‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 105 sur 198 · Perty, zur Kenntniss, etc., p · texte numérisé non relu

Perty, zur Kenntniss, etc., p

2. Notes on the Freshwater Infusoria of thc Island of Bombay. Annals and Mag. of Nat. Hist. 2. Sériés. XVIII, 1856, p. 247.

3. Gustav Woldemar Focke: Physiologische Studien, 2. Heft. Bremen, 1834, PI. IV, Fig. 27.

dire hardiment que la position de la vésicule contractile reste constamment à l’arrière. Or, il n’est pas possible de concevoir que le corps de l’Amœba roule sur luimême et que néanmoins la vésicule contractile, située dans l’épaisseur du parenchyme, ne prenne pas part à cette rotation. On ne pourrait expliquer le phénomène qu’en admettant que la vésicule contractile n’est que la coupe par le plan local d’un vaisseau circulaire longitudinal qui ferait tout le tour de l’animal. Nous nous sommes assurés qu’il n’en est rien et qu’il n’existe pas de vaisseau semblable.

11 n’est donc théoriquement pas possible d’admettre que VAmœbaquadrilineata roule sur elle-même, et l’on en vient à se demander si ce roulement apparent ne serait pas une pure illusion d’optique. C’est bien aussi là notre opinion. Les granules contenus

dans la cavité du corps sont soumis à un mouvement réel, et nous transportons involontairement ce mouvement à toute la masse du corps. On peut s’assurer qu’il en est bien ainsi, en fixant, non pas un granule de la cavité digestive, mais un granule du parenchyme. Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile d’y réussir, car le plus souvent le parenchyme, vu môme à de très-forts grossissements, se montre d’une homogénéité désolante. On trouve cependant çà et là des individus plus propres que d’autres à ce genre d’observation, et l’on peut s’assurer chez eux que la face dorsale est permanente et que l’animal ne se roule point sur lui-même. Notre ami M. Lieberkühn, dont l’attention a été, comme la nôtre, attirée tout spécialement par une espèce aussi favorable à l’étude que celle-là, est arrivé aux mêmes conclusions que nous. Il s’est convaincu que VA. qmdrilineata rampe sur sa face ventrale’.

U Amœba Litnax Auerb. (A. Guitula Perty) peut servir de sujet à des recherches tout-à-fait analogues. En effet, sa vésicule contractile occupe une place constante non loin de l’extrémité postérieure, et chez elle aussi le roulement du corps sur lui-même n’est qu’apparent. D’autres espèces offrent des particularités anatomiques qui permettent également de s’assurer que les Amœbéens ne roulent pas sur eux-mêmes. Telle est, par exemple, une Amœba, dont l’extrémité postérieure est hérissée de petites épines

!. Nous devons cependant dire que notre collaborateur, M. Lachmann, n’est pas tout-à-fait du même avis. Il croit s’être assuré que 1 ’A. quadrilincala roule sur elle-même. Si son opinion était fondée, il serait complètement impossible d’expliquer maintenant la permanence de position de la vésicule contractile.

et qui a été figurée par M. Lieberkühn1. Telle est encore une grosse espèce voisine de cette dernière, mais qui, au lieu des petites épines, porte une agglomération d’appendices renflés en massue.

Il est donc avéré pour nous que les Amœbéens, rampant sur une surface de reptation qui est toujours la même, et qui, elle seule, est chargée d’émettre et de retirer les expansions destinées à produire le mouvement. C’est un fait qui était déjà hors de doute pour les Arcelles et les Difllugies, mais qui est vrai même des Amœba proprement dites.

Nous ne savons pas d’une manière positive si les Amœbéens peuvent, comme les Actinophrys et les autres Rhizopodes, absorber de la nourriture à une place quelconque de leur corps, et, dans le cas contraire, nous ne savons pas s’ils sont monostomes ou polystomes. Les Podoslomes paraissent cependant parler en faveur d’ouvertures buccales préexistantes en nombre multiple.

Répartition des Amœbéens en genres1.

/ Pseudopodes ne s’étendant pas r Une seule sorte de pseudopodes.. . .

L à leur extrémité en feuilles \ Deux espèces de pseudopodes; les j minces. / uns larges et servant à la loco-

\ ! motion, les autres en forme de

f ' fouet et servant à la nutrition.. . .

\ Pseudopodes cylindriques s’étalant à leur extrémité en feuilles minces..

( Flexible

j Solide, non / Non incrustée de substances étrangères

f flexible. Incrustée par des substances Ornée de prolongements

{ étrangères agglutinées. ) tubuleux ouverts

j Sans prolongements tu- V buleux

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