‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 71 sur 222 · Épiplianc, Hirres., xuv, § 2 et · texte numérisé non relu

Épiplianc, Hirres., xuv, § 2 et

3. Néander, Altg. Gesch. der christlichen Rclig., t. I, p. 400 et suiv.

ÉVANGILES APOCRYPHES ANTljJUDAISANTS 161

ne repoussaient pas sans doute l’ Ancienne Alliance, comme les Marcionites ; ils ne la tenaient pas pour l’œuvre de l’Esprit du mal, comme les Caïnites; mais parmi eux les uns la rapportaient au Démiurge, esprit inférieur qui, en formant le monde, • n'avait été qu’un instrument aveugle du royaume de Dieu, et n’avait pas su ce qu’il faisait 1 ; et les autres n’en acceptaient les divers livres que sous bénéfice d’inventaire, et les expliquaient d’ailleurs dans un sens qui n’avait pas la moindre analogie avec les croyances de la synagogue ni avec celles de l’Église orthodoxe. Tertullien s’élève avec indignation contre les libertés qu’ils prenaient avec l’Écriture sainte. « L’hérésie, dit-il (c’est des gnostiques antijudaïsants qu’il parle), rejette certains livres de l’Écriture ; et ceux qu’elle reçoit, elle ne les reçoit pas entiers; elle les altère, et par ce qu’elle en retranche et parce qu’elle y ajoute. Ceux qu’elle reçoit entiers, elle les pervertit encore par les interprétations qu’elle imagine; car il est également contraire à la vérité d’altérer le sens ou le texte 2. » Et à Valentin, en particulier , ce grand conteur de fables, comme il l’appelle, il reproche d’admettre certains points de la loi et des prophètes et d’en rejeter d’autres. « Qu’est-ce à dire, ajoute-t-il, il en rejette la

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