‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 60 sur 210 · S. Stein. Infusionsth., p · texte numérisé non relu

S. Stein. Infusionsth., p

ce genre; mais d’un côté nous ne savons pas précisément s'il à eu affaire à un Campylopus où à un Schizopus, et de l’autre, le nom de Plæsconia étant encore trèsemployé en France pour désigner les Euplotes, peut donner lieu à des confusions. Aussi préférons-nous notre désignation de Campylopus.

M. Guido Wagener a observé dans la Baltique, à Wismar, un animal qui à une grande analogie avec notre Campylopus paradoæus. Nous ne pouvons taire ici la circonstance qu'il n’est pas tout-à-fait d'accord avec nous sur la manière dont est disposé l'appareil buccal. D’autres petites différences doivent être sans doute rapportées à une différence spécifique. Du reste, notre animal est trop bien caractérisé par ses pieds, ses soies et sa carapace, pour qu'il puisse régner quelque doute quant à sa déter-

mination.

2e Genre. — ASPIDISCA.

Les Aspidisca se distinguent facilement de tous les autres genres de la famille par l'absence des cirrhes frontaux.

M. Ehrenberg à caractérisé ce genre d’une manière bien différente, puisqu'il en forme une famille distincte parmi ses Allotreta, tandis que ses Oxytrichina et ses Euplotina sont, pour lui, des Catotreta. Nous avons déjà vu combien cette distinction est fictive. — La manière dont nous caractérisons notre genre Aspidisca, nous permet de faire rentrer sous cette rubrique l’espèce typique de M. Ebrenberg, son Aspidisea Lynceus. — W est probable que le genre Coccudina de M. Dujardin repose, en grande partie tout au moins, sur quelques espèces du genre Aspidisca. Mais cet auteur à donné de ses Coccudines une caractéristique tout aussi imparfaite que la diagnose générique des Aspidisca Ehrenberg. En effet, le principal caractère qui doit servir à distinguer les Coccudines des autres Plæsconiens, c’est l’absence de la bouche.— Or, un Oxytrichien astome est déjà, à priori, quelque chose de fort invraisemblable, et il n'y a, pour nous, aucune espèce de doute que les Coceudines sont toutes munies d’un orifice buccal, mais que M. Dujardin n’a su le voir. La bouche des Aspidisca est en effet

fort dificile à reconnaître, logée qu’elle est entre les deux valves de la carapace, mais

elle occupe la même position que chez les Euplotes. — Du reste, s'il est incontestable que M. Dujardin a observé en général tous ses Plæsconiens d’une manière très-1mparfaite, cela est vrai surtout de ses Coccudines, et ce serait un travail inutile et presque dérisoire que de s'arrêter aux diagnoses spécifiques qu'il a données de ces infusoires. Tout ce que nous pouvons dire à ce sujet, c’est que la Coccudina costata Duj. (Infus., p. 446, PL. X, fig. 1) et la C. polypoda Duj. (p. 447, PL. X, fig. 3) sont probablement des Aspidisca ; encore est-ce plus que douteux pour la seconde espèce, qui, à en juger par une des figures, paraîtrait avoir des cirrhes frontaux. Quant à la C. crassa Du. (p. 446, PI. X, fig. 2), c'est probablement un Euplotes, et pour ce qui concerne la C. Cicada Du. (PI. XII, fig. 1), nous n'osons nous aventurer à émettre aucune opinion quelconque.

Les Aspidisea ont, comme les Euplotes, une cuirasse apparente formée par une espèce de raideur ou d’induration des téguments. Cette cuirasse se compose de deux pièces, une carapace et un plastron, entre lesquelles se trouve, du côté gauche, un sillon assez profond. C’est dans ce sillon que sont logés les cirrhes buccaux. Ils y sont Si bien cachés que le plus souvent on a beaucoup de peine à les apercevoir. Le bord droit et antérieur de l'animal forme un are continu qui atteint une grande épaisseur. Get arc est tout-à-fait caractéristique pour le genre Aspidisea et permet de reconnaître sur-le-champ les espèces qui lui appartiennent. C'est l'extrémité gauche de cet arc que M. Ehrenberg désigne, chez l’Aspidisea Lynceus, sous le nom de front crochu ou de bec. Lorsque l’animal marche à l’aide de ses appendices, l'arc marginal forme comme une espèce d’avant-toit protecteur ou d'abat-jour qui descend bien plus bas que le niveau du plastron.

La vésicule contractile est située précisément comme chez les Euplotes et les

Schizopus. Il est probable que l’anus occupe également une place identique.

ESPÈCES

1° Aspidisca turrita. (N. PL. VIT, Fig. 11-12.) t , Syx. Euplotes turritus. El. Inf., p. 580. PI, XLI, Fig. XVI.

DIAGNOSE. Aspidisca à carapace dépourvue de côtes, mais surmontée d’une épine longue et recourbée en arrière.

Cette espèce est évidemment la fmême que M. Ehrenberg à décrite sous le nom

d'Euplotes lurritus, tout en remarquant déjà qu’elle serait mieux placée dans le genre Aspidisca. Les individus représentés par cet auteur sont armés, il est vrai, d’une épine relativement plus mince et plus longue que les nôtres. Mais M. Ehrenberg ajoute que les exemplaires figurés ont été observés dans l’eau de mer, près de Wismar, et que ceux qu'il a rencontrés dans l’eau douce, près de Berlin, avaient une épine plus courte et tronquée. Les individus que nous avons observés habitaient de même les eaux douces des environs de Berlin; toutefois, leur épine était pointue. Peut-être s'agit-il de deux espèces différentes, mais très-voisines lune de l’autre.

M. Ehrenberg compte chez son Euplotes turritus einq pieds-rames et cinq piedscrochets. Pour ce qui nous concerne, nous trouvons les premiers au nombre de cinq et les seconds au nombre de sept. Les pieds-rames sont placés immédiatement derrière le bord postérieur du plastron, et sont évidemment les analogues des pieds-rames des Euplotes, des Schizopus et des Campylopus. Toutefois, ils prennent une part beaucoup plus active que ces derniers à la marche de l'animal. Is fonctionnent déjà presque comme de véritables pieds-crochets. Le plus souvent ils se divisent, sous le rapport de leurs mouvements, en deux groupes : les trois de gauche se mouvant de concert et les deux de droite agissant pour leur propre compte. I n°y a cependant rien d’absolu dans cette règle.

Les pieds-crochets se répartissent en deux groupes : quatre d’entre eux sont placés immédiatement derrière la partie antérieure du rebord ou arc marginal. Les trois autres sont plus rapprochés du centre de la surface ventrale.

On voit lAspidisea turrita courir en sens divers sur des débris végétaux, dans des

eaux pures; son agilité est extrème, comme en général celle des Aspidisea.

2% Aspidisea Cicada. (N. PI. NII, Fig. 13-15.)

DIAGNOSE. Aspidisea à carapace non épineuse, mais ornée de 6 à 8 côtes longitudinales très-marquées.

