Jérôme, Prolog, in comment, super Matlli
erronée qu’il donnait de certains passages de l’Écriture Sainte, qu’il appuyait scs doctrines hérétiques. Partant d’un précepte de Paul qu’il entendait dans un sens que l’Apôtre n’aurait pas certainement avoué, il avait pour principe de choisir dans les livres saints ce qui lui convenait et de laisser de côté ce qui était contraire ou même peu favorable à ses opinions*. Ce n’est par conséquent que par métaphore qu’on peut parler d’un évangile d’Apelles.
Les Évangiles apocryphes paraissent avoir été bien plus nombreux parmi les gnostiques anlijudaïsajüs de la seconde catégorie que parmi ceux de la première, qui semblent s’en être tenus en général ù notre troisième Évangile canonique, mais mutilé, comme je viens de le dire. C’est principalement des Valentiniens que je veux ici parler.. Néander les range, il est vrai, parmi les judaïsants 5; mais je ne saurais partager cette opinion. Les Valentiniens