EXPORTATIO!«. IMPORTATION. EXCÉDANT DE L'EXPORTATION
roubles argent.
roubles argent.
roubles argeut
Il résulte de ce tableau que l'exportation a diminué de moitié , tandis que importation a augmenté dans la proportion de 10 à 37, et que l'excédant de l'exportation s*est réduit de près des deux tiers.
Ce résultat provient des causes déjà signalées, qui ont
considérablement diminué, en Angleterre, en Hollande et en Amérique, la demande de nos toiles à voiles, de nos toiles flamandes et de nos coutils ; tandis qu'en Russie la consommation des toiles fines et du linge de table, ayant augmenté dans de fortes proportions , a- provoqué une importation beaucoup plus grande de ces articles, bien que la fabrication s*en soit améliorée, depuis quelque temps, dans le pays d'une manière assez sensible.
Si aux tissus de lin et de chanvre on ajoute l'exportation des câbles et cordages, on obtient, pour l'ensemble des produits de lin et de chanvre, les résultats suivants :
Moyenne triennale de Vexportation totale.
VALEUR
en roubles argent.
En 1824-1826 3,374,000
En 1848-1850 2,715,400
En 1848-1850, mmns 658,600
ou 19 î pour 100
Cette branche importante de notre commerce ne peut se relever que par le perfectionnement de nos procédés de fabrication , et cela dépend entièrement de la direction que donneront à cette industrie nos fabricants et toutes les classes d'ouvriers qui y sont intéressées. Il ne s'agit que d'y introduire les améliorations dont elle est susceptible. Cette industrie a encore chez nous tous les éléments de la force vitale qui doit assurer son avenir, malgré la concurrence du coton qui l'a momentanément paralysée , sous un double rapport , d'abord en remplaçant dans plusieurs usages les tissus de lin , et ensuite en détournant les capitaux et les forces productives intellectuelles au profit de l'industrie cotonnière. Ces désavantages ont été communs à notre industrie linière et à celle de tous les pays, qui a redoublé d'efforts pour les combattre, et
dans plusieurs contrées, nommément en Angleterre et en Belgique , elle y a réussi au moins jusqu'à un certain point. Nous avons, sous ce rapport, d'immenses avantages sur la plupart des autres pays , grâce à la matière première que notre sol donne en abondance , et que nous pouvons produire à meilleur marché que tout autre État, vu la modicité de la valeur et de la rente de la terre. Nos fileuses et nos tisserands sont en même temps cultivateurs; chacun d'eux a une portion plus ou moins grande de terre à cultiver, qui le met à l'abri du prolétariat, et l'industrie étant pour lui une ressource subsidiaire et non l'unique moyen de subsistance , comme cela existe dans beaucoup d'autres pays, il peut se contenter d'un très-modique salaire, d'autant plus que les articles alimentaires de première nécessité sont à bas prix. Toutes ces circonstances réunies doivent nécessairement exercer une influence favorable sur les frais de fabrication (1). Il ne s'agit donc que d'en perfectionner les procédés, pour pouvoir soutenir avec avantage la concurrence, nonseulement dans le pays, mais même sur les marchés étrangers. Cette supériorité de nos forces productives existe dans la nature même des choses ; il ne s'agit que de savoir en profiter. Maintenant que l'industrie cotonnière est, en quelque sorte, arrivée à son point culminant, et qu'elle a déjà absorbé tout ce qu'elle pouvait absorber en fait de capitaux et de forces productives intellectuelles , une bonne impulsion donnée à notre industrie linière par quelques hommes actifs et entrepre-
(1) Les exemples que nous aTons cités, relatiTemcnt aux frais du tissage, sem-' bleraicnt prouver le contraire, mais nous en avons expliqué la cause. I^ prix du tissage n'est ordinairement élevé que pour les tissus Ans ou damassés, pour lesquels nous manquons encore d'ouvriers aptes à ce genre de travail, et c'est co manque de concurrence qui fait monter le prix de la main-d'œuvre.
nants ne pourrait pas manquer de porter bientôt ses fruits.