Cette espèce, dont lg taille n’atteint guère, en longueur, que la moitié de celle de l’espèce précédente, est nettement caractérisée par les côtes de sa carapace. Il n’est pas impossible qu’elle soit identique avec l'Oxytricha Cicada Ehr. (Infus., p. 366, PI. XLI, Fig. IV). Tout au moins regardons-nous comme fort probable que cette

ET LES RHIZOPODES. 191 prétendue Oxytrique doive être rangée parmi les Aspidisca. M. Ehrenberg indique ses côtes comme étant dentelées, ce qui pourrait bien faire penser qu’elle est spécifiquement différente de notre Aspidisea Cicada. ,

Les appendices de l’Aspidisca Cicada sont au nombre de douze, comme chez l'A. turrila, et disposés parfaitement comme chez cette dermère.

Cette espèce est très-commune dans les eaux stagnantes des environs de Berlin. La petitesse de sa taille et Pagilité de ses mouvements est sans doute la cause du peu

d'attention dont on l’a honorée jusqu'ici.

3 Aspidisca Lynceus. Ehr. Inf. p. 344. PL XXXIX, Fig. 1. (NPMBIONIT"Fis."106") DiAGNOSE. Aspidisca à dos lisse, dépourvu d'épine et de côtes.

Cette espèce est fort commune aux envirous de Berlin, et c’est sans aucun doute sur elle que M. Ehrenberg à fondé son Aspidisea Lynceus. — Elle est de petite taille, comme l'A. Cicada; et, au point de vue du plastron et des appendices, elle est conformée parfaitement comme les deux espèces précédentes. Son dos lisse suffit donc à la

caractériser.

L'Euplotes aculeatus Khrenberg (Inf., p. 380, PL XLIE, Fig. XV) de la mer Baltique, est très-probablement un Aspidisea muni d’une épine analogue à celle de PA. turrila.

L’Aspidisca denticulata Ehr. (Inf., p. 344, PI. XXXIX, Fig. I), est bien probable ment un Aspidisca, mais observé d’une manière trop insuflisante pour qu'il soit possible de le retrouver.

Enfin, il est probable que, de même que certaines Coceudines de M. Dujardin, le Loxodes plicatus de M. Ehrenberg (Inf., p. 325, PI. XXXIV, Fig. IV) a été établi sur

une espèce du genre Aspidisca imparfaitement étudiée.

nn CS

EV: Famille. — MINFINNODEZ.

Les Tintinnodea sont des infusoires ciliés sur tout leur pourtour, et présentant une forme d’urne ou de eampanule analogue à celle de la plupart des Vorticellines. Le bord de la cloche, soit péristome, porte des cirrhes vigoureux formant plusieurs rangées concentriques. La bouche est située excentriquement, et l’anus n’est pas exactement terminal, mais il est placé sur le côté, non loin de lextrémité postérieure.

Les Tintinnus ont été classés par M. Ehrenberg dans la famille des Ophrydina, qui comprenait les Vorticellines cuirassées. Cette association n’était point naturelle. En effet, ces animaux n’ont de commun avec les Ophrydina que leur forme plus ou moins campanulaire et l'existence d’un fourreau protecteur. Les Ophrydina, comme toutes les autres Vorticellines, sont glabres et ne présentent pas d’autres appendices superficiels que la double rangée des cirrhes buccaux. Les Tintinnus sont, au contraire, ciliés sur toute leur surface. Il est vrai que leur habit ciliaire est formé par des cils fort courts, ce qui explique pourquoi il a échappé à M. Ehrenberg, mais il existe chez toutes les

La disposition de l’appareil destiné à conduire les aliments dans la bouche, est d’ailleurs fort différent chez les Tintinnus de ce qu'il est chez les Vorticellines. Ces dernières possèdent, comme nous l’avons vu, un disque pédonculé susceptible de s'élever et de s’abaisser, qui forme pour ainsi dire le couvercle de l'urne représentée par le corps de l'animal. Les cirrhes buccaux sont disposés en spirale sur ce disque ; le péristome lui-même ne porte aucun appendice eiliaire. Chez les Tintinnus le disque des Vorticellines fait défaut, et les cirrhes sont portés par le péristome même. A la place du disque mobile on trouve une dépression concave dont le sol va en se relevant vers le péristome et se confond avec lui. Il n'existe done rien chez les Tintinnus qui puisse s'élever au-dessus du niveau du péristone, comme peut le faire le disque vibratile

chez les Vorticellines. L'entrée de l'appareil digestif est, il est vrai, excentrique dans

les deux familles, mais tandis que chez les Vorticellines elle est située dans un sillon profond qui court entre le disque vibratile et le péristome, elle est simplement placée, chez les Tintinnus, dans le plan de la dépression concave qui tronque le corps en avant. D'ailleurs, cette ouverture est, chez ces derniers, la véritable bouche qui conduit directement dans un œsophage cilié, tandis que l’ouverture dont nous venons de parler chez les Vorticellines n'est pas la bouche proprement dite, c’est un orifice qui conduit dans un espace large, que nous avons nommé ailleurs le vestibule, espace dans lequel se trouvent deux ouvertures placées l’une à côté de l’autre, savoir la bouche proprement dite et Panus. Une semblable juxta-position de l’orifice buccal et de l’orifice anal n'existe point chez les Tintinnus. Dans cette famille, l'anus est toujours situé sur le flanc de lPurne, entre l’équateur de lanimal et son pôle postérieur. Malheureusement la vivacité de ces animaux nous a empêché de déterminer avec certitude quelle est la vraie position de cette ouverture, relativement à la bouche. Nous ne pouvons dire si elle est ventrale, dorsale ou latérale.

Chez les Vorticellines, la spire buccale se compose d’une double rangée de cirrhes qui ne fait en général qu'un tour et demi environ avant de pénétrer dans le vestibule. Chez l’Epastylis flavicans et l'E. articulata seulement, le nombre de ces tours de spire est plus considérable (environ 3 ou 4). Chez les Tintinnus, au contraire, les cirrhes buceaux implantés sur le péristome forment constamment, avant d’arriver à la bouche, plusieurs rangées concentriques. Ces rangées sont très-rapprochées les unes des autres et les cirrhes sont ou bien tranquilles et rabattus vers l’intérieur de lurne, de manière à rendre impossible l'étude de leur disposition, ou bien en proie à un tourbillonnement tel, qu'il est également impossible de s'assurer d’une manière positive de leur mode de distribution. Aussi ne nous a-t-il pas été possible de déterminer avec certitude si ces cirrhes forment des cereles concentriques indépendants les uns des autres, ou bien une spire à tours très-rapprochés. L’analogie des autres infusoires rend cette dernière alternative de beaucoup la plus probable.

On peut se demander aussi si la spire buccale des Tintinnus présente une disposition aussi exceptionnelle que celle des Vorticellines, c’est-à-dire si elle est comme cette dernière une spire dexiotrope, ou bien si elle est læotrope, comme celle de la

plupart des autres infusoires. La vivacité des Tintinnus nous à également empêchés

d'acquérir une certitude parfaite sur ce point. Toutefois, à en juger par la direction dans laquelle se produit le tourbillon, il est plus probable que la spire des Tintinnus est læotrope, c’est-à-dire inverse de celle des Vorticelles. Dans tous les cas, la spire des Tintinnus se distingue bien essentiellement de celle des Vorticellines par la circonstance que c’est son tour le plus interne qui pénètre dans la bouche, tandis que chez les Vorticellines, c’est au contraire le tour le plus externe qui pénètre dans le vestibule, et que le tour plus interne est celui qui couronne le sommet du disque vibratile.

