Loc. cit , p
2. La diminution des Cothurnies dans le vase où M. Stein les renfermait s'explique fort simplement ; elles ont été sans doute exterminées en grande partie par les Acinètes, animaux vraiment très-voraces.
5. M. Stein a, depuis queees lignes furent écrites, reconnu la véritable nature des sucoirs des Acinètes. (Note de 1860).
4 Loc, cit., p. 108.
rables que celles que nous venons de suppposer (M. Stein vient de décrire hypothétiquement les métamorphoses que devrait subir l'embryon de l’Acineta, s'il devenait une Acinète semblable à l’animal-parent), si nous considérons notre Acineta comme une phase du développement de l’Opercularia berberina. Or, comne nous avons déjà fait connaître plusieurs faits qui montrent la relation intime existant entre des Vorticellines et certaines formes d’Acinètes, et comme nous AVONS Vu méme une forme acinétaire résulter DIRECTEMENT de la métamorphose d'une Vaginicola crystallina (?) ", nous accorderons la préférence à l’idée que l’Acinète à appendice en languette appartient au cycle de développement de l'Opercularia berberina. »
On le voit, M. Stein outrepasse ses prémisses en prétendant avoir vu une métamorphose directe d’une Cothurnie en Acineta, puisqu'il avoue lui-même que ce n’est qu'au bout de plusieurs jours qu’il a trouvé un grand nombre d’Acinètes dans l'eau qui renfermait originairement ses Cothurnies. N’est-il pas imprudent lorsque, s'appuyant sur ces considérations, sur une certaine ressemblance de forme (qu'il sera du reste probablement seul à reconnaître), sur la présence d’un fourreau ou gaîne servant d’habitation à l'animal dans l’un et l’autre cas, ete., il conclut à une parenté probable entre les Acinètes et les Cothurnies? Il faut bien se dire que lorsque M. Stein parle d'une métamorphose d’une Vorticelline en Acinète qu'il ait réellement wwe, il s’agit toujours de ses observations sur la Cothurnia crystallina, et rien que de celles-là. Nous les avons scrupuleusement rapportées. C’est à chacun de juger si les conclusions de l'illustre
micrographe sont bien fondées.
Dès ce moment, M. Stein ne recule plus dans la hardiesse de ses combinaisons. Un rien, la présence simultanée d’une Vorticelline et d'un Acinétinien sur la coquille d’un mème mollusque ou bien sur les pattes ou sur les élytres d’un même insecte suffit pour lui faire admettre un rapport génétique entre deux êtres appartenant à des groupes tout différents. C’est ainsi que nous le voyons, à propos de l’Epistylis (Opercularia) articu-
lata, s'exprimer de la manière suivante * :
1. Und da wir sogar cine Acinetenform direct aus der Metamorphose der Paginicola crystallina hervorgehen sahen.… Loc. cit., p. 108.
2, Loc. cit., p. 109.
« J’ai toujours trouvé dans sa compagnie la forme d’Acinète que j'avais rencontrée avec elle la première fois, ce qui suflit déjà à faire conclure qu’il existe un rapport intime entre ces deux espèces d’infusoires. » (!)
Aïlleurs * il conelut tout aussi rapidement à l’existence d’une parenté entre la Podophrya Cyclopum et le Zoothamnium Parasite St. (Carchesium pygmæœum Ehr.) parce que tous deux habitent sur les Gyclopes.
« L’être acinétaire qui habite sur les Cyclopes, dit-il, offre tellement de rapport avec lAcinète à pédoncule court des lentilles d’eau (la Podophrya que M. Stein considère comme une phase du développement de la Vorticella nebulifera), soit pour ce qui tient à la forme de son corps, soit pour ce qui concerne les embryons ciliés, qu’on doit supposer que son pédoncule, lequel reste toujours fort court, ne répond point au pédoncule d’un Epistylis. I faut au contraire admettre qu'il est formé de la même manière que celui des Podophrya (c'est-à-dire de la Podophrya fixa) et des Acinètes de la lentille d'eau (Podophrya Lemnarum), car celui-ci parait également solide dans sa partie inférieure. Dans ce cas, l’Acinète des Cyclopes ne pourrait appartenir qu'au Zoothamnium qu'on trouve constamment dans sa société, et que M. Ehrenberg nomme Carchesium pygmœur (Zoothamniun Parasita St.). Or, comme ce dernier infusoire présente les mêmes variations de taille que les Acinètes en question, je ne crois pas me tromper en repportant ces derniers à ce Zoothammium, plutôt qu'à lÆpistylis digitalis, avec laquelle j’avais cru d’abord lui trouver une parenté. »
La conclusion est au moins hasardée. La seule raison un peu valable que M. Stein métte 1ci en avant pour relier la Podophrya du Cyclope avec son Zoothamnium Parasite, c’est qu’on les trouve fréquemment ensemble sur le même crustacé. Mais ce ne sont pas là les seuls parasites des Cyclopes. On trouve sur eux nombre d’autres imfusoires, même des Vorticellines, comme l’Epistylis digitalis et peut-être aussi l'Epistylis anastatica. On pourrait donc à tout aussi bon droit soutenir que la Podophrya du Gyelope est une phase du développement de l’une ou de l’autre de ces Epistylis. En effet, les arguments qué M. Stein tire de la constitution du pédicule pour prouver que sa Podo-
phrya n'appartient pas à une Epistylis n’ont pas une grande valeur; lui-même considère