‹ Études sur les formules d'interpolationChapitre 17 sur 23 · OOU I · texte numérisé non relu

OOU I

Coefficients.

Co=a

4ou 5. .

I ou 2. . . Ci = — I

20U 3. . . Cj = -f-o,5

Co = — 1,1748

3ou4... C3 = — 0,25

Cl = -f-0,4l42I

Cj = — , 1 5 1 39 Co = -+-0,83443

Cl =—0,22777

C2 = -ho,o6653 Co = — 0,64758

7 ou 8... C7 = — 0,01 562

5 5ou 6. .

±0,70711 eto

±0,84090 eto

=t 0,89945 ±0,55589 eto

±0,91681 ±0,67411 eto

±0,91975 ±0,66389 — OîM4i4

±0,92388 ±0,70711 ±0,38268 eto

et o

Pour mieux faire saisir l'esprit de la méthode, transcrivons ici les formules finales pour /i = 3.

— i,i748Ao= / fdx— j fdx-^- I fdx\ «=0,7937,

o,4i42Ai= / fdx — I fdx -h j fdx — / fdx; « = 0,8409, jAj= / fdx— j fdx -h j fdx; a = o,5,

X» — rt >^0 x,rt ^1

— {^3= 1 fdx — / fdx-^- I fdx— I fdx; « = 0,7071,

Les intégrales s'obtiennent par quadratures mécaniques, à l'aide des valeurs données de y, que l'on suppose nombreuses et rapprochées entre elles. Il faut, bien entendu, commencer par ramener à dz I les limites Xq, x,i de l'argument donné x, en posant

/o\ Xw -f- Xo , X„ — \q

40. On pourrait aussi établir des formules analogues en prenant m^n. Ainsi, pour /i = 2, /n = 4? on aurait les limites di a, ±: 6, avec les conditions

la meilleure valeur de c^ s'obtiendrait pour « = -f- j, 6 = — |, à savoir Co == |. On trouverait alors

Mais cela revient à introduire encore des facteurs numériques qui multiplient les intégrales, et ce serait déjà une extension du problème. Il est vrai que la relation

|A2= r fdx — ^ r*fdx-\' Ç fdx

ne serait guère moins simple que celle-ci

^As = / fdx — 1 fdx-\- j fdx.

41. M. Tchébychef a fait l'application de ses formules à un exemple numérique, emprunté aux recherches de Kopp sur la densité de l'eau. M. Backlund a traité, à son tour, quelques exemples de nature à intéresser les astronomes (réduction d'observations spectrales, comparaison de deux Catalogues, distances mesurées d'un couple).

L'évaluation des intégrales qui entrent dans ces formules peut

élre abrégée par remploi d*un procédé graphique; on peut aussi commencer par régulariser les données d^observalion en formant des « lieux normaux » de même poids. M. Tchébvchef a d^ailleurs donné une formule très simple pour le calcul approximatif des intégrales, qui se déduit de la formule des trapèzes, et que Ton peut, avec M. Backlund, ramener à cette dernière par Tintroduclion des valeurs de f{x) qui correspondent aux limites intercalaires. Supposons que la limite a tombe entre les valeurs Xj, x^ de l'argument pour lesquelles on connaisse y^^ /"<, on fera simplement

Xj^ — Xi

On aura ensuite, par la formule des trapèzes, en supposant ^4,^:5, . . . , X9 compris entre a et 6,

5^4 — a ^ Xi — a ^ Ta — .r^ 3^9 — a??

— Ja -' /* H /* ■+" — "J /«

ÎA 2 2 2

(xi — a)*/»— ^^a — «)*A . Xi—^t ^ , ^« — X* ^ .

42. Un des inconvénients de cette méthode, c'est qu'il faut fixer d'avance le degré de la formule d'interpolation, et recommencer tous les calculs, si le résultat n'est pas satisfaisant. M. Tchébychef a cherché à remédier à ce défaut par sa seconde méthode, fondée sur la formule

(M) /(^) = oo^o-*- ajOiH-. . .H- a«6rt,

où 9o> ^M • • • sont des polynômes donnés de la forme

(25) 0/= ^x^-h^xf-^-h...,

tandis que les coefficients ao, ai, ... se déduisent des valeurs données de /en faisant

= f/{x)dx,

*J En.

les limites intercalaires étant ici exclusivement celles fournies par les formules (i6), de sorte que

D'après ce qui a été dit, ces limites vérifient les conditions

V-*// ''0 — "> ^1 — ^' •••> *'//i-l — "» *'//t+l — "> ^/«+3 — "> •••1 OÙ

On peut déterminer les Q de plusieurs manières. Remarquons d'abord qu'en substituant l'expression (24) dans (26), on doit trouver une identité, d'où il suit que

/ 0,;, rfiF = I ,

f l ^idx =0 pour / = o, I , . . . , m — i , m -h i . . . w.

