‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 62 sur 222 · I. Romains, vi, 23 ; vil · texte numérisé non relu

I. Romains, vi, 23 ; vil

mes attachés; et le corps, nous l’avons déjà vu, c’est la femme, c’est Ève qui fut donnée pour aide à Adam (l’âme raisonnable), afin qu’il pût être mis en rapport avec le monde sensible 1 . Quand donc Jésus annonce qu’il est venu détruire les œuvres de la femme, qui sont la génération et la mort , il veut dire qu’il est venu ramener l’être humain (l’âme rationnelle, le NoOç) à son premier état, en lui apprenant à rompre les liens qui le rattachent an sensible, à se délivrer de la prison de son corps, à revenir des conditions de l’existence actuelle, qui, par suite de la vie dans une forme matérielle, sont la génération et la mort, à celles de l’existence spirituelle pour laquelle il a été fait et dont il était en possession avant sa chute dans le monde des corps.

Les conceptions contenues dans les trois passages que nous a conservés Clément d’Alexandrie, se lient bien les unes aux autres. Elles se rapportent toutes à une certaine théosophie dont on trouve l’exposition dans les écrits de Philon et qu’à cette époque on chercherait vainement ailleurs. Et non- seulement on retrouve ici le système théosophique du célèbre Juif alexandrin ,

1. Sensus, quæ symbolice mulier est. Philon, Quirstionum et solutionum quæ sunt in Geneti sermo i, § S*. Generatio enim, ut sapientum lert sententia, corruptionis est principium. Ibid.,

Page 1