III II
Reste 28,400,000
En ajoutant à cette somme 450 pour 400 ou . . . ^(2,600,000 On obtient, pour la valeur de tous les objets fabriqués en cuir 74,000,000
Les maroquins , les peaux de bouc , de mouton et autres , chamoisées , mégissées et maroquinées , doivent donner en poids, d'après un calcul approximatif, au moins 150,000 pouds ou 6 millions de livres, ce qui ne fait qu'un peu plus de 5 pour 100 du poids total des cuirs préparés, que nous avons porté à 114,380,000 livres.
En France, d'après une évaluation en bloc, les peaux de ces espèces figurent pour plus d'un quart dans le total de la fabrication (1) ; mais aussi l'emploi en est-il beaucoup plus étendu dans l'industrie française.
En ne comptant toutes ces différentes peaux qu'à 75 kopecks la livre, leur valeur s'élèverait à 4,500,000 rou-
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(1) Voir V Encyclopédie du commerçant, article Cuuis.
bles j somme à laquelle leur transformation en objets de toute espèce doit ajouter au moins 100 pour 100, ce qui donne 9 millions de roubles dont il faut retrancher un tiers pour la matière première, savoir pour les peaux brutes, de sorte qu'il resterait 6 millions pour les salaires des ouvriers, les autres frais et les bénéfices des fabricants,^
La préparation des peaux de mouton à poil pour vête^ ments joue aussi un rôle important en Hussie. M-^'Kiber évalue à 20 millions le nombre d'individus qui portent, en Russie des peaux de mouton pour vêtements, de sorbe qu'en ne comptant qu'une peau par an pour un individu ^ il faudrait 20 millions de peaux ; mais ce chiffre nous sem»ble exagéré , car il y a beaucoup de provinces où les paysans ne portent que des espèces de soutanes en grosse serge (siermiaha) ou en feutre, qui se fabriquent dans les villages. Pour réduire nos évaluations au taux le plus modéré, nous admettons que les 50 millions de moutons qu'on élève en Russie ne fournissent que 10 millions de peaux à poil pour vêtement. Ces peaux, déjà préparées, se vendent en moyenne à 1 ^ rouble la pièce, œ qui ferait 15 millions de roubles, et comme, pour cet article, la préparation de la peau n'ajoute pas beaucoup à la valeur de la matière brute , nous retranchons pour cettç dernière 70 pour 100 ou 1 ^ millions , de sort^ qu'il ne reste que 4 ^ millions pour les frais de fabrication et les bénéfices de cette branche d'industrie.
Récapitulation de toutes les données ci- dessus :
roubles argeot.
Valeur de tous les objets fabriqués en cuir .... 74 ,000,000 Valeur de l'exportation des cuirs préparés .... 1,200,000 Valeur des articles fabriqués en maroquin et en peaux
mégissées, chamoisées et maroquinées 9,000,000
• Peaux de mouton en poil pour vêtements 15,000,000
Total à reporter. , 96,200,000
roubles argent
Report du total 96,2o6,bo0
Dont il faut déduire pour les matières brutes t 4* Surlegcuirfl . , * • . . 47,760,000 roubles. ^<> Sur les peaux chamoisées, mégissées, maroquinées, etc. . . 3,000,000 »
3» Sur les peaux de mouton à poil. 4 0,500,000 »
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Ensemble. 31,260,000
Reste une somme de 64,940,000
= 259,760,000 fr,
que tputes les branches d'industrie qui travaillent le cuir ajoutent annuellement à la richesse nationale , ce qui en indique assez toute rioiporlance; et il suffirait de quelques perfectionnements dans les procédés de I4 fabrication des cuirs pour en augmenter la valeur de 20 a 30 pour 100 et au delà.
En France, le poids des peaux de toute espèce préparées dans le -pays était évalué, en 1836, à 45,285,000 kilogrammes = 110,722,000 livres de Hussie (les peaux chamoisées, mégissées et maroquinées y comprises), et le pro4uit total de la fabrication des objets en cuir s'élevait , d'après J\J, Schnitzler (1), à 310 millions de francs := 77,500,000 roubles argent; mais, vu les progrès de cette industrie , on peut jouter à ces chiffres 10 pour 100 , ce qui porterait la quantité des cuirs et des peaux préparés à 121,794,000 livres de Russie, et la valeur de tous les objets fabriqués en cuir à 85,250,000 roubles.
En Angleterre, Mac Culloch (2) estimait le poids des cuirs préparés à 60 millions de livres anglaises, représentant à 1 ^ schelling la livre (4,500,000 Uvres sterling), et la valeur totale de la fabrication des objets en cuira 13,500,000 livres sterling; mais, comme cette estimation
(1) statistique générale de la France. T. Hl, page 284.
(2) DicHonary of commerce^ édition de 1850, article Leather,
se rapporte à l'année 1841, on peut y ajouter 10 pour 100 pour les progrès de cette industrie , pendant les onze dernières années, ce qui donne 66 millions de livres anglaises = 72,600,000 livres de Russie , représentant , d'après le même taux d'évaluation , 4,950,000 livres sterling = 31,927,000 roubles argent, et pour la valeur totale des objets confectionnés en cuir, 14,850,000 livres sterling = 95,782,000 roubles argent.
En Autriche, la fabrication des cuirs donnait, d'après la statistique officielle de 1841, publiée en 1845, — 419,400 quintaux de Vienne = 57,416,000 livres de Russie, représentant une valeur de 50,566,000 florins, ce qui donne, pour moyenne du prix, 120 florins le quintal ou 24 roubles le poud.
Bien que M. Czoernig, auteur de la statistique officielle, ait compris dans son évaluation les peaux chamoisées, mégissées et maroquinées , qui ne figurent d'ailleurs que pour une faible part dans le total de la fabrication évaluée au poids, le prix moyen de 120 florins par quintal nous paraît trop élevé. Dans les estimations officielles qui ont été adoptées pour base de la tarification , dans la confection du nouveau tarif publié en 1852, on a adopté pour base les prix courants ci-après, par quintal de Vienne :