Verjüngung, 1851, p
7. Mémoire sur deux algues z0osporées. Annales des Sciences naturelles, 3e série, L 7. 184%.
94 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES possibilité où nous nous trouvons d’entrer dans les détails, nous renvoyons aux ouvrages récemment couronnés de M. Thuret ‘ d’une part, et de MM. Derbès et Solier * de
Pautre.
C'est à M. Braun que nous devons la connaissance du fait singulier que certaines algues produisent deux formes de ces cellules mobiles destinées à la reproduction, formes qui offrent toutes deux de grandes analogies avec les infusoires flagellés, par la manière dont elles se comportent. Ce sont ces deux formes qu'il a distinguées sous les noms de macrogonidies et de microgonidies. Leur histoire détaillée fut d’abord exposée par lui chez l'Hydrodictyon utriculatum, plante qu’on avait jusqu'alors réunie, à tort, aux zygnémacées, et qui, par son mode de développement, semble se rapprocher tout à fait des Protococeacées et surtout des Pediastrum.
Un Hydrodictyon a, comme on sait, l’aspect d’une espèce de réseau, formé par des cellules toutes semblables entre elles. Cependant, ces cellules offrent des différences notables quant à la production des gonidies.
Chez les unes, on voit se former un nombre de zoogonidies qui, d’après Pestimation de M. Al. Braun *, va de 7,000 à 30,000 ; ce sont les macrogonidies. Elles ont la forme de corps sphériques, à contenu vert et granuleux, amoncelé dans la partie postérieure ; elles se meuvent à l’aide de deux cils. Leur mouvement n’attemt jamais du reste un haut degré, c’est plutôt une simple espèce de tremblement. Les macrogomdies restent dans l’utricule-mère, où elles passent, au bout d’une demi-heure environ, à l’état de repos. Elles s'unissent par groupes de trois ou quatre, pôle contre pôle, s’entourent d’une membrane de cellulose et reproduisent ainsi un Hydrodictyon, qui se trouve bientôt libéré par la déchirure et la décomposition de la cellule-mère.
Chez les autres cellules, les zoogonidies qui se forment sont plus petites et plus nombreuses. Leur nombre doit varier, suivant M. Braun, de 30,000 à 400,000 par utricule : ce sont les microgonidies. Elles ont un point oculaire comme une monade,
1. Un extrait de ce Mémoire a paru dans les Annales des Sciences Naturelles, 3e série, L. 14, p. 244.
2. Un extrait de ce Mémoire a paru daus le mème volume des Annales des Sciences Naturelles, (Depuis lors, le Mémoire lui-mème a paru dans le supplément aux Comptes-rendus de l’Académie des Sciences,