I . Justin Martyr, Opéra, p. 93 et
î J’adopte l’hypothèse qui place la composition des Récognitions avant celle des Homélies. HilgenfelJ, Die clemenlinischen Recognitionen und Homilien , p. <9 et suiv. — Ritschi , Die Enttehung der allen katholitchen Kirche. 1850, p. 453 et suiv.
tines ; mais il le rendait plus clair 1 , et le mettait d’ailleurs en harmonie avec le système de cette secte, système dans lequel l’eau joue un rôle des plus importants *. On pouvait désormais citer cette déclaration du Seigneur, sans avoir besoin, pour en faire comprendre le sens, d’entrer dans les explications que l’absence de ce terme rendait nécessaires et que Justin Martyr n’avait pas manqué d’en donner.
L’auteur des Homélies clémentines crut devoir à son tour ajouter un mot nouveau 3, pour bien marquer que l’eau du baptême par laquelle on était régénéré, était une eau vivifiante, et en même temps il lui sembla utile de joindre à cette indication la formule employée dans la cérémonie du baptême, qui se conférait, comme on sait, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Par ces additions appelées, pour ainsi dire, par la nature même des choses, le passage cité par Justin Martyr prit la forme sous laquelle il se présente dans les Homélies clémentines.
11 est de la plus grande vraisemblance que ce
t. Ce terme « par l’eau » venait ici si naturellement, que le traducteur français de Justin Martyr l'a introduit dans la citation faite par ce Pore, quoiqu’il ne soit pas dans le texte grec. Les Pères de l’Église trad. par de Genoude, t. I, p. 41S.
2. Ulilhorn, Die Homilien unit Recognitionen, p. 214 et 21 5, 251 et 252.