Leuckart, page
2. The Infusoria. — Quarterly Journal of Microse. Science. V, 1857, p. 104.
3. Il est bien clair que nous faisons ici une exception pour les Opalines qui, n'ayant pas de bouche ,n'ont pas non plus d’anus. — Nous notons, en passant, que jusqu'ici nous n'avons jamais vu d’excrélion avoir lieu ce ez les Acinéüuiens, et qu'il n'est pas impossible que tous les infusoires appartenant à cette division soient dépourvus d'anus.
courant dirigé vers la bouche. Chez ces espèces-là l’œsophage reste continuellement béant, et il est toujours tapissé de cils à sa surface intérieure. Dans d’autres genres, on ne trouve à la surface presque pas de trace d’une fosse buccale, ou, tout au moins, cette fosse n’est pas en général armée d’un appareil ciliaire spécial. Chez ces espèceslà l’œsophage reste aplati, les parois appliquées l’une contre l’autre, aussi longtemps que l'animal ne mange pas; la bouche reste d’ordinaire contractée, et, par suite, elle est souvent fort difficile à reconnaître. Tandis que les espèces de la première catégorie font pénétrer la nourriture dans leur bouche, constamment béante, au moyen du courant entretenu par leurs cirrhes buccaux, celles de la seconde saisissent directement leur proie avec la bouche, et leur æsophage fait de véritables mouvements de déglutition. Ce mode de préhension de la nourriture est en général lié à une dilatabilité excessive de la bouche et de l’œsophage , dilatabilité qui va souvent si loin que l'animal avale des objets aussi gros et même plus gros que lui. Dans ces espèces-là l’œsophage parait dépourvu de revêtement ciliaire.
Chez les infusoires de la seconde catégorie on trouve fréquemment des appareils particuliers destinés à faciliter la préhension de la nourriture. Chez certaines espèces, le pharynx est muni de côtes longitudinales qu’on serait tenté, au premier abord, de prendre pour des bâtonnets solides, mais qui ne sont dans le fait que des plis longitudinaux destinés à faciliter l’extension de l’æsophage. C’est là le cas, par exemple, chez la Lacrymaria Olor, V'Enchelyodon farctus, etc. Chez d’autres, on voit un aspect tout analogue être produit par des baguettes réellement solides. Ce sont ces baguettes que M. Ehrenberg désigne sous le nom d'appareils dentaires en nasse. On les trouve, par exemple, dans la membrane de l’æsophage des Chilodon et des Nassules'. Des pièces dures, de forme un peu différente, arment également l’œsophage et la bouche des Dystériens.
On voit chez diverses espèces, dans l’intérieur du pharynx, un organe en proie à un
tremblement perpétuel, organe qu’on peut être parfois tenté de prendre pour une vér1-
1. C’est par suite d’un lapsus calami que M. Lachmann (Müller’s Archiv, 1856, p. 367) cite le Trachelius Ovum, comme étant un infusoire chez lequel M. Lieberkühn à reconnu l'existence d'un appareil buccal analogue à celui des
Chilodon. Il s’agit non point du Trachelius Ovum, mais d’un Amphileptus tout différent.
table membrane. M.Lieberkühn a désigné cet organe, chez les Ophryoglènes, sous le nom de lambeau ciliaire où membrane ciliaire {Wimperlappen), parce qu’en effet, ainsi que cet observateur a été le premier à le reconnaitre, cet organe n’est point une véritable membrane ondulante, mais une rangée de longs cils se mouvant avec ensemble. Chez certaines espèces, comme la Plagiotoma cordiformis, cet organe est formé par des cils forts et très-distincts.
Chez quelques infusoires ciliés, Pœsophage se continue en un véritable intestin. Ceci ne constitue pas une différence essentielle entre ces espèces-là et les autres. Il arrive seulement chez elles qu'il se développe dans le parenchyme du corps une cavité considérable qui produit un rétrécissement excessif de la cavité digestive. Celle-ci prend alors l'apparence d’un canal ramifié, doué d’une membrane propre et séparé des parois du corps par une cavité pleine de liquide. C’est là une disposition qui a été dessinée par M. Ehrenberg chez le Trachelins Ovum, et contestée par divers auteurs depuis lors. Mais M. Lieberkühn, ainsi qu'il nous l’a communiqué de bouche, il y a plusieurs années déjà, a confirmé l'exactitude des données de M. Ehrenberg, et il a trouvé le canal alimentaire du Trachelius Ovum constitué comme nous venons de le dire. Les dessins et les détails qui nous ont été communiqués par M. Lieberkühn suflisaient bien à ne nous laisser aucun doute à cet égard; cependant, nous pouvons encore ajouter que nous avons eu depuis lors l’occasion d'observer le Trachelinus Ovum, et que nous avons pu constater de tous points l’exactitude des observations de M. Lieberkühn. M. Gegenbaur', qui à publié dernièrement un travail anatomique sur ce Trachelius, a aussi reconnu l'existence d’un canal alimentaire ramifié. — Les observations de M. Lieberkühn ne se sont, du reste, pas bornées au Trachelius Ovum. à reconnu l'existence d’une disposition analogue de la cavité digestive chez le Loxodes Rostrum, et ici encore nos observations ont confirmé les siennes.
Cette disposition particulière de l’appareil digestif chez le Trachelius Ovum et le Loxodes Rostrum permet de supposer que, chez les autres infusoires aussi, la cavité digestive est limitée par une paroi propre, mais que cette paroi, étant exactement appli-
quée contre le parenchyme du corps, n’a pu être reconnue jusqu'ici. Quoi qu'il en soit,