D’après tout ce qui précède on voit évidemment que les Tmtinnodes n’ont absolument rien à faire avec les Vorticellines, et qu’une apparence trompeuse a seule conduit M. Ehrenberg à les réunir, avec une partie de ces dernières, dans la famille des Ophrydina.

Et cependant, le rapprochement peu naturel fait par M. Ehrenberg ne paraîl pas avoir trouvé jusqu'ici de contradicteurs. M. Stein (Stein, p. 36) semble avoir rangé les Tintinous parmi les Vorticellines, mais il est possible qu'il n'ait pas observé ces antmaux par lui-même. et qu'il se borne à suivre les données de M. Ehrenberg. M. Dujardin, qui à vu lui-même des Tintinnus, s’est bien plus fourvoyé encore que M. Ehrenberg, puisque, non content de laisser ces infusoires dans la famille des Vorticellines, il se refuse encore, à l’exemple de Lamarck, à les considérer comme gé-

nériquement différents des Vaginicoles.

Après s’être convaincu que la prétendue parenté entre les Tintinnodes et les Vorticellines ne repose sur aucun fondement solide, on pourrait être tenté de se demander s’il ne serait pas plus conforme à la nature d’assigner aux Tintinnus une place à côté des Stentors. Il est certain qu’une telle classification choquerait moins les analogies que celle de M. Ebrenberg. Les Stentors, comme les Tintinnus, sont ciliés sur toute leur surface ; les uns comme les autres sont dépourvus du disque vibratile des Vorticellines ; l’orifice anal est dans l’un et dans l’autre groupe fort distant de l’orifice buccal. Toutefois, nous pensons bien faire en ne réunissant pas les Stentors et les T,ntinnus dans une seule et même famille. En effet, sans parler de la position de l'anus, car

nous ne pouvons dire de l'anus des Tintinnodiens, s’il est dorsal plutôt que ventral ou

latéral, la disposition des cirrhes buccaux offre, dans les deux groupes, des différences très-considérables. Tandis que la spire buccale ne forme chez les Stentors qu'un tour complet avant d'arriver à la bouche, elle en forme, chez les Tintinnodiens, un grand nombre, peut-être jusqu’à cinq ou six. De plus, le péristome des Stentors n’est point élevé au-dessus du niveau de la troncature antérieure, comme cela a heu chez les

Tintinnodiens.

Genre unique. — TINTINNUS.

Les animaux appartenant à ce genre offrent tous les caractères de la famille, et en outre ils sont caractérisés par la présence d’une cuirasse ou fourreau analogue au fourreau des Cothurnies. Le corps est muni d’un pédoncule plus où moins long, qui va s'attacher au fond du fourreau. Le tout ressemble par suite à une cloche munie de son battant. — Le pédoncule est contractile, et tout Tintinnus est susceptible de se retirer brusquement au fond de son fourreau. Cependant, ce pédoneule n'offre pas la complication de celui des Vorticelles, des Carchesium et des Zoothamnium. Il n’est pas possible de distinguer dans son intérieur plusieurs couches de nature histologique différente. Le pédoncule des Tintinnus offre une apparence assez homogène : c’est un appendice formé par le parenchyme du corps, appendice dans lequel la cavité digestive ne pénètre pas.

Les Tintinnus nagent avec une impétuosité remarquable. On les voit traverser, comme la flèche, le champ du microscope, et leur poursuite demande beaucoup de patience et de prestesse dans les mouvements. Aussi, d'ordinaire, n'est-il possible de reconnaître un Tintinnus dans l’objet qui passe, en tourbillonnant, sous les yeux de l'observateur, que parce qu'aucun autre infusoire ne nagerait avec une vélocité semblable. Les Tintinnus sont, en effet, doués d’un appareil locomoteur très-développé : outre les cils de la surface du corps, ils possèdent des cirrhes buceaux plus longs et plus énergiques que ceux de la plupart des autres infusoires, et ces cirrhes forment

plusieurs rangées concentriques. Ge n’est done que dans des cas exceptionnels qu’on a

l’heureuse chance de pouvoir étudier l’organisation interne des Tintinnus. Il serait difficile de trouver au premier abord, dans les animaux eux-mêmes, des différences susceptibles de permettre facilement l’établissement de caractères spécifiques : heureusement que les fourreaux suffisent parfaitement à l’établissement de ces caractères; de plus, ils ont l'avantage de se conserver fort bien après la mort de l'animal, de manière à pouvoir permettre, encore longtemps après, une étude exacte de leur structure.

Les fourreaux pourront permettre, lorsqu'on le désirera, l'établissement de coupures assez tranchées dans le genre Tintinnus, tel que nous le comprenons maintenant. En effet, on pourra séparer des Tintinnus proprement dits, d’une part, les espèces qui, comme le T. mucicola, ont un fourreau purement gélatineux, et d'autre part, celles qui, comme le T. Campanula où le T. Helix, collent à leur fourreau des particules étrangères. Pour le moment, l'établissement de ces coupures ne nous paraît pas absolument nécessaire, d'autant plus que les espèces agglutinantes collent quelquefois si peu de substances étrangères à leur fourreau, que celui-ci ne paraît composé que de la substance sécrétée.

La grande majorité des Tintinnus paraît vivre dans les eaux de la mer, où on les trouve fréquemment entre les algues du rivage. Cependant la plupart mènent une vie plus essentiellement pélagique. On les pêche en grande abondance à des distances assez considérables du rivage, où ils s’ébattent près de la surface des vagues avec les larves d’échinodermes et de mollusques et des myriades de petits crustacés. Les eaux douces ne sont, du reste, pas complètement dépourvues de Tintinnus. Nous avons, à plusieurs reprises, remarqué dans les eaux douces des environs de Berlin un Tintinnus très-voisin du T. mucicola, où peut-être même identique avec lui.

ESPÈCES

1° Tintinnus inquilinus. Ehr. Inf. p. 294. PL. XXX, Fig. I. Sxs. Vaginicola inquilina. Duj. Anf. p. 561. PI, XVI bis, Fig. à. (V. PI. VIIE Fig. 2.)

DiAGNose. Tintinnus à fourreau cylindrique, homogène, atlénné à sa partie postérieure, qui est brusquement

tronquée. Cette espèce a été déjà représentée d’une manière assez exacte par MM. Ehrenberg

et Dujardin, pour ce qui concerne le fourreau. Cependant M. Ehrenberg représente ce

fourreau comme arrondi en arrière, tandis qu'il est dans le fait brusquement tronqué, de manière à présenter un fond parfaitement plat. Sous ce rapport, la figure de M. Du- Jardin est plus exacte. Par contre, ce dernier, à en juger du moins par les exemplaires que nous avons observés, n'a pas tout-à-fait raison, lorsqu'il donne à ce fourreau la forme d’un cône tronqué, c'est-à-dire lorsqu'il le fait diminuer régulièrement de diamètre depuis son ouverture jusqu'à son extrémité postérieure. Le fourreau est, dans la plus grande partie de sa longueur, exactement cylindrique. La partie postérieure seule devient brusquement cônique, mais la génératrice du cône est très-diversement inclinée, par rapport à l’axe, suivant les individus; en d’autres termes, le rapport de la hauteur du cône tronqué au rayon de sa base, est très-variable, suivant les exemplaires.