En signalant les principales défectuosités dans les différentes branches de la fabrication de nos tissus de lin, tant sous le rapport de la préparation de la matière première qu'en ce qui concerne le peignage, le filage, le tissage, l'apprêt et le blanchiment, nous avons en même temps indiqué les moyens d'y remédier , en nous appuyant sur l'opinion de plusieurs hommes éclairés qui se sont occupés de cette importante matière , et , nous ne saurions trop le répéter , parmi les améliorations les plus désirables, celle de l'introduction du filage à la mécanique en est une des plus importantes; car toutes les autres viendront s'y rattacher. Outre qu'il donnera à nos tissus un plus haut degré de perfection et fournira les moyens de les fabriquer à meilleur marché, le filage à la mécanique aura l'avantage, comme nous l'avons déjà fait observer plus d'une fois, de donner aussi une meilleure direction à la préparation et à l'assortiment de nos lins , au filage à la main , et en général à toute cette branche d'industrie. Il est non moins essentiel d'introduire de meilleures méthodes pour l'apprêt et le blanchiment , car c'est le côté le plus faible de notre industrie linière. Les marchands^ de Wéliko-Sélo prétendent qu'on pourrait fabriquer en Russie toute espèce de toiles à moitié prix de ce qu'elles coûtent à l'étranger, mais qu'elles perdent toujours dans la comparaison par la défectuosité de l'apprêt et du blanchiment.
Toutes ces améliorations ne peuvent s'effectuer que lentement, car à côté de l'activité et de l'intelligence des classes industrielles, elles exigent aussi des capitaux considérables; mais enfin il faut commencer et persévérer.
Si nous ne parvenons pas à reconquérir, sur les marchés étrangers, le commerce de certains tissus dont
aSO INDUSTRIE.
auparavant on avait l'habitude de s'approvisionner en Russie , nous pouvons les remplacer par d'autres articles que notre industrie liniëre peut fournir à très-bas prix. Ainsi f par exemple » il y a certains coutils et autres tissus de lin mêlés de coton qui se placent très-avantageusement. Plusieurs de nos fabricants en ont effectivement profité, comme nous Tavons déjà fait observer, et ils y ont trouvé le moyen de soutenir leurs établissements dont l'existence était menacée par les crises survenues dans le commerce des toiles; mais un des reproches qu'on est le plus fondé à faire à la plupart de nos industriels, c'est qu'en général ils ne suivent pas avec assez d'attention les revirements qui s'opèrent successivement dans rindustrie et le commerce des autres pays, par suite des changements survenus dans les usages et dans les besoins de la consommation. C'est en nous y conformant davantage que nous pouvons regagner le terrain que nous avons perdu , dans nos rapports commerciaux avec les pays étrangers.
L'industrie linière des États de l'association douanière allemande, malgré les crises nombreuses qu'elle a eues à subii* depuis une vingtaine d'années., exporte cependant encore une grande quantité de ses produits, qui repré- * sente une valeur d'environ 11 à 12 millions de roubles argent. Or, il n'y a rien qui nous empêche, avec la supériorité de nos forces productives naturelles, d'arriver à des résultats encore plus satisfaisants , non pas de plein saut, mais avec le temps, à force d'application et deper* sévérance.
Que faut-il, en effet, pour atteindre à ce but? Améliorer la préparation, l'assortiment et le peignage du lin, introduire le filage à la mécanique, employer de meilleurs métiers h tisser, fonder des écoles de filage à la main et de bons établissements pour l'apprêt et le blanchiment des
toiles. Or, tout cela est dans Tordre des choses, sinon faciles, au moins possibles.
Les améliorations dont cette industrie est susceptible pourraient en peu de temps augmenter au moins de 50 pour 100 la valeur de ses produits, ce qui ajouterait plus de 30 millions de roubles argent (120 millions de francs) à la richesse nationale.
Finalement, nous devons encore reproduire ici l'observation que nous avons eu déjà l'occasion de faire dans te chapitre sur la culture du lin, pages 28, 33 et 34 de ce volume, et qui se rapporte en même temps à toute l'organisation économique de cette branche d'industrie, à commencer par la première préparation de la matière brute. Pour que toutes les préparations, auxquelles le lin est assujetti avant que le tissu soit livré au commerce, puissent se faire d'une manière rationnelle, il faudrait que le cultivateur le vendît dans son état brut à l'industriel qui s'occuperait du rouissage, du tissage et du peignage, et chez lequel le filaleur viendrait acheter le lin peigné pour le filer à la main ou à la mécanique. Le fil de lin passerait ensuite entre les mains du fabricant de toiles qui le distribuerait aux tisserands dans les villages, et ces derniers lui remettraient les toiles écrues pour les blanchir et les apprêter dans son établissement. C'est cette organisation de l'industrie linière qui est la principale cause de ses immenses progrès en Irlande ; elle amènerait les mêmes résultats partout, car elle repose sur une sage division du travail, sans laquelle il n'y a de perfectionnement possible dans aucune branche d'industrie.
