie Mariæ. Car pour faire avouer ce tresprophane livre entre ceux de la saincle et sacrée escriturc, il luy a faicl usurper le nom de saint Jacques, le disant cousin germain et frère de Jésus-Christ. Et cependant que nous est il raconté là ? »
Ici vient uno analyse à la fois exacte et spirituellement faite du Protévangile, 11 est inutilo de la rapporter; je l’omets, et jo transcrit ce qui suit.
t Jo laisseray lire le demeurant à ceux qui pourront avoir la patience do le lire, ou il-y-a choses encore beaucoup pires en toutes sortes. Mais je pricray le lecteur de considérer comment le diable s'est mocqué évidemment de la chreslienté en faisant publier ce livre, et a aveuglé les yeux de plusieurs. Car il I a publié par le moyen d’un qui apertement s’est efforcé par ses cscrits de faire un ineslingo do la religion Mahomelique, Judaicque (si religions se doivent nommer) avec celle des Chreslicns :
APPENDICE 423
par un qui a presché publiquement et soustenu des hérésies lesquelles ne sont seulement pleines de blasphémé, mais répugnantes à l’honnesté naturelle, voiro des payens. Qui est cestuy là? Guillaume Postel. Et comment (dira quelcun) a-t-il esté possible que le livre venant de la main de ce monstre exécrable, n'ait point esté tenu pour suspect, qui de soymesme le devoit estre quand il fust sorti de la main d’un ange? C’est en quoy nous devons congnoistro que le diable s’est évidemment mocqué de la chreslienté, comme j’ay dict, et a bouché les yeux à plusieurs de ceux mesmement qui devoyent estre les plus clairvoyans. Il est vray que je confesserav bien que la meschancelé du susdict n'estoit pas alors si bien descouverle qu'elle a esté depuis : mais elle l’estoit assez pour congnoistre qu’il se falait donner garde de luy. Lequel je laisserav comme estant (Dieu merci) assez congnu pour lo présent : et viendray au stile dudeit livre. Je di donc et veux soustenir devant toutes gens qui ont quelque jugement en telles choses, que plusieurs hébraismes que nous y lisons, sont supposez, estant toutesfois meslez parmi autres que nous sçavons estre vrays et ordinaires en la saincte escriture. Au demeurant quant à la simplicité des façons de parler, on voit bien aussi que c’est une chose affectée, et qui se dement soy mesme. Quant au contenu, il est certain qu'il a esté forgé par un tel esprit que celuy dudict Postel (si d’aventure luy mesme n’en est l'auteur) en dérision do la religion chreslienne. Mais pour faire la fourbe meilleure, on y a inséré par forme de rapsodie quelques propos des evangelisles ; item on-y-en-a mis quelques uns auxquels on a veu qu’on pouvoit donner couleur par quelques passages du vieil Testament : comme ce qui est dit des eaux de redargulion. Voilà jusques ou est venue l’impudence et la meschanceté d’aucuns esprits diaboliques. Or si quelcun est curieux de voir plusieurs escrits semblables, ainsi supposez par la cautele et astuce de Satan, il en trouvera un grand amas en nn livre appelé Orthodoxographa theologiœ sacrotanclæ i, et orné de plusieurs autres titres, qui semblent estre tolale-
1 . Henri Estienno veut parler ici du recueil publié par J.-J. Grinœus, sous ce titre : Muiiumcnln SS. Patrum orlhoioxograplui, hoc ni, llucologie xurosanchc ac sinceriori» fidei doclorc». Bile, 1860, 2 vol. in-folio.
ment mis en despit de la religion chreslienne. D’autant que si une grand’part des choses qui y sont contenues sont orthodoxes, il est certain que nous avons des choses en Bible, qui ne sont point orthodoxes ; et faut nécessairement choisir ausquels escrits on donnera ce litre, veu qu'en le donnant aux uns, on l’oste aux autres, entant qu’ils se contrarient. Que si quelcun allègue qu'aucuns sont traduits de l'hehrieu, aucuns du grec, quand bien il aura prouvé cela, il n'aura pas beaucoup gangné : car la response est aisée, que le diable peut aussi bien eslre diable en hebrieu et en grec qu'en autre language. De ma part je me suis attaché à ce Protecangetion plustost qu'à un autre, pource qu'il est attribué à saint Jacques cousin germain et frere de Jésus-Christ, ainsi que porte le titre. Car la première impression de ce livre • qui est en petite forme, avec des apostilles, ha ce litre, Protevangelion sive de natalibus Jesu Chrisli et ipsius malris virginie Marier, sernto historiens divi Jacobi minorés , consobrihi et fratris domini Jesu, apostoli primarii et episcopi christianorum primi Hierosohjmis. Il est vray qu’en l'impression qui est au volume susdict intitulé Orthodoxographa , on n'a point faict ce saint Jacques cousin germain et frere, mais seulement frere. Je me suis attaché (di-je) à ce livre, plustost qu’aux autres, a-ün que les lecteurs jugeassent par ceci ce que peut eslre des autres. Car si ils ont osé publier telles choses sous le nom de saint Jacques, que peut-on penser qu’ils auront publié sous le nom de Nicodème, et tant d'autres qui sont contenus au volume susdict? »
DU RAl'PORT DE PILATE A TIBÈRE SUR LA MORT ET LA RÉSURRECTION DE JÉSUS CHRIST.
Avant de rechercher, avec le Nain de Tillemonl, si le rapport de Pilate à Tibère, cité par Justin Martyr et Tcrtullien, était, non celui qui est parvenu jusqu’à nous, mais la pièce officielle