‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 59 sur 222 · I. Clament d’Alex., Slromat., lib. III. cap · texte numérisé non relu

I. Clament d’Alex., Slromat., lib. III. cap

î. Ibid., cap. 9.

ÉVANGILES APOCKYPHES JUDAISANTS 145 de plus, ajoute-t-il, que le mariage continue l’œuvre de la création. Qu’on cesse donc de regarder comme une prévarication l’union contractée selon le Verbe, à moins qu’on ne juge trop pénible le soin d’élever des enfants, etc. *. »

Encore ici le désir de trouver à ces prétendues déclarations du Seigneur un sens raisonnable, orthodoxe, égare Clément d’Alexandrie; ses adversaires, au contraire, y voient ce qu’il y a réellement, c’èst-à-dire une doctrine ascétique et mystique, et cette doctrine a ses racines, comme la précédente, dans la théosophie de Philon.

« Nourrissez-vous de toute herbe, mais ne vous nourrissez pas de celle qui a de l’amertume, » c’est, sous une autre forme, le commandement donné par Dieu à nos premiers parents : Mangez du fruit de tout arbre du paradis, mais ne mangez pas de l’arbre de la science du bien et du mal*. » Ce commandement ne peut, pas plus que les tuniques de peau, s’entendre à la lettre. Se nourrir de toute herbe, ou manger du fruit de tout arbre du paradis, c’est faire usage de tout ce qui fait vivre l’âme ; c’est pratiquer le bien, ou, comme dit Philon, c’est honorer ses parents, c’est adorer Dieu. L’herbe amère, le fruit de l’arbre de la science du bien et du mal, c’est, au contraire, ce qui donne la mort, non

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