Industrie de la laine.
Envisagée au point de vue de son utilité, l'industrie de la laine prend le premier rang à côté de l'industrie linière.
Elle est encore susceptible d'un grand développement; elle met aussi en œuvre la matière première que produit le pays ; elle se rattache également aux progrès de notre agriculture. Notre pays, plus que tout autre, a besoin de vêtements chauds, et l'industrie des laines en acquiert d'autant plus d'importance.
Comme notre statistique manufacturière est encore trèsincomplète, ce n'est que d'une manière approximative que nous pouvons essayer d'évaluer les produits de cette industrie.
Dans le I" volume de ce travail, nous avons évalué à 50 millions de têtes le nombre total des brebis dans la Russie d'Europe (la Finlande et le royaume de Pologne compris), et malgré la grande mortalité survenue en 1849 dans les troupeaux de mérinos, qui doit d'ailleurs être en grande partie compensée par la reproduction pendant les trois années suivantes {voir ce que nous avons dit à ce sujet page 486 du I" volume), nous croyons devoir maintenir ce chiffre. Or, 50 millions de brebis, en comptant 2 I livres de Russie de laine lavée par tête (voir nos calculs, page 487 du I" volume), donnent 137,800,000 livres ou 3,437,800 pouds. En décomptant l'excédant de l'exportation (déduction faite de l'importation), qui donne, pour moyenne de la période triennale de 1848*1880, 468,100 pouds, et avec l'exportation du royaume de Pologne environ 860,000 pouds, il reste pour la consommation intérieure 2,880,000 pouds. M. Hagemeister évalue la matière brute employée dans les manufactures de draps du pays, sans compter les draps ordinaires des paysans, à 300,000 pouds de laine ordinaire et 300,000 pouds de laine de mérinos, qui donnent, d'après son calcul, 4 7 millions d'archincs de draps de soldats, dont environ 120,000 a 130,000 archines de draps pour la garde impériale, et 9 millions d'archines de draps fins et de moyenne qua-
lité (1) ; mais comme ces données datent de Tannée 1843, et que depuis cette époque notre draperie a pris plus d'extension, nous croyons pouvoir porter, sans risque de nous tromper en plus, à 700,000 pouds la quantité de laine employée dans la draperie indigène, et évaluer, comme minimurïiy le produit de la fabrication à 5 millionad'archines de draps de soldats (2) et à 10 millions d'archines de draps fins et de moyenne qualité. Il resterait, d'après ce calcul, pour les draps de paysans et autres tissus, 2,180,000 pouds. En déduisant de cette quantité 15 à 16 pour 100 pour le déchet et pour la laine employée à la confection des matelas et à d'autres usages, on peut admettre en compte rond 1,800,000 pouds pour la fabrication des tissus grossiers de cette espèce qu'on peut évaluer en moyenne à 7 roubles le poud.
Les draps de soldats se vendent au prix de 60 à 133 kopecks, selon leur couleur et leur qualité, et pour la garde impériale 100 à 140 kopecks l'archine. On peut adopter, pour prix moyen, pour la quantité totale de ces espèces de draps ordinaires, 90 kopecks l'archine (3).
Les draps fabriqués avec de la laine de mérinos se vendent à des prix différents de 1 rouble 50 kopecks à 6 roubles, ce qui donnerait pour moyenne 3 roubles 75 kopecks ;
(1) Voir Taperçu des principales branchcç d'industrie en Ru^ie» publié à Saint-Pétersbourg en 1845.
(2) Dans ce chiffre nous comprenons , non-seulement les draps destinés aux besoins de Farmée, mais aussi les draps ordinaires de la même qualité livrés au commerce. '
(3) Pendant les années 1848, 1849 et 1860, on payait pour les draps fournis k l'armée les prix suivants : le drap vert foncé 76 à 88 Itopecks l'archine, noir 69 à 8â, gris CO à 74, blanc 100 à UO, gris bleuâtre 111 à 136; ce qui donne pour moyenne 90 kopeclts, que nous avons adoptée pour le total de la fabrication , en considérant que les prix plus élevés des draps de la garde se compensent dans la masse par les bas prix des draps gris et vert qui prédominent dans les fournitures pour l'armée de ligne.