M. Ehrenberg rapporte avoir observé le T. inquilinus en 1830 et 1839, à Kiel, et en 1833, à Copenhague. Les exemplaires de Kiel étaient fixés sur des algues; ceux de Copenhague nageaïent hbrement dans l'eau du port. I n’y a pas de doute que ces deruiers ne fussent réellement des Tintinnus. Quant à ce qui concerne les premiers, la question peut paraître douteuse. En effet, nous n’avons jamais vu de Tintinnus fixés sur des objets étrangers, et, dans tous les cas, 1l est difficile d'admettre qu'un Tintinnus, après avoir erré librement dans les eaux de la mer, puisse venir se fixer, par la partie postérieure de son fourreau, sur un fucus "ou quelque autre plante marine‘. En effet, le fourreau est le produit endurci d’une sécrétion de l'animal, et doit être considéré comme une partie privée de vie. — Ainsi donc, de deux choses l’une : ou bien les prétendus T. inquilinus, observés par M. Ehrenberg dans le port de Kiel, n'étaient pas des Tintinnus, mais des Cothurnies, ou bien c’étaient des Tintinnus dont le fourreau s'était accidentellement emb arrassé dans des algues. Si les individus observés étaient nombreux, comme cela paraît avoir été le cas, c’est la première alternative qui est la plus probable. Cette opinion paraît être encore confirmée par la circonstance que la partie postérieure du fourreau chez les individus du port de Kiel, ressemble bien moins, d’après les dessins de M. Ehrenberg, à la partie correspondante du vrai T. inquilinus

que celle des individus de Copenhague.

1. M. Eichwald se trompe dans tous les cas lorsqu'il considère comme un caractère essentiel du genre Tintinpus la large adhérence du fourreau aux objets étrangers.

La longueur du fourreau du Tintinnus inquilinus est, en général, de 0,08 à Omm 19, et sa largeur de Omm,095. Mais on trouve fréquemment des individus qui, sans être plus longs, sont considérablement plus larges. Nous en avons vus qui, sur une longueur de 0®n,08, avaient une largeur de 0®®,037; chez ces individus-là, le corps même de l’animal est quatre ou cinq fois aussi gros que celui des individus ordinaires, et il remplit la plus grande partie du fourreau. La surface de celui-ci est alors moins lisse que d'habitude.

La vésicule contractile est unique ; le nucléus également.

I n’est pas rare de rencontrer deux individus dont les fourreaux sont emboîtés l’un dans l’autre. Il est possible que ce soit là la suite d’une division spontanée. L'individu supérieur aurait, dans ce cas, construit son fourreau dans celui de l’autre.

Nous avons trouvé cette espèce en abondance dans la mer du Nord, soit dans le fjord de Bergen, soit dans les eaux de Gleswær, près de Sartorôe, sur la côte occiden-

tale de Norwége.

2 Tintinnus obliquus. (N. PL IX, Fig. 1.)

Dragxose. Tintionus à fourreau cylindrique, très-étroit, homogène, atténué à sa partie postérieure, qui n'est point brusquement tronquée.

Cette espèce est voisine de la précédente; mais son fourreau est beaucoup plus étroit et ne présente pas la troncature caractéristique. Il est, du reste, un autre caractère plus important qui justifie la séparation de ces deux espèces, c’est l’extrème obliquité du péristome chez le T. obliquus, par rapport à l’axe de l'animal. Chez le T. inquilinus, le plan du péristome est presque perpendiculaire à l’axe. Dans le dessin que nous à communiqué M. Lachmann, le pédoneule n’est point fixé au fond du fourreau, mais contre la paroi, à peu près à mi-hauteur. Ce n’est point, cependant, là un caractère spécifique, car il est fréquent de voir la mème chose chez le T. inquilinus et chez beaucoup d’autres espèces.

Le T. obliquus à à peu près la longueur du T. enquilinus. W a été observé par

M. Lachmann dans la mer du Nord, près de Glesnæsholm.

3 Tintinnus Amphora. (N. PI. VIE, Fig. 3.)

Driacnose. Tintinnus à fourreau incolore, homogène, en forme de vase allongé, un peu renfé au-dessous du milieu

et évasé à son bord.

Le Tintinnus Amphora possède un fourreau d'apparence homogène, qui n’est jamais encroûté de substances étrangères ; il est parfaitementincolore et diaphane; sa forme est celle d’un vase cylindrique élancé, un peu renflé au-dessous du milieu. Sa partie postérieure va s’amincissant en cône, sans cependant se terminer tout-à-fait en pointe. Le sommet du cône est, en efet, tronqué perpendiculairement à l’axe, etle fond du vase se trouve formé par un petit disque plane. L'ouverture du fourreau est légèrement évasée.

Dans les fourreaux dépourvus de leur habitant normal, on trouve souvent un kyste pédicellé comme celui que nous avons représenté. Tantôt le kyste renferme une masse granuleuse uniforme entourant un corps réfringent à apparence huileuse, tantôt il renferme plusieurs globules sphériques à apparence granuleuse, qui contiennent chacun une vésicule incolore. Jamais nous n'avons vu trace de contractions dans cette dernière. La membrane du kyste est mince. Chaque globule paraît lui-même être entouré d’une membrane propre. — Il ne nous à pas été possible de déterminer si ces kystes sont dus à une métamorphose du Tintinnus, ou bien s'ils sont de provenance étrangère. Aussi ne parlons-nous d’eux que pour attirer l'attention sur leur présence, vraiment fort fréquente, dans les fourreaux du T. Amphora et de quelques autres Tintinnus. |

Nous avons observé le 7! Amphora dans la mer du Nord, aux environs de Glesnæsholm, près de Sartorite (Norwége). Sa longueur est, en moyenne, de 0,2 à

On 3.

4 Tintinnus acuminatus. (NV. PI. NI, Fig. 4.)

lracnose. Tintinnus à fourreau incolore, cylindrique, allongé, très-étroit, terminé en pointe à sa partie postérieure et évasé à son ouverture,

Le Tintinnus acuminatus est une des espèces les plus élégantes que nous ayons

rencontrées. Son fourreau est homogène, très-diaphane, incolore et jamais encroûté.

I est parfaitement cylindrique, et ne présente pas de renflement comme celui de l'espèce précédente. Sa partie postérieure se termine en pointe; toutefois, cette pointe n'est point en cône tronqué, comme chez le T. Amphora, mais c’est une vraie pyramide à pans parfaitement planes. L'ouverture du fourreau est largement évasée.

Ce Tintinnus a une forme très-élancée. [1 n’a de rival à ce point de vue que dans le T. subulatus. Le rapport de sa largeur à sa longueur est en effet, en moyenne, celui de 1:45. La plupart des exemplaires observés par nous avaient environ une longueur de Omm,30 et une largeur de 0mn,024.

