‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 167 sur 210 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

ET LES RHIZOPODES. 97 nous avons ru, pendant un certain temps, avoir à faire dans l'Urrula Epistylidis à un état particulier des Epistylis. C’est qu’en effet, lorsque ces animaux s’apprêtent à lareproduction, ils s'enkystent dans leur coque, dont l'ouverture reste béante vers le haut (V. PI. X, fig. 5). Cette coque urcéolaire offre une grande analogie de forme avec une Epistylis, et nous croyions, pendant un certain temps, n’avoir à faire là qu'avec la cuticule d’une Epistylis à péristome ouvert, admettant que le parenchyme du corps de l'animal s'était séparé des téguments pour s’arrondir et s’enfermer dans un kyste, en profitant de l’ancienne enveloppe comme d’un abri contre les attaques extérieures. Mais bientôt nous eûmes l’occasion de voir d’autres Urnula Epistylidis étendre leurs bras au loin, puis se reproduire de diverses manières, et nous dûmes renoncer à notre hypothèse.

La seconde Vorticelline chez laquelle M. Stein crut observer une transformation en Acinète était une Cothurnie, la Cothurnia (Vaginicola) crystallina Ehr. Nous tenons à attirer tout spécialement l'attention sur la description que ce savant donne du phénomène; car plus tard il la cite comme le compte-rendu d’une observation directe, la seule qui, par conséquent, se trouverait rapportée sur ce sujet dans son livre. On verra qu'il s’agit ici de rien moins que d’une observation. Laissons donc de nouveau parler M. Stein :

« Trois jours après avoir fait une provision de Vaginicoles, dit-il, je trouvai un grand nombre d'individus métamorphosés d’une manière surprenante en une Acinète, que je reconnus bientôt être celle que M. Ehrenberg à äécrite dans son ouvrage sur les infusoires sous le nom d’Acineta mystacina, et qu’il a observée quelquefois sur des conferves aux environs de Berlin. Que les Acinètes n'étaient pas, comme on pourrait être tenté de le croire, de nouveaux arrivés dans la colonie infusorielle, c’est ce qui ressort avec plus de certitude encore de lobservation suivante : J’avais de suite, dans les premiers jours, afin de pouvoir les produire dans un cours, mis à part un certain nombre de filaments de conferves, qui étaient peuplés de Vaginicoles avec une richesse toute particulière, et je les avais jetés dans un verre rempli d’eau de fontaine parfaitement

pure. Je dus différer la production de mes animalcules pendant quelques jours, et lors-

Page 1