‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 182 sur 198 · Zeitschrift fur wiss. Zoologie, !!Iler Bd., p · texte numérisé non relu

Zeitschrift fur wiss. Zoologie, !!Iler Bd., p

5. M. Bothwell dit avoir vu sauter les Actinophrys (Quarterly Journal for microseopical Science, 1855), mais nous sommes tentés de croire qu'il les a confondues, comme M. Nicolet, avec des Haitéries.

M. Stein a été le premier à découvrir la conjugaison des Acinétiniens, savoir chez son Actinophrys Sol et sa Podophrya fixa , qui, ainsi que nous l’avons montré ailleurs \ ne sont qu’une seule et même espèce, à laquelle nous conservons le nom de Podophrya fixa , déjà donné par M. Ehrenberg. Peut-être que si M. Stein n’eût point confondu les Acinétiniens et les Actinophrys, l’existence de la zygose chez ces deux groupes d’animaux si différents, l’eût engagé à voir dans ce phénomène autre chose que le résultat d’une rencontre purement fortuite. Ï1 est bien difficile pour nous de voir dans la zygose un phénomène aussi simple. Que deux individus, pourvus de téguments aussi évidents que le sont ceux d’un Acinétinien, puissent venir à se souder par accident, uniquement parce qu’une circonstance fortuite les a rapprochés l’un de l’autre, à peu près comme le feraient deux gouttes d’un liquide visqueux, c’est ce qui nous parait peu probable. II y a nécessairement ici une résorption préalable des téguments, résorption qui est aussi, dans ce cas, suivie d’une soudure beaucoup plus intime que celle qu’admet M. Stein. Ici, également, nous avons constaté le passage des particules de la cavité du corps d’un des individus primitifs dans celle de l’autre. L’exemple déjà mentionné des deux Podophrya Pyrum (Pi. I, fi g. 4), donnant lieu à un individu mixte qui renferme huit embryons dans une seule cavité, est d’ailleurs sans réplique. M. Stein relève avec beaucoup d’insistance la circonstance que l’individu résulté de la fusion, contient toujours un nombre de nucléus égal à celui des individus composants, ce qui est une preuve, suivant lui, du peu d’intimité de la conjugaison. Mais il ne nous semble, à priori , point nécessaire que les nucléus se soudent pour qu’une fusion réelle de deux ou plusieurs individus en une seule, ait lieu. Si nous savions que le moi des infusoires ait sa source dans le nucléus, il en serait autrement. Mais ce n’est là qu’une hypothèse gratuite. Chez un infusoire cilié , qui se prépare à produire des germes internes, le nucléus se divise en plusieurs fragments, mais l’infusoire n’en reste pas moins un individu malgré cette pluralité de nucléus, aussi bien que la femelle d’un vertébré, quoiqu’elle ait des ovules dans ses ovaires. Du reste, nous savons qu’il est des genres d’infusoires et de Rhizopodes chez lesquels la multiplicité des nucléus est normale.

M. Stein a vu et figuré une conjugaison de la Podophrya fixa avec sa prétendue

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