Cette espèce à été trouvée, comme la précédente, dans la mer du Nord, aux environs de Glesnæsholm, près de Sartorde (Norwége).

9° Tintinnus Steenstrupii. (NV. PL. NUL, Fig. 5.)

DiaGNosE. Tintinnus à fourreau homogène, incolore, cylindrique, un peu renflé dans sa partie postérieure, qui présente quatre arêtes longitudinales ; ouverture largement évasée.

Le fourreau de cette espèce est, comme celui des précédentes, parfaitement diaphane et incolore, jamais encroûté. Sa forme se rapproche de celle du T. acuminatus, mais elle est relativement moins allongée; et sa partie postérieure, au lieu de se terminer en une pyramide élancée, est arrondie en un dôme qui représente une pointe mousse. Le tiers postérieur du fourreau présente quatre arêtes longitudinales, ce qui lui donnerait une forme tout-à-fait prismatique, si l’espace compris entre ces arêtes ne faisait saillie en forme d’ailes, comparables aux ailes dont est munie l'enveloppe chitineuse de beaucoup d’ascarides et d’oxyures. Ce sont ces ailes qui donnent à cette partie du fourreau une apparence de renflement. Lorsque le Tintinnus se contracte et se retire dans son fourreau, il en remplit toute la moitié postérieure et au-delà. Cependant, son corps ne pénètre jamais dans les saillies en forme d’ailes, dont la transparence n’est, partant, jamais troublée.

Cette espèce est, comme les précédentes, de Glesnæsholm, près de Sartorüe, dans

la mer du Nord (côte de Norwége). Sa longueur est d’environ Omm,9,

6" Tintinnus quadrilineatus. (N. PL. IX, Fig. 3.)

DiaGnose. Tintiunus à fourreau homogène, incolore, largement évasé, se rétrécissant graduellement en arrière pour finir par une pointe obtuse, et orné de quatre cannelures, qui ne s'étendent pas jusqu’à l'ouverture.

La seule inspection de la figure suflit pour justifier cette espèce. Nous remarquerons seulement que la coque, à l’endroit où elle s’évase pour former l'ouverture, atteint une épaisseur beaucoup plus grande que partout ailleurs. — Le T. quadri-

lineatus a été observé par M. Lachmann, dans la mer du Nord, sur la côte de Nor-

7° Tintinnus denticulatus. Ehr. Monatsbcht. Berl. Akad. 1840, p. 201. SyN, Cothurnia? perlepida Bailey.

(V. PI. VIII, Fig. 4 et 4 A.)

DrAGNOSE. Tintinnus à fourreau de forme cylindrique, incolore, chagriné d’une manière Lout-à-fait régulière, terminé en pointe à sa partie postérieure et dentelé à son bord antérieur.

M. Ehrenberg a décrit, en 1840, un Tintinnus, dont 11 n’a pas donné de figure, dans les termes suivants : © T. lorica cylindrica, hyalina, punctorum seriebus eleganter sculpta, marqine frontali acute denticulato et aculeo postico terminata. Magn. |, lin. In mari boreali. »

Malgré la coneision de cette description, nous ne croyons pas nous tromper en rapportant notre Tintinnus au T. denticulatus de M. Ehrenberg.

Le fourreau de cette espèce est incolore et diaphane, comme celui de toutes les espèces que nous avons vues jusqu'ici; mais, au lieu d’être homogène, comme chez ces dernières, il offre une structure très-élégante qui frappe les regards dès l’abord. Le fourreau est chagriné par suite de la présence de petits champs circulaires, ou plutôt (vus à un très-fort grossissement) hexagonaux, disposés régulièrement à côté les uns des autres, comme le représente notre figure 4 A. Les champs ou facettes réfractent

la lumière moins fortement que les espaces intermédiaires, sans doute parce qu'ils sont

plus minces, si bien qu’on pourrait être tenté de croire le fourreau percé à jour et formé par un treillis extrêmement délicat. Mais ce n’est là qu'une apparence”.

Lorsque le T. denticulatus est adulte, le bord de son ouverture présente une série de petites dentelures fort régulières, dontles pointes vont souvent en se renversant légèrement en dehors, de manière à former un léger évasement. Lorsque l’animal n’est pas adulte, ou, du moins, lorsque son fourreau est encore en voie de formation, le bord de celuici est également dentelé. Mais cette dentelure-là est différente de celle que nous venons de décrire. C’est, en effet, une apparence produite par les interstices plus épais des champs plus minces en voie de formation. Les dents sont, dans ce cas, un peu plus petites que celles du bord définitif.

Les facettes circulaires et amincies du fourreau n’ont point partout les mêmes dimensions. Dans le voisinage de l’ouverture, c’est-à-dire dans la partie du fourreau qui est formée en dernier lieu, le diamètre de ces facettes est beaucoup plus petit que dans les régions situées plus en arrière. Dans le quart antérieur du fourreau, on voit ces facettes diminuer de plus en plus, à mesure qu’on se rapproche du bord de louverture.

Nous avons dit, dans la diagnose de l’espèce, que le fourreau est cylindrique et terminé en pointe en arrière. Telle est en effet la forme normale, mais cette forme est soumise à des variations assez nombreuses, quoique légères. Tantôt le fourreau représente un cylindre ayant partout le même diamètre, et se rétrécissant brusquement pour se prolonger en une pointe plus ou moins longue, comparable à un paratonnerre sur un dôme; tantôt le cylindre, après avoir conservé longtemps la même largeur, se transforme graduellement en un cône, qui se termine lui-même en une pointe souvent fort acérée. Dans quelques cas, exceptionnels il est vrai, le fourreau va en diminuant insensiblement depuis son ouverture jusqu’à la pointe. Il n’a plus alors la forme d’un cylindre terminé par une pointe, mais celle d’un cône très-allongé. Enfin, on rencontre parfois des individus dont le fourreau est renflé dans sa partie postérieure. Ce renflement est suivi en arrière d’un rétrécissement subit, qui se continue dans la pointe

1. M. Bailey, qui n’a vu que la coque de cette espèce et qui l’a prise pour celle d’une Cothurnia, en a donné une

bonne figure. V. Notes on new Species and localities of Microscopical Organisms, Smithsonian Contr. {o KHnowledge. Nov. 1855, p. 13, fig. 27.

terminale. Dans toutes ces variétés de forme, la pointe terminale peut présenter des longueurs très-différentes, suivant les individus.

La longueur moyenne du T. denticulatus est de Om 1% environ.

Nous avons trouvé cette espèce en abondance sur divers points de la côte de Norwége (fjord de Christiania, fjord de Bergen, environs de Glesnæsholm, près de Sartorüe). Parmi une série de dessins relatifs aux infusoires qui nous ont été communiqués par M. le professeur Christian Boeck, de Christiania, il s’en est trouvé une dizaine relatifs à cette espèce. Les dessins de M. Boeck sont très-exacts et répètent à peu près toutes les variétés de forme que nous avons observées nous-mêmes. Le T. denticulatus a été observé par M. Boeck, en 1839, dans la mer du Spitzberg, et, en 1843, dans le fjord de Christiania. M. Ehrenberg l’ayant observé aussi dans la Baltique, cette

espèce paraît être assez répandue dans les mers du Nord.

