Jérôme. Adv. Pclayiano s, lib. III, cap
ÉVANGILES APÜCH VPIIES JÜDAISANTS *9
Pauli, la Prédication de Paul *. On peut, dans tous les cas, se rendre compte de l’origine de cette légende. Lespremierschrétiensdurenttrouverétrange que Jésus, dans lequel il n’y eut jamais l’ombre môme d’un péché1 2, qui solus omnino nihil deliquit, comme dit Cyprien, se fût soumis au baptême de Jean qui était administré uniquement pour la rémission des péchés. Ils craignirent peut-être que les adversaires du christianisme ne découvrissent là quelque prétexte de mettre en question la complète impeccabilité du Seigneur; peut-être même les Juifs avaient-ils déjà fait usage de cet argument contre un des points essentiels de la foi chrétienne. On crut faire disparaître toutes les difficultés, en racontant que Jésus ne s’était soumis au baptême de la rémission des péchés que par condescendance pour sa mère et qu’ après avoir solennellement déclaré que d’ailleurs il n’en avait pas besoin.
L’Évangile selon les Hébreux n’était pas connu sous ce nom des chrétiens judaïsants qui en fai—
1. Ad accipiendum Joannis baplisma pæne invitum a Matre sua Maria esse compulsum. Cypriani opéra, éd. Rigalt, p. <42.