M. îi3
35i INDUSTOUi.
mais comme ce sont les qualités inférieures et moyennes de 1 ^ à 2 ^ roubles Tarchine qui font la grande masse de la consommation , nous prenons pour moyenne 2 roubles (1).
En adoptant ces prix estimatifs on peut évaluer le produit de la draperie indigène de la manière suivante :
rotihtrs.
5 millions d'arcliinos de draps do soldats à 90 kopecks. 4,500,000
i ,800,000 pouds de draps do paysans à 7 roubles. . 42,600,000 . 10 millions d*archines de draps fins et do qualité
moyenne à 2 roubles . 20,000,000 (2)
Total. . . . 37,100,000
Les tapis, couvertures, châles et autres articles de ce genre fabriqués dans le pays peuvent être évalués apl)roximativement à 2 millions de roubles.
On importe, en outre, de l'étranger environ 43,500 pouds de laine peignée et lîlée (3) pour la fabriccation des camelots, mérinos, mousselines de laine et autres articles de ce genre, représentant une valeur de 1,675,000 roubles, et si Ton y ajoute environ 6,000 pouds de laine peignée et filée en Russie à la mécanique, on peut porter le totcil de celte fabrication à 50,000 pouds, représentant, au
(1) M. Uagcmcistcr dit, dans un article sur la draperie publié en 1845, qu'on ne peut admettre pour moyenne de la valeur des draps russeft que le prix de 5 roubles assignat, ou 1 rouble 43 kopecks argent; mais depuis cette époque, notre fabrication de draps fins a fait beaucoup de progrès. Il parait d'ailleurs que dans l'évaluation de M. Hagemelster les draps de soldats sont compris, tandis que iions les comptons îi part. Or, en combinant les deux prix que nous avens adoptés, 00 kopecks et 2 roubles, on obtient pour moyenne 1 rouble 45 kopeeks, on 2 kopecks de plus que la moyenne adoptée en 1845.
(2) Dans cette évaluation, nous comprenons aussi la valeur des demi-draps casimlrs, draps-de-damcs et autres tissus de ce genre.
(3) La moyenne do l'importation, pendant la période triennale de 1848-1850 était de 43,454 pouds représentant, d'après les estimations ofllcielles, ],n73|767 roubles.
INDUSTRIE. a55
prix moyen de 100 roubles le poud, 5 millions de roubles, ce qui donne pour total des produits de notre industrie des laines, en somme ronde, 44 millions de roubles argent, à laquelle il faut encore ajouter la fabrication des draps et autres tissus dans le royaume de Pologne, qui |)eut être évaluée approximativement à 2 millions de roubles comme minimum (1), ce qui donne pour total 46 millions de roubles =184 millions de francs.
En déduisant de cette somme la valeur de la matière brute qui est déjà entrée dans nos évaluations des produits de notre agriculture, savoir :
roubles argent.
Pour la laine ordinaire employée dans la fabrication de 4,800,000 pouds de draps grossiers pour les paysans, à3 ^ roubleslepoud. ^ . » . . . 6,300,000
Pour 350,000 pouds employés à la fabrication des draps de soldats et autres tissus ordinaires à 6 roubles 2,100,000
Pour 350,000 pouds de laine de mérinos à 4 8 roubles. 6,300,000
Pour 43,500 pouds de laine peignée , filée, importée deTétranger 1,675,000
Pour environ 10,000 pouds de laine peignée filée dans le pays, tant à la main qu'à la mécanique, à 10 roubles le poud 100,000
Ensemble. ...» 16,475^000
Il reste, pour les frais de fabrication, environ 29 7 millions de roubles argent, que cette industrie ajoute à la ri-
(1) Dans la statistique of&cielle pour Tannée 1849, la valeur de la fabrication des tissus de laine, pour le royaume de Pologne, n'est portée qu'à 1,800,000 roubles, mais les évaluations de ce genre sont presque toujours au-dessous de la réalité.
