‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 157 sur 210 · Mikroskopische Algen und Pilze, p · texte numérisé non relu

Mikroskopische Algen und Pilze, p

une difficulté immense dans la fixation des limites. Cela vient de ce que les groupes tranchés n'existent pas réellement dans la nature, mais qu’ils sont une création de la tendance systématique de notre esprit.

Mais quoique nous niüons l’existence d’une différence absolue entre les deux règnes organisés, nous croyons devoir considérer, comme plus voisin du type animal, tout organisme qui possède une vésicule contractile, parce qu'aucun organe de ce genre n’a été aperçu jusqu'ici chez un être appartenant bien décidément à la série végétale. Dans l’état actuel de la science, nous devons donc considérer les vraies monades, les Volvocinées, les Astasiées (Euglènes comprises), les Dinobryons comme des animaux; par contre nous devons laisser les Diatomacées et les Desmidiacées parmi les végétaux.

Nous ne savons si l'avenir nous donnera raison. Lorsque M. Unger découvrit en 1843 les cils vitratiles des zoogonidies de Vauchéries, il en conclut que ces zoogonidies étaient des animaux. M. Mohl ‘ ne vit dans cette découverte qu’une preuve que les cils vibratiles peuvent exister aussi bien chez les plantes que chez les animaux. Aujourd'hui, l’on s’est familiarisé avec ce phénomène, les passions du moment se sont calmées, et, le monde pouvant juger la question de sang froid, semble donner raison à M. Mohl.

La découverte des vésicules contractiles chez les Volvox, les Gonium, les Chlamydomonas, les Euglènes, les Dinobryons, etc., nous fait pencher à considérer ces organismes comme plus voisins des animaux que des végétaux. M. Cohn veut n'y von qu'une preuve que les vésicules contractiles peuvent exister aussi chez les plantes. L'avenir décidera peut-être s’il doit donner raison à M. Cohn, comme à M. Hugo von

Mohl.

1. Dans une critique qui fut alors insérée dans la Botanische Zeitung.

RPC RP —

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