Voy. Poggendorfs Annalen. Tome xcm
2. M. Brewster a démontré que la chlorophylle donne aussi des rayons rouges.
5. M. Schachl a montré il est vrai que dans le manteau des Cynlhia, ce n’est pas la membrane dans toute l’étendue du terme qui est colorée en bleu par l’action de l’acide sulfurique et de l’iode. C’est, d'après lui, la substance intercellulaire seule qui est formée par de la cellulose. La membrane celluleuse elle-même appartient à la série des corps dits protéiniformes (V Muellers’s Archiv. 1851). Mais, peu importe, il n’en veste pas moins constant que la cellulose peut former une partie constituante des animaux.
f. Depuis lors, M. le professeur Virchow s’est assuré il est vrai que le résultat final de la dégénération amyloïde n’est ni de la vraie 'Cellulose, ni du véritable amylum, mais une substance particulière très-proche parente des deux, surtout de la cellulose. La découverte du glycogène dans le foie, par M. Claude Bernard et M. Victor Hensen paraît démontrer du reste l’existence d'une sorte d 'amidon animal chez les animaux à l’état physiologique. M. Schiff s’est même assuré que cet amidon animal existe sous la forme de granules d’une constitution organique particulière (Note, de 1800).
S. M. Nægeli semble accorder à ce point de vue une grande importance aux diverses substances colorantes qu’il
A notre avis la question ne git point dans une constitution chimique, ni dans un certain arrangement moléculaire des corps. Si l’on veut à toute force voir une plante dans les Euglènes, il faut commencer par trouver une vésicule contractile dans la spore d’une algue. Les trois algues, ou plutôt prétendues algues, chez lesquelles on connaît des vésicules contractiles, savoir le Volvox globator, la Chlamydomonas Pulvisculus et le Gonium pectorale n’appartiennent pas avec plus de certitude au règne végétal que les Euglènes elles-mêmes. Pour décider la question en faveur de la végétabilité de ces organismes à position douteuse, il faudrait encore trouver cet organe dans les spores des Vauchéries, des Fucoïdées ou d’autres algues bien caractérisées. Jusque là la métamorphose d’une plante en un animal, si ingénieusement décrite par M. Unger, se réduira à la production de gonidies mobiles chez des végétaux, et nous devons par conséquent nous refuser à admettre l’existence de toute génération alternante ou de métamorphose dans ce sens là. Par contre nous comprenons difficilement que ceux qui, en présence des faits que nous avons exposés plus haut, soutiennent la végétabilité des Volvocinées et des Euglènes, n’abondent pas dans le sens de JS. Unger.
A côté des Euglènes viennent se ranger les Chlorogonium, qui offrent avec elles une grande parenté de forme. Le développement du Chlorogonium euchlorwm, qui a déjà été étudié par IVL Weisse et par M. Stein ', est très-intéressant, en ce que, s’éloignant de celui de VEuglena virùlis, il offre une assez grande ressemblance avec celui de la Polytoma Uvella , organisme flagellé dont l’animalité n’a pas été aussi souvent révoquée en doute qne celle des Euglènes. Chez ces Chlorogonium on voit le contenu de la membrane s’ordonner suivant un certain nombre de centres spéciaux, par un procédé qui ne semble point être un partage binaire régulièrement répété comme celui d’un œuf qui se segmente, ou d’une Chlamydomonas qui se divise. Souvent l’une des moitiés du corps est déjà divisée en petits globules que l’autre n’offre encore rien de
admet chez les algues unicellulaires : la chlorophylle, le phycochrôme l’erytbrophylle, la diatomine rUattungen einzelüger Algen. p. 5 et suiv.) Mais nous avons déjà fait remarquer qu’il suffit de nommer le ParamccAum Bursaria et bien d’autres infusoires ciliés, ainsi que, sans doute, 1 ’Hydra viridis, pour montrer le peu d’importance de la chlorophylle dans cette question, et il en est probablement de même pour ce qui touche à ces autres substances.
1 . Bulletins de la classe physico-mathématique de l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg. VI, n° 20, el Troschel’s Archiv fiir Naturgeschichle. 1848.