‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 51 sur 222 · Zeitschrift für wissenschaftl. Théologie , 4863, p · texte numérisé non relu

Zeitschrift für wissenschaftl. Théologie , 4863, p

Mi ÉTUDES SUR LES ÉVANGILES

rapporte Clément d’Alexandrie, ou même si, réduite à la première proposition, elle doit être prise dans le sens dans lequel l’entendent, non pas seulement les Homélies clémentines, mais encore tous les anciens écrivains ecclésiastiques qui la citent ', elle est entièrement étrangère à l’ordre d’idées présentées dans cette parabole. Peut-être venaitelle après le passage dans lequel Jésus-Christ annonce qu’il n’est pas venu abolir la Loi ( Matthieu , v, 17-20) et formait-elle comme le principe général d’après lequel il fallait distinguer ce qui avait été ordonné aux anciens et ce qu’il ordonnait luimême ( Matthieu , v, 21-48). Il y aurait ici un ordre logique bien marqué. Mais ce n’est encore là qu’une conjecture en faveur de laquelle on ne peut invoquer aucune donnée historique.

1. C'est par ces paroles, auxquelles il joint un passage de saint Paul qui a le même sens, que Jérôme répond à ceux qui lui reprochaient de lire des livres contenant des hérésies. Sicut illud apostoli librnter audire : omnia probate; quod bonum est lenele (1 Thessalon., v, 21 et 22) et Salvatoris verba dicentis : estote probati nummularii. Jérôme, Opéra, t. IV, col. 220, Epietola ad Millenium et Alexandrum. Cyrille de Jérusalem cite également cette déclaration de Jésus-Christ, en la combinant avec les mêmes paroles de saint Paul. Opéra, éd. d’Oxford, <700, p. 101; Caterhes., vi, § 20. Il parait, au reste, que l'on confondit plus d’une fois les paroles du Seigneur, telles que les cite Clément d'Alexandrie, et le passage de 1 Thessal., v, 21 et 22. C’est ce que semble avoir fait, entre autres, Detiys d'Alexandrie, qui, en citant le précepte : « Soyez des changeurs éprouvés, » le donne comme étant sorti d'une bouche apostolique. Eusèbe, Hi»t. eccles., lib. VII, cap. 7. Voyez d’ailleurs Fabricius, Codex apocryphut Novi Testamenti, pars 1, p. 330, note d.

ÉVANGILES APOCBVPHES JUDAISANTS

Quelques anciens écrivains ecclésiastiques parlent d’un Évangile apocryphe attribué à saint Pierre. Ce qu’ils en disent suffit pour nous permettre d’en saisir la tendance et le caractère , mais non pour nous en faire connaître l’histoire.

Nous savons par Eusèbe 1 et par Théodoret * que des judéo-chrétiens professant le docétisme 3 le tenaient pour un livre sacré. Sérapion, élu évêque d’Antioche en 190, l’ayant trouvé en usage dans l’Église de Rhosse en Gilicie, et ne se doutant pas des erreurs qu’il contenait, avait cru, sans doute sur le titre et sans en prendre connaissance, pouvoir en autoriser la lecture; mais quand il reconnut qu’il fournissait des armes aux Docètes, il le condamna et publia môme un écrit pour en combattre la fausse doctrine*.

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