Ritter, Hist. de la philos, chrit., t. I, p
i. Tertullien, de Prœicript., J 49.
totalité, en en rejetant quelques points seulement *. » Quelques pages plus haut, il avait fait remarquer que Valentin, bien qu’il parût recevoir l’ Ancien-Testament tout entier, n’était pas, au fond, moins ennemi de la vérité que Marcion, mais qu’il était plus artificieux. « Marcion, le fer à la main, a mis en pièces, dit-il, toutes les Écritures, pour donner du poids à son système; Valentin a eu l’air de les épargner et de chercher moins à les accommoder à ses erreurs qu’à concilier ses erreurs avec elles ; et cependant il a plus retranché, plus interpolé que Marcion, en Otant à tous les mots leur énergie et leur valeur naturelle pour leur donner des sens forcés 2. »
C’est d’ailleurs de l’apôtre saint Paul que les Valentiniens se réclamaient; cela seul suffirait pour prouver qu’ils n’étaient pas dans le camp des judaïsants. S’il faut les en croire, leur maître avait recueilli les enseignements de Théodas, disciple de l’apôtre des Gentils 3. Ce sont scs principes qu’ils faisaient profession de suivre; mais ils les poussaient bien au delà des limites dans lesquelles saint Paul les avait contenus.
S’ils donnèrent tous une couleur gnostique au paulinisme, ils ne l’exagérèrent cependant pas tous