XI
2. Amen dico vobis nisi quis denuo renatus fuerit ex aqua, non inlroibit in régna cœlonim. Recognita, cap. vi, § 9. Cette traduction suppose ce texte grec : Àjw Xi'» ùjûv, iàv jut n;
énayrrirM ùî*n, où jii) tiaù.bi tic rrr» (taîO.iiaw tüv eùpavàv,
3. Kxi fio i Xptoroc tbrtv • et» fiT ivnfiwïiWrrt, où ji.ii tioiX&ün tic rrr» pauiXtia» ruy oùpi»«», Apolog . I, §61, dans Justin* Martyris opéra, p. 94, A.
ÉVANGILES APOCRYPHES Jl'DAISANTS 77 question désigne le changement qui s’opère dans le néophyte qui, de juif ou païen qu’il était d’abord, devient chrétien par le baptême. C’est ce que nous apprend Justin Martyr. Voulant expliquer aux païens comment on est admis au nombre des chrétiens, il leur dit que quiconque admet la vérité de ce qu’enseignent ceux-ci et prend la résolution de s’y conformer dans sa vie, est conduit, après qu’on a jeûné et prié pour la rémission de ses péchés, au lieu où se trouve l’eau du baptême, que là il est régénéré comme le sont tous les autres chrétiens et qu’il est purifié par l’eau, au nom du Père, créateur et maître de toutes choses, du Sauveur Jésus-Christ et du Saint-Esprit, « car, ajoutet-il, le Christ a dit : Si vous n’êtes régénérés, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » L’auteur des Récognitions inséra dans ce passage les mots vâavi « par l’eau, » ex aquà, comme a traduit Rufin *. Ce terme n’ajoutait rien au sens, ni ne l’altérait en rien, puisque c’était bien par l’eau du baptême que s’accomplissait la régénération, du moins dans l’idée de Justin Martyr, et de ceux qui ont composé ou arrangé les Clémen-