‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 74 sur 222 · Riller, llist, de la philos, chrèt., t. I, p. 248 et · texte numérisé non relu

Riller, llist, de la philos, chrèt., t. I, p. 248 et

préparation de la Nouvelle *, mais rien de plus.

Les Valentiniens avaient une foule d’écrits apocryphes; « le nombre en était infini, * dit Irénée *. Nous n’en connaissons que quelques-uns, et encore est-il difficile, en l’absence de documents précis, de savoir à quelle branche des Valentiniens chacun d’eux appartenait.

Irénée attribue à cette école, sans autre détermination, un Évangile de la Vérité, Evangelium veritatis. « Cet écrit, dit-il, ne s’accordait en rien avec nos quatre Évangiles canoniques 3. » Ne serait-ce pas ce même Évangile que les Valentiniens, au rapport de Tertullien, possédaient, en outre des nôtres, suurn prœter hœcnostra ‘? C’est probable; on ne peut cependant rien affirmer d’un livre dont il ne nous est pas parvenu le moindre fragment, et dont nous ne connaissons que le titre.

Tous les autres paraissent avoir appartenu, soit aux Marcosiens, soit aux Ophites Séthiens. Les écrits apocryphes abondaient dans ces deux écoles. Marc, entre autres, se vantait de posséder en propre une révélation qu’il mettait au-dessus de toutes les autres. L’Évangile d’Éve n’aurait-il pas contenu

Page 1