Dans le chiffre de 2 millions de roubles, que nous avons adopté en bloc, nous n'avons pas compté les draps de paysans, qui sont déjà compris dans l'évaluaUgn des tissus grossiers de cette espèce, calculée sur le total du nombre de brebis dur toutes les possessions de la Russie en Europe.
clicssc nationale, après avoir rendu près de 15 millions à notre agriculture pour les laines du crû du pays.
En France, les produits de l'industrie de la laine ont été évalués, en 1834, par M. Cunin-Gridaine, un des principaux fabricants de draps à Sedan, plus tard ministre de TAgriculture et du Commerce, à 400 millions de francs, et si ce calcul est exact, le produit actuel de celte branche d'industrie doit être au moins de 500 millions de francs, car la valeur des laines en masse importées en France s'est élevée, depuis cette époque, de 17,915,000 francs (valeur des quantités importées et mises en consommation en 1834) à 46,971,000 francs (chiffre de 1850); de sorte ((ue la valeur des produits de cette industrie en France serait à celle de la Russie comme 272 est à 100.
En Autriche, d'après les données officielles, tous les produits de l'industrie de la laine représentent une valeur de 88,500,000 florins = 55,755,000 roubles argent, ou 31 pour 100 de plus que la valeur des tissus de laine fabriqués en Russie.
Quant à la consommation relative des laines en Russie, nous l'avons évaluée, dans le I" volume, page 487, à 1,93 livre de Russie par tôte. Dans les États de l'Association douanière allemande, cette consommation est, suivant notre calcul, qu'on trouve à la même page, établi d'après le jiombrc de brebis et les quantités des laines importées et exportées, de 2,25 livres et en Autriche de 2,4 livres par t(Me.
En France on comptait, en 1840, d'après la statistique agricole oflicielle, 32,151,430 bétes à laine. On peut admettre que le nombre de ces animaux domestiques a augmenté, depuis cette époque, de 10 pour 100 ou de 3.215,000 tètes, ce qui porterait le nombre actuel a environ 35,366,000 UMes et, donnerait
J ivres de Russie.
A 2 1 livres do Russie par tête 97,256,000
L'importation des laines de 4848-4850 s'élevait en çioyenne à i 4 millions de kilogrammes. . . . z= 34,230,000
Ce qui, ensemble, donne. . . . 434,486,000
En déduisant l'excédant de l'exportation des tissus
de laine, 2,472,000 kilogrammes = 6,044,000
Il reste pour la consommation intérieure. . . . 425,442,000
Ce qui donne , pour la population de 35 7 millions, 3,S3 livres par habitant.
En Angleterre on compte 44 millions de brebis, qui donnent 180 millions de livres anglaises de laine = 199,620,000 livres de Russie (1).
L'excédant de l'importation des laines, pendant les années 1847-1849, était en moyenne de 61,883,000 livres anglaises ou 68,628,000 livres de Russie.
livres de Russie.
Ce qui donne en tout 268,248,000
Dont il faut déduire : l'exportation des tissus de laine pendant la même période triennale représentant, année moyenne, une valeur de 6,657,530 livres sterling, ou de de 42,944 ,000 roubles argent, laquelle valeur réduite en poids, en comptant à 60 roubles le poud (2), donne. . 28,627,000
Reste pour la consommation intérieure. . 239,624 ,000
Ce qui donne, pour une population de 26 { millions, 9 livres de Russie par habitant.
(1) En Angleterre, les brebis à courte laine donnent de 2 1 à 6 livres anglaises, et les brebis à longue laine 5 à 9 livres. Le chilTre de la production des laines est tiré du journal intitulé Economiste le plus important dans ces matières ( rotr le no 378 de Tannée 1860 de ce journal, ainsi que la brochure de M. Patow «I^i'c Wollproduction des deuischen Zollvercins » pul>liée à Berlin eu 1851).
(2) C'est le taux auquel on évalue en bloc les tissus de laine exportes du Zollverein (200 ccus par quintal).
3o8 INDUSTRIE.
