‹ Études sur les fourmis: les guêpes et les abeillesChapitre 4 sur 15 · ANATOKIB DU GASTER DE LA MYRMICA RUBRA · texte numérisé non relu

ANATOKIB DU GASTER DE LA MYRMICA RUBRA

très flexibles, biea visibles par transparence chez les Fourmis dont le légumenl est de couleur claire (lig, H. 16, 17, 18, 19; pi. 2 et Z). Sous l'iDfliicDcede mouvements de dilatalion et de coas-

tpiclion du squelelle chitineux du gaster, mouvemenls que l'on peut, pour ce motif, appeler mouvements respiraloires, ces sacs se gonflent puis se vident, comme le font nos poumons sous l'influeuce des mouvements de la cage llioracique.

Fig. 13. — A Fragment d'une petite ramification montrant ses nojaui très aplatis. La striation annulaire n'a pas été figurée. Il y a un ou plusieurs noyaux au niveau de chaque ramification. — B. Fragment d'une grosse ramification trachéenne.

eut.l. Cuticule trachéenne.

nnc. Noyau,

La communication des deux tronc loDgitudinaux est établie dans le gasler priacipalemenl par des troncs transversaux ventraux (fig. H, Tr.t.v.}. Ces troncs émettent de nombreuses ramifications et leur diamètre diminue de plus en plus. Ils traversent (lig. 11, se.8) le diaphragme venlral (di) et vont passer en avant des muscles longitudinaux ventraux {m.v.m.) pour aller se souder, sur la ligne médiane, avec leur symétrique. I.a paire de troncs transversaux ventraux forme ainsi une sorte de demi-cercle dans chaque anneau du gasler (pi. 4, fig. H, J) En réalité, la soudure, sur la ligne ventrale, est compliquée par un dédoublement de chacune des

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dS CH. IkVET

branches et cela se traduit {pi. 8, flg. A) par des losanges dont les sommets sont réunis par des troncs longiludinaui médians.

Les troncs dorsaux, qui dans chaque nœud du pétiole donnent on demi-anneau transversal dorsal (fig. 6, Tr.t.t.d.), ne se réunissent pas, dorsalement, dans le gasler. Ils fournissent simplement des branches qui vont se ramifier sur les viscères et sur les muscles. La figure 42 montre ta disposition d'une trachée qui aborde un muscle pour envoyer une ramilicalion à chacune des fibres qui le composent (voir 1895^, fig. 7 Vespa).

Les trachées sont formées, comme le derme dont ils sont une dépendance el une simple modification, d'une couche de cellules d'origine ecloderraique dont les noyaux soni bien visibles. Les limites cellulaires ne sont bien reconnaissables que sur les vues de face{(ig. 12, 13, 17 et 19). Ces cellules, et même leurs noyaux, sont souvent si minces et si larges qu'ils embrassent une bonne partie, et parfoi? presque la totalité, de la circonférence d'une trachée. On remarquera sur les figures 12 et 13, 6 que chaque dichotomisalion est accompagnée d'un noyau.

Dans les deux sacs trachéens du gasler, sacs qui doivent pouvoir se dilater considérablement, ou s'affaisser plus ou moins sur euxmêmes, la cuticule chitineuse est plissée, et présente, à sa surface, de petites crêtes irrégulièrés (pi. 2). Les autres parties du système trachéen présentent les renforcements annulaires bien connus (fig. 10, 13; pi. 8, F). Le rûle de cette annulation est d'assurer, à la trachée, une résistance sufBsante pour empêcher son affaissement, tout en laissant, entre les épaississements, des parties assez minces pour permettre les échanges gazeux.

SYSTEME GLANDULAIRE TEGUMENTAIRE

Le système glandulaire tégumentaire comprend toutes les glandes qui sont formées par invagination du tégument. Ces glandes appartiennent, morphologiquement, à l'anneau sur lequel elles débouchent et cela quelle que soit la situation que les acini de la glande vont occuper dans l'intérieur du corps. C'est ainsi que la glande sericigène des larves est une glande labiale bien que ses acini soient, souvent, loges dans l'abdomen, et atteignent, parfois, la région anale.

Il n'y a pas de glande sur les deux premiers anneaux du gaster [se.7 et se. 8).

