‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 165 sur 210 · Infusionsthiere, p · texte numérisé non relu

Infusionsthiere, p

Telle fut la première observation de M. Stein sur les métamorphoses des Vorticellines : on le voit, une pure hypothèse. M. Ehrenberg fut plus prudent en se refusant à voir dans ces corps pyriformes autre chose que des parasites. Il est regrettable que M. Stein n’ait pas imité cette défiance salutaire; cela lui aurait épargné bien des méprises. C'était du reste de sa part conclure un peu à la légère, car les grandes affinités qu'il mentionne entre les Epistylis et les Acinètes consistent simplement dans la forme de poire allongée que toutes deux peuvent plus ou moins affecter et dans le fait que la Podophrya quadripartita habite avec les Epistylis. Les différences sont par contre nom breuses et importantes : le nucléus des uns (les Epistylis) a la forme d’une bande contournée ; celui des autres est un noyau elliptique ou arrondi; les uns ont un pédicule large, les autres un pédicule mince‘; les unes possèdent une bouche et un œsophage, les autres de nombreux suçoirs; les unes ont des organes vibratiles, les autres n’en ont pas, etc.

Ailleurs, M. Stein * revient à l'Epistylis plicatilis et à son soi-disant état acinétiforme. Il y est dit : « Le eorps des gros Acinètes mesurait 1/24 de ligne en long et 1/20 de ligne dans sa plus grande largeur. Celui des plus petits individus mesurait 4/50 de ligne, soit en long, soit en large. La longueur des pédoncules variait entre 1/48 et 4/70 de ligne. Les plus gros individus de l’Epistylis plicatilis que j'ai eu l’occasion d'observer mesuraient 1/14 de ligne en longueur. Pour ce qui concerne la taille, les Acinètes pouvaient par conséquent fort bien être une phase postérieure du développement d'Epistylis, qui se seraient détachées de la colonie-mère et seraient venues se fixer sur les ramifications d’une autre colonie. Sur la coquille de la Paludine on ne pouvait réussir à trouver nulle part un seul Acinète, tandis qu'on en trouvait en abondance sur les arbres d'Epistylis ou tout au moins dans leur voisinage immédiat. »

Il nous faut convenir que M. Stein se laisse entraîner un peu loin par les analogies. Une simil'tude de taille n’est certes pas un argument de grand poids. Puis nous ne trouvons rien d'étonnant à ce que l’Acinète en question ne se trouve que sur les Epistylis.

N'est-ce pas un fait reconnu que nombre de parasites épizoaires et autres se trouvent

1. Voyez PI VI, fig. 7 une Epistylis portant une Podophrya dont le pédoncule est bien plus mince que le sien.

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