‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 60 sur 222 · Genite, h, i6 et · texte numérisé non relu

Genite, h, i6 et

la mort commune, où tôv xoivôv Ôxvatov, la mort du corps, mais la mort spirituelle, àXXà -ov Î<W, xai xa-r’ ic,v/ry ôàvarov, la mort de l’âme, cette mort qui soumet l’âme au corps et aux affections sensuelles1. Quand l’homme en sera venu à ne se nourrir que de ce qui donne la vie à l’âme, alors il ne mourra plus. Voilà" ce que, dans ce passage, le Seigneur a voulu enseigner à Salomé.

Enfin, dans un troisième passage rapporté également par Clément d’Alexandrie, on lit ces paroles mises dans la bouche de Jésus-Christ : « Je suis venu » pour détruire les œuvres de la femme, de la » femme, c’est-à-dire de la concupiscence dont les » œuvres sont la génération et la mort i. •

11 ne serait pas impossible que la première partie de ce passage, savoir : « Je suis venu détruire les œuvres de la femme, » n’eût été réellement prononcée par Jésus-Christ. Si par la femme on entend Êve, comme le propose Camérarius, ce qui est tout à fait naturel, ces paroles signifieraient que le Seigneur est venu pour faire cesser les désordres moraux qui régnent parmi les hommes depuis le premier péché, commis, selon la tradition mosaïque, à l’instigation d’Ëve. 11 faudrait supposer alors que la seconde partie de ce passage est une explication de ce qui précède, ajoutée soit par celui qui arran-

Page 1