8° Tintinnus Ehrenbergii. (N. PL VUE, Fig. 6-7.)

DiAGNOSE. Tintinnus à fourreau cylindrique très-épais, incolore, finement granuleux et terminé en arrière par une à 1 pas,

pointe mousse.

Cette belle espèce se distingue de suite des précédentes par sa grande taille et l’épaisseur très-considérable de son fourreau. Celui-ci est régulièrement cylindrique, et s’arrondit assez subitement à la partie postérieure pour se prolonger ensuite en une pointe obtuse et très-épaisse. Le bord antérieur n’est nullement évasé et ne présente pas de dentelures. A un fort grossissement, on reconnaît que le fourreau, du reste diaphane et incolore, présente une structure analogue à celle du fourreau du T. denticulatus. Seulement, les facettes sont ici infiniment plus petites ; ce qui fait qu'on ne les aperçoit, à un grossissement de trois cents diamètres, que comme une fine granulation. Autant que nous en avons pu juger, cette structure est restreinte à la surface externe du fourreau : c'est une sculpture de cette surface. L’épaisseur même du fourreau nous à semblé exempte de structure.

L’habitant de ce fourreau est un des plus gros Tintinnus que nous ayons observés jusqu'ici. Le pédoncule qui le fixe dans son habitation est très-vigoureux. Les cirrhes du péristome déploient dans leur mouvement une énergie toute particuhère. — Les

vésicules contractiles sont au nombre de deux.

20% ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES Nous avons dédié cette espèce à M. le professeur Ehrenberg. Le T. Ehrenberqii a été observé par nous dans la mer du Nord, à Glesnæsholm, près de Sartorôe (Norwège).

9° Tintinnus Lagenula. (N. PL. VIE, Fig. 10 et 11.)

DrAGNosE. Tintinnus à fourreau en forme de petite bouteille ventrue, arrondie au fond et munie d’un col très-

large et très-court.

Le T. Lagenul, bien caractérisé par sa forme, n’a pas un fourreau aussi diaphane que les six espèces précédentes. On peut distinguer chez les individus adultes deux partiés nettement tranchées dans le fourreau, à savoir le ventre de la bouteille et le col. Le ventre est en général assez obscur, le col est incolore et très-diaphane. La ligne de séparation de ces deux parties est toujours nettement dessinée. Lorsqu'on ne considère ce fourreau qu’à un grossissement de 250 à 300 diamètres, on est tenté de considérer le col comme étant fraîchement ébauché et encore en voie de formation, et la partie ventrue comme terminée et incrustée de substances étrangères. Telle a été aussi pendant longtemps notre opinion. Toutefois, un examen de l’animal, à un grossissement de 6 ou 700 diamètres, montre qu'il n’en est pas ainsi. La partie ventrue n'est nullement incrustée, mais elle présente une structure très-régulière, structure qui fait entièrement défaut dans le col: Toute la région renflée et obscure est semée de petites verrues arrondies, présentant en leur centre une tache qu’on serait tenté de considérer comme une perforation dans le sens de l’axe de la verrue. Lorsqu'une fois on s’est assuré de l’existence de cette structure, on la reconnaît facilement à un grossissement moindre. Le col est, comme nous le disions, dépourvu de toute structure, et son bord se renverse en dehors chez les individus adultes. — Chez quelques exemplaires, ce col est plus long, et sur le milieu de sa longueur se voit une arête circulaire qui lui forme une espèce de collier en relief. Cette anomalie est due, sans doute, à ce que lanimal a subi, à une certaine époque de sa vie, un arrêt de croissance et a terminé sa demeure en l'ornant de son rebord définitif, et que, plus tard, il a recommencé sa croissance et a augmenté sa maison d’un étage. On voit souvent quelque chose d’analogue pour le péristome des Hélix. Chez les individus encore en croissance, le fourreau est dépourvu dans la règle de toute trace de rebord. Chez ceux qui sont encore fort jeunes, il manque même le col

du fourreau.

ET LES RRIZOPODES. 205

Le T. Lagenula à une longueur moyenne de Omm,03. Cette espèce est extrêmement abondante dans le fjord de Bergen et dans les eaux de Glesnæsholm, près de Sartorüe (mer du Nord).

10 Tintinnus subulatus. Ehr. Inf., p. 294. PI. XXX, Fig. HL. Sxx. Vaginicola subulata. Duj., p. 562.

(EPL. NE Fig:15.)

DraGwose. Tintinnus à fourreau incolore, cylindrique, étroit et terminé en arrière par une pointe acérée. La partie antérieure du fourreau présente des stries transversales à intervalles réguliers.

Cette forme élégante est, avec le T. acuminatus, celle, de toutes les espèces jusqu'ici observées, dont le fourreau est le plus élancé. Le rapport de sa largeur à sa longueur est, en effet, en moyenne celui de 1 : 10 ou 12. Le fourreau est d’une extrême | transparence. Dans sa plus grande longueur, il représente un cylindre parfaitement régulier; mais dans la partie postérieure, la génératrice du cylindre passe insensiblement à une génératrice de cône, et il en résulte que le fourreau se termine par une pointe allongée. L’inclinaison de la génératrice du cône, par rapport à l'axe, est du reste fort variable selon les individus, ou, en d’autres termes, la longueur de la pointe varie entre des limites assez considérables. À en juger par les dessins de M. Ehrenberg, la pointe n’était pas, chez les individus observés par ce savant, dans l'axe du fourreau, mais déjetée d’un côté. Les nombreux exemplaires que nous avons eus sous les yeux l'avaient cependant tous dans la ligne même de l'axe. La partie antérieure du fourreau présente des stries transverses, largement espacées, mais très-régulières. Leur nombre est très-variable. Souvent on en compte de quinze à vingt, souvent aussi davantage. Les stries postérieures sont en général moins évidentes que les antérieures. L’ouverture ne présente pas trace d'évasement.

La longueur moyenne des exemplaires observés est d'environ Omm,29; la largeur, de 0,021.

Cette espèce est abondante dans la mer du Nord. Nous l'avons trouvée en abondauce à Vallée (fjord de Christiania), dans le fjord de Bergen, et à Glesnæs, près de

Sartorüe.

11° Tintinnus cinctus. (V. PI. VIII, Fig. 143.)

Diaëose. Tintinnus à fourreau cylindrique, évasé à son ouverture, terminé en pointe pen allongée en arrière, et muni dans toute sa longueur de stries transverses très-espacées.

Ce Tintinnus est relativement beaucoup plus large que le précédent, dont il n’atteint pas tout-à-fait la longueur. Le fourreau n’est pas parfaitement incolore, mais comme troublé par une couche de poussière. Il est possible que cette apparence soit produite par une agglutination de particules étrangères fort minimes. Le fourreau est de forme cylindrique; il s’évase légèrement et presque insensiblement en avant. En arrière, il s’arrondit brusquement en un dôme surmonté d’une pointe peu allongée. Celle-ci est souvent infléchie d’un côté ou de l’autre. Des stries transversales, trèsespacées, se voient dans toute sa longueur.

Le T. cinctus a été observé par nous dans la mer du Nord, près de Glesnæsholm

(côte occidentale de Norwége).