En répartissanl la valeur des produits de l'induslric de la laine, consommés en Russie et dans d'autres pays, sur le total de la population, on obtient les résultats suivants :
roubles argon L
Nous avons évalué les produits de l'industrio dos laines dans touto la Russie, avec le royaume de Pologne, à 46,000,000
A cette somme il faut ajouter la valeur des draps et autres tissus de laine importés de Tétrangor qui s'élève, d'après la moyenne triennale de 4 848-4 850, à 2,093,000
Ce qui, ensemble, fait. . . . 48,093,000
En déduisant la valeur des draps et dos tissus de laine exportés , montant en moyenne, pendant la môme période, à 2,746,000
Il reste pour la consommation intérieure 45,347,000
Ce qui donne , pour une population de 65 { millions, 69 kopecks par habitant.
Dans les États de TÂssociation douanière allemande, on compte, d'après MM. Patone et Dieterici, 22,160,000 brebis.
poudfl.
Ce qui donne , à 3 livres par tète 1 ,662,000
L'excédant de l'importation était, en moyenne, pendant les années 1847-1849, de 12,550 quintaux, ou 38,372
Ensemble. . . . 1,700,372
Comme on élève en Allemagne, comparativement, beaucoup plus de mérinos qu'en Russie, et qu'on y fabrique en général beaucoup plus de tissus fins et de qualité moyenne, nous ne croyons pas pouvoir évaluer, en moyenne, le produit en tissus d'un poud de laine à moins de 30 roubles.
rouilles argent.
Ce qui donne pour 4,700,372 pouds. . ... . 5t ,014, 400
L'excédant de l'importation de laine peignée filée était en moyenne , pendant la môme période triennale, de 25,792 quintaux, ou 78,859 pouds, représentant en tissus, à 100 roubles le poud. . 7,885,900 ■
58,897,000 De cette somme il faut déduire la valeur de l'excédant de l'exportation des tissus de laine qui s'élevait en moyenne, pendant les années 1 847-1 849, à 1 1 ,672,000
Il reste pour la consoipmation intérieure une valeur de 47,225,000
G(î qui donne, pour une population de 29,600,000 âmes, 1 rouble 60 kopecks par habitant.
roiihlos argent.
En Autriche , d'après les données statistiques officielles , la fabrication des tissus de laine de toute espèce est évaluée à 88,500,000 florins monnaie de convention ==65,755,000
En déduisant l'excédant de l'exportation des tissus de laine représentant en moyenne , pendant les ' années 1845-1847 (1), une valeur de 4,893^000 .
Il reste pour la consommation intérieure 50,862,000
Ce qui donne, pour une population de 36 7 millions (2), 1 rouble 3& kopecks par habitant.
En France, les produits de Findustrie de la laine ont été évalués , page 388 , à 500 millions de francs = 125 millions de roubles argent. En déduisant de cette somme la valeur des tissus de laine exportés montant en moyenne , pendant
(1) Les événements politiques des années 1848 et 1849 ayant amené une grande perturbation dans le commerce extérieur de rAutriclie, nous avons dû prendre pour hase de notre calcul la période triennale qui les a précédés.
(2) Dans le I^* volume, nous avons porté la population de TAutriche, sur la foi des tableaux statistiques ofliclels, à 38 millions ; mais d'après les données rectificatives qui viennent d'ctrc publiées, la population effective n'est que de 3C i millions.
les années 1848-18B0, à 122 millions de francs ou 30 7 millions de roubles , il reste, pour la consommation intérieure, 94 7 millions de roubles, ce qui donne, pour une population de 35 7 millions, 2 roubles 66 kopecks par tête.
En Angleterre, la consommation des laines s'élève, d'après nos évaluations , à 268,248,000 livres de Russie ou 6,706,200 pouds.
En comptant les produits en tissus d'un poud de laine à 30 roubles, on obtient une somme de 207,186,000 roubles. Si Ton en déduit l'excédant de l'exportation des tissus de laine, pendant la môme période triennale, qui représentait en moyenne une valeur de 42,941,000 roubles, il reste, pour la consommation intérieure, une valeur de 164,245,000 roubles argent, laquelle somme, répartie sur une population de 26 7 millions, donne 6 roubles 20 kopecks par tête.
Voici , d'après toutes ces évaluations approximatives , l'état comparatif de l'emploi des laines et de la valeur des tissus de laine consommés en Russie et dans les autres pays :
CONSOMMATION (les laines par haintaiit. livres de Hassie.
En Angleterre 9,
En France 3,53
En Autriche 2,40
Dans les États de TAssociation douanière allemande : . . . 2,25
En Russie 1,93