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s'y rattachent. B les décrit plutôt qu'il n'étudie leur structure 9 et ce qu'il dit de leur origine , de leur composition , de leur forme, de leurs mouvemens, de leur aspect et de leur position , n'est qu'une amplification des observations de Scheuchzer et de ses autres dé-vanciers, parmi lesquels Âltmann mérite surtout d'être lu. La manière dont il explique les pyramides de glace est tout à fait erronée ; les détails qu'il donne sur les diverses modifications de la glace dans les Alpes sont également loin d'être corrects. U attribue les crevasses au poids des grandes masses du glacier ou à la tension de l'eau et de l'air qui s'accumulent sous les glaciers. L'accroissement des glaciers est dû, selon lui 9 aux eaux qui s'écoulent à leur surface après avoir rempU leur encaissement. Quant à la fonte y il pense qu'elle a lieu plutôt et peut>-être même uniquement à la partie inférieure. Gruner est le premier qui attribue le mouvement des glaciers à un glissement sur leur fond , déterminé par leur poids et par la fonte de leurs flancs. Cette supposition est une conséquence naturelle de l'idée fausse que cet auteur s'était faite de l'accroissement et de la fonte des glaciers. U ne parle des moraines qu'en passant et parait attacher peu d'importance à leur formation et à leurs mouvemens. En revanche , les détails qu'il donne sur l'extension et le retrait alternatif du glacier de Grindelwald, depuis 1540 jusqu'à 1750, sont pleins d'intérêt.
SUR L'bTUDE 0BS GLACIERS.
Personne n'a étudié les glaciers sur une plus grande échelle que l'illustre de Saussure. U a examiné à-peu-^ près tous les glaciers de la Suisse ; il a visité les mers de glace du Mont-Blanc, du Mont-Rose et de TOberland bernois : son zèle infatigable pour Vhistoire naturelle des Alpes lui fit découvrir le chemin de leurs plus hautes sommités à une époque où les vallées inférieures même , si fréquentées de nos jours , pa-* raissaient à peine accessibles aux habitans des villes. Le grand nombre de faits qu'il a recueillis dans ses courses forme encore de nos jours le corps d'étude le plus complet que nous possédions sur les glaciers Ç) ; car il n'est pas un seul de leurs phénomènes qui lui ait échappé* Mais trop confiant dans les assertions de Grnner» il lui emprunta plusieurs idées que je crois erronées, surtout celles qui concernent le mouvement des glaciers.
De Saussure est le premier qui ait cherché à fixer l'épaisseur des glaciers : il l'a trouvée communément de 80 à 100 pieds dans le glacier des Bois. Il explique l'origine des glaciers de la même manière que Scheuchzer et Simler ; il insiste , comme eux , sur la différence qui existe entre les neiges qui couvrent les hautes sonunités et les glaciers proprement dits. Quant aux causes qui limitent l'accroissement des
(*) Voyage dans les Alpes, pat H, B, de Saussure, 4 vol. in- 4' Neucbâtel,1803.
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glacîen, il les dieidie dans les eflTets du scdeîl , des liloies, des vents cbaads» et dans réraporatioD de la soiiaoe; mais la chaleur soatenraine est, selon loi, Tagent le plus efficace dans la fonte des gladers ; il lui attribue aossi la formation des ooorans d*eaa tfn exislmi sons les ^aces. Il préloid qne la dialeor sontenaine amincit les conciles inferieures des neiges, dimi il attribue la stratification i des alternances annuelles, n su^ose ai outre que la pesanteur des glaciers les entraine avec une rapidité plus ou moins grande dans les basses TaDées« on la chaleur de Tété est asseï farte pour les fondre ; il Ta même jusqu'à affirma' que € ces masses glacées , entraînées par la cpoite du fimd sur lequel dles r^osoit, dégagées c par les eaux de la liaison qu'dles pourraient cœi-* ctracter avec ce même fuid» soukrées même quelcqucfois par ces eaux, drarcnt peu-à-poi glisser et c descendre en suivant la poite des vallées ei des € croupes qu^dles couvrent, b Nous venons que les laits ne confirment aucunement cette explicaticm du mouvement progressif des glaciers et que sur ce point, comme sur ^usieurs antres, il faut en revenir à Topinion de Schenchzer.
De Saussure est encore le premier qui ait suivi avec attention les moraines et qui se smt occupé de leur fonnatÎMiy de rarrangonent et de la forme des roches qui les composait, ainsi que de leur marche; mais il n a bi» compris que les moraines lal^ales :