12 Tintinnus Helix. (N. PI. VIIT, Fig. 8.)

DrAGNOsE. Tintinnus à fourreau grisâtre, cylindrique, présentant en arrière les traces d’un euroulement hélicoïdal

et orné dans sa partie antérieure de stries transversales assez espacées.

Ce Tintinnus possède un fourreau bien distinet de tous les précédents. Il est relatüivement large, parfaitement cylindrique dans sa plus grande longueur, et dépourvu de toute trace d’évasement à son ouverture. Sa partie postérieure présente un sillon spiral, plus ou moins régulier et plus ou moins long, qui donne à cette partie l’apparence d’un enroulement en hélice turriculée. L’extrémité postérieure se termine en pointe souvent infléchie d’un côté ou de l’autre. La partie antérieure présente des stries transversales parfaitement semblables à celles que nous avons déjà signalées chez le T. subulatus. Toutefois, le T. Helix est bien distinct de cette dernière espèce, non seulement par l’enroulement hélicoïdal apparent, mais encore par sa largeur relativement bien plus considérable. En effet, tandis que le rapport de la largeur à la lon-

gueur est chez le Tintinnus subulatus celui de 4 : 40 ou 19, il n’est, chez le T. Helix

que de 4 : 3 ou 4. D'ailleurs, le fourreau du T. subulatus est toujours incolore et parfaitement transparent, tandis que celui du T. Helix est constamment grisâtre et seulement translucide. Cette apparence est produite par un encroûtement, dû à l’agglutination de particules étrangères très-petites sur la surface. Il est même probable que cet encroûtement est la seule cause qui empêche de poursuivre les stries transversales jusqu’au commencement de l’enroulement hélicoïdal. En effet, chez les individus les plus transparents, on réussit à reconnaître des traces légères de ces stries sur toute la partie exactement cylindrique du fourreau.

Cette espèce a été observée dans la mer du Nord, près de Vallée (fjord de Chris-

tiania). Sa longueur est d'environ Omm 15.

13° Tintinnus annulatus. (N. PI. IX, Fig. 2.)

DraGNosE. Tintinuus à fourreau encroûté, cylindrique, présentant dans sa partie postérieure plusieurs renflements circulaires et dépourvu de stries transversales dans sa partie antérieure.

Cette espèce se rapproche beaucoup de la précédente; mais, au lieu du sillon spiral, elle présente plusieurs étranglements cireulaires, qui laissent entre eux des intervalles très-saillants. Sa partie antérieure, qui est exactement cylindrique, est en général, un peu moins large que la partie annelée. Cette espèce a été observée par M. Lach-

mann dans le fjord de Christiania, près de Vallée. 14° Tintinnus Campanula. Ehr. Monatsb. der Berl. Akad. 1840, p. 201.

(NP RON "Fie:19)

DragNose. Tintinnus à fourreau encroûté, peu transparent, terminé en pointe en arrière et largement évasé en

cloche en avant.

Nous espérons ne pas nous tromper en rapportant au 7. Campanula de M. Ehrenberg les individus que nous avons observés dans le fjord de Ghristiania et sur lesquels nous basons notre diagnose. M. Ehrenberg n’a point donné de figure de son T. Campanula, et s’est borné à la décrire en ces termes : € T. corpore hyalino, lorica late campanulata, fronte dilatata, postica parte acuminata. Magn. ‘/,, lin. » — Cette

description, un peu concise pour n'être pas accompagnée de figure, cadre assez bien

avec les caractères de notre espèce. Le fourreau du Tintinnus Campanula à très-exactement la forme d’une cloche un peu allongée, munie d’un suspensoir un peu long, et très-largement évasée à son ouverture. Le diamètre de cet évasement est du reste trèsvariable, suivant les individus. Chez quelques-uns, l'élargissement s'opère si brusquement, que le passage de la partie à peu près cylindrique de la cloche à la partie évasée forme un angle très-sensible. Parfois la partie évasée est notablement plus longue que la partie cylindrique, mais c’est cependant l'exception. — Les parois du fourreau sont plus encroûtées que chez l'espèce précédente, ce qui les rend encore moins transparentes.

Longueur moyenne : Omm,15 à 0,20.

Provenance : eaux de la mer, près de Valle (fjord de Christiania!.

15° Tintinnus ventricosus. (N. PI. IX. Fig. 4.)

DIAGNOSE. Tintinnus à fourreau encroûté, ayant la forme d'une petite bouteille large se terminant en arrière par une pointe très-obtuse; panse très-large'en avant et surmontée par un col plus étroit et fort court.

Cette espèce n’a de rapport de forme qu'avec le T. Lagenula, mais elle s’en distingue par son encroûtement prononcé de particules étrangères, et surtout par la forme de sa partie postérieure ainsi que par son col plus étroit, par rapport au corps de la bouteille. — Elle à été observée par M. Lachmann, dans la mer du Nord, sur les

côtes de Norwége.

16° Tintinnus Urnula. (N. PI. VIE, Fig. 14.)

Dracxose. Tintinnus à fourreau cylindrique, large, court, transparent, mais à teinte légèrement enfumée, terminé en pointe en arrière et présentant une corniche cireulaire non loin de son ouverture.

Le fourreau du T. Urnula, bien que transparent, est obscurei par une teinte enfumée, sans qu’on puisse aflirmer que cette teinte soit due à un encroûtement par des substances étrangères. De toutes les espèces décrites jusqu'ici, c’est celle dont la largeur est relativement la plus considérable. En effet, le rapport de la largeur à la longeur est, en moyenne, celui de: 4 ‘/,. Le bord antérieur est à peine évasé, mais

forme un replat qui est bordé en dedans par un cerceau élevé, un peu plus étroit. En

d’autres termes, ce bord forme un cercle à deux étages, dont chacun est finement dentelé, et à une petite distance, en arrière de l'ouverture, le fourreau présente une corniche circulaire faisant saillie à Pextérieur. Le calibre intérieur croît en diamètre, dans cette région, d’une quantité correspondant à la saillie de la corniche. Le bord de cette dernière est, en général, très-finement dentelé.

Du reste, le fourreau ne représente pas, abstraction faite de la corniche. un cylindre parfait, la génératrice de ce cylindre n'étant pas parfaitement rectiligne, mais légèrement ondulée.

L'animal n’a qu'une seule vésicule contractile.

La longueur moyenne du fourreau est de O"n,14, la largeur de Omm 10.

Le T. Urnula s’est trouvé en abondance dans la mer de Glesnæs, près de Sartorüe

(côte de Norwége.)

17° Tintinnus mucicola. (NV. PI. VIT, Fig. 12.)

DrAGNosE. Tintinous à fourreau cylindrique, très-large, transparent et d'apparence gélatineuse; pas trace de pointe en arrière,

Le fourreau du Ÿ. mucicola est très-large, relativement à son habitant, lequel est porté par un pédoncule beaucoup plus long que celui des autres espèces. Ce fourreau a l'air fort délicat, et composé seulement d’une espèce de gelée. La surface en est irrégulière et parait jouir, jusqu'à un certain point, de la propriété d’agglutiner des substances étrangères. Cependant les quelques individus que nous avons observés possédaient un fourreau transparent et incolore.

