Loc. cit., p
96 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES exclusivement sur un certain animal, même lorsqu'on ne peut comprendre l’avantage qu'ils en retirent. Les Claviger et nombre d’autres Psélaphides, par exemple, résident exclusivement dans des nids de fourmis, sans que personne ait songé jusqu'ici à trouver un rapport génétique entre eux et les Hyménoptères dont ils habitent les demeures.
Nous verrons d’ailleurs que les Acinètes font très-souvent des Epistylis leur pâture, ce qui dénoterait des habitudes de cannibales peu communes chez les infusoires. De plus, les Podophryes ne sont point les seuls animaux qui vivent exclusivement sur les Epistylis. On rencontre également en grande abondance sur les colonies d’Epistylis plicatilis un rhizopode vivant dans une coque à forme urcéolaire (V. PI. VE, fig. 2, A.), rhizopode que nous avons décrit ailleurs sous le nom d’Urnula Epistylidis'. Jusqu'ici nous n'avons rencontré cet animal nulle part ailleurs que sur ces Vorticellines. Il donne naissance à des embryons doués d'organes locomoteurs, que M. Stein aurait aussi bien le droit de considérer comme une phase du développement des Epistylis que les embryons de la P. quadripartita. — On trouve également vivant en parasite sur les pédoncules d’Epistylis une autre espèce d’Acinétinien (V. PI. IV, fig. 44 et 15) fort différente de la première, et décrite ailleurs par nous sous le nom de Trichophrya Epistilidis”. Nous ne voyons pas pourquoi elle aussi ne pourrait pas faire valoir ses droits sur l'Epistylis plicatilis. — On rencontre enfin, souvent en grande abondance, de petites Amœæba- qui se promënent lentement sur les pédicules d’Epistylis plicatilis (V. PL. VE, fig. 2, B.) entre les Podophryaquadripartita, es Trichophrya Epistylidis etles Urnula Epistylidis. Ces Amæba sont munies tantôt d’une, tantôt de deux vésicules contractiles. Nous ne voulons pas prétendre que ce parasite soit spécial à cette Epistylis ; mais nous mentionnons son existence pour montrer que les cas de parasitisme ne sont pas rares chez les infusoires, et que, du fait que deux espèces vivent l’une sur l’autre, il ne faut pas conclure à un rapport génétique entre elles.
Nous avons observé d’autres parasites encore sur les Epistylis, et tous pourraient donner lieu, à aussi juste titre que la Podophrya quadripartita, à des conjectures analoques à celles que M. Stein a faites sur cette dernière. Nous avouons nous-mêmes que