Étang, de la 'Nativité, chap
2. Ésaie, xi, 4 . C’est ainsi qu’est cité dans cet apocryphe ie passage d'Ésaïe.
vité, les baguettes sont déposées sur l’autel ; celle de Joseph fleurit et aussitôt l’Esprit du Seigneur, sous la forme d’une colombe, vient, du ciel se poser sur elle*. La prophétie d’Esaïe n’est donc plus appliquée ici au Messie , elle se rapporte au bâton de Joseph. C’est une idée burlesque, mais on comprend comment elle est née.
Le reste de cet Évangile est à peu près conforme au Protévangile. Ce qui concerne la conception miraculeuse de Marie y est cependant un peu plus développé. Marie y a une longue conversation avec l’ange qui lui explique que vierge elle enfantera et que vierge elle nourrira \
Contrairement au Protévangile, mais conformément à Matthieu et à Luc, c’est, non dans une caverne, mais à Bethléhem qu'elle met au monde l’enfant divin.
Il n’est pas sans utilité de faire remarquer que, dans cet Évangile, il n’est pas une seule fois question d’Élisabeth et de Zacharie.
1. Il y a ici une imitation évidente des Nombres, xvn, 8. La verge d’Aaron fleurit au milieu des verges des autres chefs de famille, qui n'éprouvent pas le même changement, et ce prodige fait connaître que Dieu a choisi Aaron pour exercer le sacerdoce.