Sur le troisième [se.9), il y a, sur l'arceau dorsal, deux groupes

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AfiAtoMlË DU GASfER ÛE U MVRlUliv RUBRA 3"j

de cellules glandulaires qui déboucheal, chacuoe séparément, sur la membrane articulaire de l'anneau (pi. i, gl.se.O.d.; pi. 5, fig. N, gl.9.d.).

Il n'y a pas de glande sur les quatrième et cinquième anneaux {seJO, anneau de la vulve; se.//, anneau des stylets).

Sur le sixième anneau (se. i3, anneau du gorgerel) il y a d'abord les deux glandes de l'aiguillOD (gl.v.i . et gl.h.2, pi. 4 et 5; gl.ven. aig.elgl.ven.acc.,p\.i,^el8;mS\p.i8, pi. i et 2). Il y a, de plus, un groupe médian de cellules glandulaires, appliqué contre le tégument membraneux, ventral, qui forme le sillon dans lequel se loge l'aiguillon {p\.i, gl.se. i2.v. pi. 5, (ig, N, 0, P).

Chez le mâle (pi. 7), nous retrouvons, sur l'anneau se. 9, les deux groupes de cellules glandulaires dorsales, et, sur l'anneau se. /5,1e groupe médian ventral. Mais, de plus, il y a un groupe important de cellules glandulaires logé dans la région dorsale du pénis (pi. 7, fig. A et C, gl.pen). Je n'ai pas pu suivre avec certitude les conduits excréteurs de ces cellules glandulaires du pénis. Cependant, dansTuoe de mes préparations, il m'a semblé qu'ils déboucbaient, chacun séparément, dans le sillon compris entre les deux lames péniales dentelées.

SYSTÈME NERVEUX Chaîne nerveuse ventrale

Chacun des sept somites qui consliluent le gaster possède, sur la chaîne ventrale, son centre nerveux formé d'un double ganglion (fig. Set 6; pi. 1 et suiv.).

Dans le pétiole (fig, 2), les ganglions ne sont pas restés an niveau du squelette chilineux du somite qu'ils innervent. Le ganglion du premier nœud (G.se.ô) est remonté dans le corselet. Celui du deuxième nœud {G.se.6) est remonté dans le premier nœud, et la capsule qui constitue le squelette du deuxième nœud ne loge aucun ganglion.

Le gaster a conservé, dans son intérieur, tous les ganglions qui lui appartiennent morphologiquement. Cependant, le ganglion de son premier somite {G.v.se.7] a, lui aussi, comme les ganglions des somites précédents, élé attiré vers l'avant du corps, et il vient buter contre la partie tout à fait supérieure du squelette de l'anneau auquel il appartient.il semble que la contraction de la parlie supérieure du gaster a été assez précoce pour arrêter ce ganglion dans sa marche vers la parlie antérieure du corps.

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34 en. lAtfBT

Le ganglion qui innerve le deuxième nœud, et celui qoi innerve le premier somile du gasler, sont représentés sur les Rgures 5 et 6. On remarque que les connectifs qui suivent ou précèdent ces ganglions sont leilement bridés contre le squelette chitineux que les cellules hypodermiques sont amincies au point de ne plus pouvoir être reconnues dans les coupes.

Le ganglion du premier somite du gaster est accompagné d'un ganglion sympathique, impair, assez volumineux (dg. 6 et pi. 1, 3 A, 8 B).

La fa]reGse.8 est encore accompagnée d'un ganglion sympathique, mais il m'a été impossible d'en voir sur les centres nerveux des cinq somites suivants.

Bien que fort rapprochés, les ganglions de se.9 et se.iO sont encore dislincls. Mais il n'en est plus de même des trois derniers (somites des stylets, du gorgeret, du mamelon anal). Ces trois ganglions sont soudés, en une masse terminale, qui forme l'extrémité anale de la chdne, comme le cerveau forme son extrémité orale.

Nerfii

La chaîne nerveuse est formée d'une double série de ganglions. Chacun de ces ganglions est le centre d'innervation d'un demi métamëre.

Les deux ganglions de chaque mélamére, plus ou moins soudés l'un à l'autre, sont, en tous cas, réunis par deux commissures transversales qui, tout en laissant une certaine indépendance à chacune des moitiés du métamére, assureni, cependant, la coordination de leurs mouvements.

De même, le conneclif longitudinal qui réunit deux ganglions successifs assure la coordination des mouvements des deux demi mélamères successifs correspondants.

