‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 73 sur 222 · Terlullien, ibid · texte numérisé non relu

Terlullien, ibid

ÉVANGILES APOCRYPHES ANTIJUDAISANTS 163 au même degré. Ptolémée qui fut, parmi les Valentiniens, celui qui sacrifia le moins l’élément moral à l’élément tliéosophique, ne dépassa guère l’opinion de saint Paul sur l’Ancienne Alliance que par la forme sous laquelle il la présenta, forme qu’il emprunta naturellement au langage et aux conceptions ordinaires de la gnose. Il n’attribuait pas, il est vrai, l’Ancien -Testament au Dieu suprême; la législation mosaïque n’était pour lui que l’œuvre d’un être intermédiaire, et la raison qu’il en donnait, c’est qu’elle présente, d’un côté, trop de défectuosités pour être rapportée directement à Dieu, et, d’un autre côté, trop de choses excellentes pour venir d’un esprit impur. et mauvais '. Mai, à l’exemple de l’apôtre des Gentils, il voyait dans toutes les cérémonies mosaïques des symboles de la vérité spirituelle, et, comme lui encore, il pensait que le symbole n’était plus nécessaire du moment que l’idée qu’il représente obscurément est clairement révélée, et que la pratique des prescriptions symboliques est par cela même supprimée, quoique le sens spirituel qu’elles recouvrent en soit toujours maintenu 1 2. L’Ancienne Alliance reste donc ici, comme au point de vue de saint Paul, une

1. Il y a probablement dans ce dernier trait quelque intention polémique contre des gnostiques tels que les Caïnites.

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