Le fourreau n’est point évasé à son ouverture; il conserve partout une largeur égale, et s’arrondit brusquement en dôme à son extrémité postérieure, sans trace de pointe.

Cette espèce à été observée par nous dans la mer du Nord (fjord de Bergen, en Norwége.)

Les eaux douces de Berlin renferment une espèce de Tintinnus assez rare, qui est très-voisine du Ÿ. mucicola. Malheureusement, nous n’en avons pas fait d’esquisse, et

nous ne pouvons aflirmer si elle est spécifiquement différente de l'espèce marine.

Le bref séjour que nous fimes en Norwége, pendant l'été de 4855, nous a permis d'augmenter considérablement le nombre des Tintinnus connus *. Cela suffit à montrer qu'une étude approfondie de la faune infusorielle marine accroîtrait ce nombre encore bien davantage. Nous avons observé nous-mêmes plusieurs fourreaux, trouvés libres et dépourvus d'habitants, flottants à la surface de la mer, fourreaux qu'on peut rapporter, presque avec certitude, à des Tintinnus. Tel est, en particulier, celui que nous avons représenté dans la Fig. 16 de la PI. VITE, et qui a été trouvé dans la mer de Glesnæsholm, près de Sartorüe (Norwége). — M. le professeur Straustrup, de Copenhague. a eu l’obligeance de nous remettre des Thalassicolles, pêchées par M. le capitaine Hygon, à différentes latitudes, dans l'Océan atlantique. Parmi ces Thalassicolles se sont trouvés des fourreaux vides qui ont appartenu, sans doute, à des infusoires, peut-être à des animaux de la famille des Tintinnus. Nous désirons attirer l’attention des observateurs sur ces fourreaux, qui se distinguent de ceux des Tintinnus et de ceux de tous les infusoires connus, par la circonstance qu'ils sont doubles. En effet. on voit les parois du fourreau, après avoir formé le bord de l'ouverture, se rabattre à l'intérieur et former un second fourreau dans l’intérieur du premier. Ces fourreaux sont donc parfaitement construits comme les casques à mèches dont tant de bourgeois européens aiment à coiffer leur chef pendant la nuit. Il serait fort intéressant de connaître, soit la nature des habitants de ces fourreaux, soit surtout le mode de genèse de ces singulières habitations. Nous avons représenté deux de ces fourreaux dans les Fig. 5 et 6 de la PI. IX.

1. M. Ehrenberg a donné le nom de 7. Cothurnia à une espèce dont il ne donne que la diagnose (Monatsb. d. Berl. Akad. d. Wiss., 1840, p. 201) et que nous croyons différente de toutes celles que nous avons décrites.

V‘ Famille. — BURSARINSA.

Les Bursariens sont des infusoires ciliés à æsophage béant, qui possèdent une rangée de cirrhes buccaux, formant un arc du spiral læotrope. Ils se distinguent donc des Colpodiens par la présence d’une spire buccale, des Vorticellines par la direction inverse de cette spire et par la circonstance que leur bouche et leur anus ne sont jamais placés dans une fosse commune ; enfin, ils se distinguent des Tintinnodiens par le fait que leur spire buccale ne forme jamais plusieurs tours concentriques.

La création de la famille des Bursariens remonte à M. Dujardin, qui y faisait rentrer les « animaux à corps très-contractiles, de forme très-variable, le plus souvent ovales, ovoïdes ou oblongs, ciliés partout. avec une large bouche entourée de cils en moustache ou en spirale. » Cette définition renferme déjà les traits les plus essentiels de la nôtre, et, dans le fait, les 5 genres que M. Dujardin classait dans sa famille des Bursariens doivent bien conserver la place qu'il leur avait assignée. Néanmoins, cette définition n’est pas très-exacte, surtout pour €e qui concerne la largeur de la bouche et la contractilité du corps. En effet, la bouche des Plagiotomes et des Spirostomes n'est rien moins que large, et quant à l’excessive contractilité du corps qui caractérise, en effet, les Spirostomes et les Kondylostomes, elle disparaît souvent complètement chez les autres genres, que M. Dujardin place dans la famille, savoir : les Plagiotomes, les Ophryoglènes et les Bursaires. Ces infusoires-ci offrent fréquemment une contractilité du parenchyme aussi minime que les Paramecium.

Il est encore un genre que M. Dujardin, pour être fidèle à sa définition, aurait dû faire rentrer dans la famille des Bursariens, mais qu’il a néanmoins classé tout autre part, savoir parmi ses Urcéolariens. C’est le genre des Stentors. Cette inconséquence provient uniquement d’une inexactitude dans les termes dont s’est servi ce savant pour

ses définitions. Il dit, en effet, et cela est parfaitement exact pour les Stentors, que les

Urcéolariens sont pourvus, à l'extrémité antérieure et supérieure, d’une rangée marginale de cils très-forts, disposés en spirale, ef conduisant à la bouche, qui est située dans le bord même. Chez les Bursariens, au contraire, il trouve la bouche large et enlourée de cils en moustache ou en spirale. Cependant, un simple coup-d'æil jeté sur un Leucophrys, un Spirostome ou un Plagiotome, enseigne immédiatement que ces infusoires se comportent, au point de vue de leur spire buccale, précisément comme les Stentors. M. Dujardin a, chez les Bursariens, confondu avec la bouche la dépression entourée par les cirrhes buccaux, que nous appelons dépression où fosse buccale, dépression à l’angle inférieur de laquelle est situé l'orifice buccal, tandis que chez les Urcéolariens, il a soigneusement distingué la bouche de cette fosse buccale.

Les Stentors une fois détachés de la famille, peu naturelle, des Urcéolariens, pour être réunis à celle des Bursariens, celle-ci nous semble former un groupe bien déhmité, et nous ne partageons point l'avis de M. Stein, qui reproche à M. Dujardin de n'avoir pas saisi les vrais caractères des Bursaires". Ce reproche est surtout fondé sur ce que M. Dujardin a séparé certains infusoires du genre Bursaria de M. Ehrenberg, pour en former son genre Plagiotome. Or, n’en déplaise à M. Stein, nous ne saurions désapprouver une mesure qui à pour but de séparer génériquement deux animaux aussi différents entre eux que la Bursaria truncatella et la Bursaria cordiformis {Plagiotoma) de M. Ehrenberg. Pour ce qui nous concerne, nous aimerions mieux les placer dans deux familles différentes que de les laisser dans un même genre.

M. Perty, qui a adopté la famille si peu naturelle des Urcéolariens de M. Dujardin, a complètement démembré la famille, bien meilleure, des Bursariens, et, en agissant ainsi, il a procédé, comme d'habitude en pareil cas, sans dire pourquoi. En effet, sa famille des Bursariens ne se compose que de deux genres, Lembadium et Bursaria, dont le premier est de création nouvelle, si bien que la famille ne se trouve plus renfermer qu'un seul des cinq genres pour lesquels M. Dujardin l'avait formée. Les quatre autres sont relégués par M. Perty dans les familles qu’il baptise des noms de Cobalina, Parameciina et Urceolarina, et la famille des Bursariens se trouve réduite à une légi-

time des plus modiques, sans qu'il ait plu à l’auteur de nous en donner une diagnose.

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