Si 9/ a la forme (25), ces conditions sont déjà remplies pour / = o, I, . . ., m. — I, m -4- I, m + 3, . . ., à cause de (2^); il ne reste donc que les conditions relatives à /=m, m +2, m + 4, •••, qui suffisent pour déterminer les coefficients de 6/, puisque

On aurait, en faisant successivement m = l^ l — 2, / — 4? • • • >

I = Pc/',

les coefficients c^"'' étant donnés par les formules (19). On trouve ainsi

Oo=-j, Oi=— a:, 02=7.37*— 5, 0»= — 4a73-h9.iP,

11 est d'ailleurs visible que la forme (25), adoptée pour 8/, est exigée par les conditions (28), qui montrent que 8/ est nécessairement une fonction paire ou impaire, de degré /.

43. Nous allons maintenant déterminer les polynômes d*une manière plus directe. Il convient, pour cela, de poser

(3o) f f{x)dx = ¥{x)

d'où

tn

Nous ferons en même temps

de sorte que (24) devient

{2F(a7) = aoXj — ^aiX2-h^a2X3 — . .., 2F(^)=X,[F]-iX2[F]-hiX3[F]-....

En désignant par z une quantité arbitraire, et prenant

on aurait donc

\z — x\ yz — x\ 1 \^z — x\

Or, d'après ce que nous avons vu, par les formules (6), (7), on a (pour iz= m)

\z — xj z-hi z — ai 2 — «j s — I

(m + i)ci,?' , (m + 3)cai .

Il s'ensuit que {m -f- i)c5^' représente le numérateur de la fraction

> et qu'on aura

z — xj ^

(m -hi)c

Or

7C aTT

et les racines a», ao, . . . sont cos > cos ? • • • • En faisant

5 = cosJ^, et nous rappelant que

sin/iÇ = 2«-isinu cosÇ — cos— j( cosÇ — cos-^ )•••( cosÇ — cos ir j,

il vient

r I 1 (-iV/«-^i.9.(m-4-!) ^ ^ „jL>5 — x\ sinÇ.sin(m -h i)Ç

Si l'on fait encore 2>3 = ^ ~h tj» on trouve et, par suite,

En substituant cette expression dans (.^3), et mettant m pour m 4- 1 , on trouve

ou bien

Si Ton fait x = cos^^, cette relation devient

d'où l'on lire, en différentiant,

(39) 2(- 0- ^P"!r^ = - Smp- ^iîV^,

V î^/ V / I — pa/'* ^ .281117

puisque

I /fX,„4 i

-Bill en résulte les valeurs suivantes des X :

Xi = COSJ^, X2 = C0S2^ -4-1,

X3 =cos3j^ — cos^, X4 = cos4j^ — I,

X5 = cos5^ — cosj^, Xe = cos6j^ — cos2^,

X7 = cos7^ — cos^, Xg = cosSy — i,

Xg. = cos9^ — cos3^, Xio = cosio^ — cosa^,

Xii = cos I ly — cos^, X12 = cos 12^ — cos4j^,

Xi3 = cos l3jK — COS^, Xi4 = cos l^y — C0S2J^,

Xi5 = cosi5j^ — cos5jK — cos3^ ■+• cos/, Xie = cosi6y — i.

On aurait également

. ^ sin 2 V

smy

-. sin3v i f. sin4r

sin^ 3 s\ny

^ sin5r i ^ sinCv i sin2y

smy 5 siïi^ 3 smy

ou bien

60=1, 61 = — cos^, G2=cos2jK + 3, 03 = — cos 3^ — cosj^, ....

Il est donc facile d'exprimer les X et les 9 en fonctions de ^ = cos y ou de Ç = 2X.

Ai. On pourrait aussi procéder comme il suit. Supposons que

Ton ait /(^) = Aq + A^ .r + . . . ; en substituant dans les coefficients oLmy on aurait

Ao-i- Aia^-h. . .= 20/ / (Ao-h Aia7-f-. . .),

par conséquent, à cause des relations (27), (40) ^'« = 0,„c^^'' + 6,„2ci;r2^-i-. . . .

Avec les valeurs (21) des coefficients c^'"^, on trouve

il' , ^ m — I- m (m — 3),,

où il faut écrire 8, au lieu de Oq, si m est impair. L'intégration donne ensuite, en mettant n pour m + i et Ç pour ix^

(42) ll^n=,Xn-\-n\n-'i-^— ^^ X;,4 + . . .+ 2«~i X, (ou a^-sXj ).

En remplaçant X| par x ou X2 par 2;r2, on trouverait, pour n impair ou pair,

Ces formules conduisent aux relations suivantes :

-Xs

-4-5Xa+i6X,

ir

= 8oi

J^ = Xv + 4X,

||8 = X« + 6X4+i6Xj

f$» = Xs + 8X6 + 28X4 + 64X1

d'où l'on tire encore

aX, =$«,

aX, =? ($'-4),

2X, =? ($î 4)(Çî,),

aX, =^«(^i 4)(5î-2)S

2Xn = î ($*-4)($»-3)(?«-i)(^-3$«

En développant, on aurait

-«Xe

^Xh

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