‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 65 sur 222 · Clément d’Alex., Stromat., lib. Vit, cap · texte numérisé non relu

Clément d’Alex., Stromat., lib. Vit, cap

4. Matth., v, 28, dans Clément d’Alex., Strom., lib. IV, cap. 12; Matth., xix, 11 et 12, dans Strom., lib. III, cap. 1; Matth., vu, 6. dans Épiphane, Hæres., xxiv, § 5.

ÉVANGILES APOCRYPHES JlIDAISANTS saient aussi partie de l’Évangile des Hébreux *.

On pourrait, il est vrai, opposer à cette opinion le fait rapporté par Irénée, que ceux qui distinguaient Jésus du Christ se servaient de préférence de l’Évangile de Marc i. Basilide admettait précisément cette distinction. D’après lui, Jésus n’était devenu le Christ qu’à la suite de son baptême par Jean, ou, pour mieux dire, le Christ s’était uni à lui au moment qu’il reçut le Saint-Esprit après cette cérémonie. Mais Basilide n’était pas le seul à professer cette opinion, et, par conséquent, ce n’est pas nécessairement de luiqu’Irénée apu vouloir parler3.

L’Évangile dont se servaient les Encratites, secte gnostique judaïsante, était-il celui de Tatien? on ne peut guère en douter, puisqu’ils étaient les disciples de cet hérétique 4. Mais qu’était cet Évangile?

Épiphane rapporte que l’Évangile de Tatien était aussi appelé Évangile selon les Hébreux 5. Cet écri-

1. Hilgenfeld, Die devient. Recognitionen und Hamilien, p. m.

î. Ce passago d’Irénée a été cité plus haut, p.96 et 97, à l'occasion de l'Évangile apocryphe de Pierre.

3. D’ailleurs, Irénée ne parait pas avoir été bien informé sur le système do Basilide. « Il ne présente pas, dit Ritter, des détails aussi exacts sur les Basilidiens que sur les Valentiniens, parce qu’il n’avait pas eu directement affaire à ceux-là comme à ceux-ci. » Histoire de la philosophie chrétienne , t. I, p. 110, note 1 .

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