Tous les ganglions du gaster étant notablement reportés vers l'avant, il en résulle que le nerf, qui part de chaque ganglion, se dirige vers l'arrière, pour aller retrouver le demi métamëre auquel il appartient et que, seul, il doit innerver (pi, 1 et suiv., pi. 8).

Pour innerver ce domaine, le ganglion émet un nerf volumineux (nerf du demi anneau) qui se bifurque eu deux branches destinées, l'une, à la moitié de l'arceau ventral, l'autre, à la moilié de l'arceau dorsal correspondant (pi. 3, fig. B etC, n.se.7.v.; n.se.7.d.}.

Cette disposition des nerfs montre bien que la véritable division morphologique de l'anneau comporte seulement quatre régions, à savoir : deux régions ventrales ou stemales (médiane droite et

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AKATOHIB du GASTER de la HVRNICA RtBRA

médiane gauche de l'embryon) et deux régions dorsales ou notâtes (latérale droite et latérale gauche de l'embryon, y compris la membrane articulaire dorso-ven traie tout entière}.

On a, ainsi, dans chaque somite, quatre branches principales (oerfs de demi arceau) qui fournissent, chacune, un nerf sensilif pour le demi-arceau correspondant et autant de nerfs moteurs qu'il y a de muscles dans le demi-arceau (1897^ p. 17, fig. 8). Cela fait un oerfsensitif et trois nerfs moteurs, pour chaque demi-arceau ventral, et un nerf sensitif et six nerfs moteurs, pour chaque demiarceau dorsal.

Chacune des ramifications motrices (et peut-être aussi chacune des rarairications sensitives) est accompagnée d'une trachée qui va desservir les mêmes parties. La trachée et le nerf se ramifient, tous deux, aux mêmes niveaux (fig. 14).

Wig. 14. — NerC moteur et sa trachée satellite.

Les ramifications se ronl au même niveau sur le nerf et sur la trachée.

n. Nerf.

nue. Noyau.

t. Trachée.

Les ramifications sensitives aboutissent à la face interne de l'hypoderme, où elles se terminent par de petits ganglions (pi. 5, fig. T, g) en rapportaVec les poils seositifs.

Sur la région anale des anneaux du squelette chilineux, les ramificalioDs sensitives pénètrent dans les tubulures d'accès qui conduisent aux poils sensîtifs (fig. 7 et pi. 6). Les petits ganglions qui innervent les poils et autres organes sensitifs tégumenlaircs, s'étaient sur la face interne du tégument (pi. 5, fig. T, g, P.s.].

Chacun des dix-huit nerfs moteurs de l'anneau aboutit à un ganglion musculaire étoile [fig. IS) qui envoie, à chacune des fibres constitutives du muscle considéré, un nerf terminé par une pia^

quelle d'iDnervalion. Il y a également une trachéole pour chaque fibre musculaire (cf. iîWS*, p. H, fig. 7, A, fibre musculaire de la mandibule de Vespa).

Je n'ai rien pu voir relalivementà l'innervation des cellnles contractiles qui forment la paroi du cœur, non plus qu'à l'innervation des muscles atiformes. Il m'a été impossible de suivre, hors de la tête, leprolongement, effilé en pointe, du ganglion {g.symp.p. 18981" pt. 6) que j'ai supposé pouvoir, peul-étre, innerver le vaisseau dorsal.

Je n'ai rien pu voir, non plus, relativement à l'innervation des fibres musculaires de l'estomac. Quant aux fibres musculaires de l'intestin stomodaeal et aux fibres musculaires de l'iatestin proctodaeal, elles sont innervées, les premières, par le récurrent issu du ganghon frontal, les deruières, par un récurrent inverse émis par le dernier ganglion de la chaîne nerveuse ventrale.

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Fig. 15. — Ganglion d'ui

muscle, omettant un nerf pour chacune des fibres ituent ce muscle.

Fibre musculaire Ganglion d'un muscle.

Nerf d'une fibre musculaire.

Plaquette terminale d'innervation

Je n'ai pas pu reconnaître comment se fait, dans le gasler, l'innervatioD des glandes et des trachées. Il est probable, d'après ce que j'ai vu dans la tête (1899*, pi. 6, fig. 1 et 2), que ces deux sortes similaires de Tormations eclodermiques sont innervées par des filets issus des ganglions sympathiques qui accompagnent la chaîne nerveuse ventrale.

Quant à la musculature motrice de l'appareil occluseur du stigmate, appareil qui appartient bistologiquement au tégument et non

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