‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 81 sur 210 · Mueller’s Archiv. Juni · texte numérisé non relu

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secondairement, par conséquent, avec les nôtres. Il est certain maintenant que l’organe ramifié que M. Ehrenberg représente chez le Trachelius Ovum, existe bien réellement, et qu'il est un intestin parfaitement incontestable, comme ce savant l’avait affirmé. C’est l'existence de cet organe qui nous détermine à distinguer génériquement le Trachelius Ovum des autres Trachelius de M. Ehrenberg. M. Perty avait déjà fondé pour lui le genre Harmodirus. Mais il est d’autant moins à regretter que ce nom ne soit pas conservé, que M. Perty fondait le genre Harmodirus non pas sur l’existence du canal alimentaire, qu’il n’avait pas su reconnaître, mais sur la présence d’un appendice en forme de trompe, oubliant que bien d’autres membres de la famille des Trachéliens sont munis d’un appendice semblable, tout en possédant, comme le Trachelius Ovum, un corps plus ou moins globuleux.

Nous avons déjà signalé ailleurs que M. Gegenbaur croit avoir trouvé une communication entre la cavité générale (distincte de l’intestin) du Trachelius Ovum

et le monde extérieur. Nous n’avons pas eu jusqu'ici l’occasion de contrôler cette J

observation.

Les infusoires décrits par M. Ehrenberg, sous les noms de Trachelius Anas, T. Meleagris, T. vorax, T. Anaticula, rentrent dans le genre Amphileptus. Il en est probablement de même du Trachelius Falx Duj.'

Le Trachelius Lamella Ehr. et sans doute aussi le Tr. strictus Duj. sont des Loxophyllum. Quant au Trachelius teres Duj., il est trop imparfaitement observé jusqu'ici. Mais c’est aussi sans doute un Loxophyllum ou un Amphileptus.

Le Trachelius apiculatus Perty est un Trachelophyllum. Le Trachelius noduliferus et le Tr. pusillus Perty sont, autant qu’on peut en juger par les mauvaises figures qu'en a données leur auteur, ou des Lacrymaires ou des Trachelophyllum.

Enfin, le Trachelius trichophorus Ehr. et le Tr. globulifer Ebr. n'appartiennent très-

décidément pas au groupe des Trachéliens et ne sont pas mème des infusoires ciliés.

1. La diagnose que M. Ehrenberg donne de son T? laliceps de la mer du Nord (Monatsber. d. k. p. Akad. d. Wiss. Zu Berlin, 1840, p. 202) est trop insuffisante pour que nous puissions émettre une opinion sur les affinités de £et animal.

ET LES RHIZOPODES. 347 Le premier est un Astasien, auquel on peut donner le nom d’Asfasia trichophora. M. Ehrenberg, qui ne le rapporte qu'avec doute au genre Trachelius et ne peut s’empêcher de relever son analogie avec les Astasies, convient lui-même qu'il n’a jamais pu s'assurer de l'existence de cils à la surface du corps. Le second, observé par M. Ehrenberg entre des conferves de l’frtisch, pourrait bien, selon le savant de Berlin, être encore plus parent des Trachelomonas que des Trachelius, et, sur ce point, nous

sommes parfaitement de son avis.

14 Genre. — AMPHILEPTUS.

Les Amphileptus sont des animaux du groupe des Trachéliens, munis d’une bouche placée à la base d’un prolongement plus ou moins long, souvent en forme de cou, et ne présentant pas de distribution arborescente de la cavité digestive. Ce sont des animaux en général aplatis, mais susceptibles de se dilater excessivement et de devenir globuleux lorsqu'ils ont avalé beaucoup de nourriture. C’est un genre nombreux, dans lequel on pourra sans doute, plus tard, à la suite d’études plus approfondies, établir des coupes utiles. Ce genre comprend, comme nous l'avons déjà vu plus haut, presque tous les Trachéliens et les Amphileptus de M. Ehrenberg : les différences anatomiques par lesquelles ce savant avait cru pouvoir différencier ces deux genres n'existent réellement pas. Mais d’autres différences génériques plus certaines pourraient peut-être servir de base à d’autres distinctions. Chez certaines espèces, le prolongement en forme de col est très-long et étroit, et la cavité du corps ne paraît pas se prolonger dans son intérieur, tandis que chez d’autres cette cavité s'étend jusqu’à l'extrémité antérieure. Beaucoup d'espèces présentent, sur la partie du corps qui est en avant de la bouche, sinon une rangée de cirrhes buccaux, du moins une région présentant des cils plus forts que le reste de la surface du corps, région que M. Dujardin désigne assez heureusement sous le nom de crinière. C’est aussi dans

cette région-là que sont logés, chez quelques espèces, des trichocystes. D'autres Am-

phileptus ne laissent pas reconnaître de crinière proprement dite; mais, comme on trouve tous les passages possibles entre les Amphileptus à crinière et ceux qui en sont dépourvus, nous n'avons pas osé baser des coupes génériques sur un caractère aussi incertain.

Les diverses espèces d’Amphileptus présentent: des différences très-nombreuses, quant au nombre des vésicules contractiles et des nueléus. Certaines espèces possèdent une seule vésicule contractile, placée chez les unes près de la base du col, chez les autres, au contraire, près de l’extrémité postérieure. D’autres en présentent un grand nombre. Dans ce cas, les vésicules sont souvent disposées linéairement le long du bord ventral ou du bord dorsal, ou même de tous les deux, et ce sont elles que M. Ehrenberg a considérées comme des réservoirs (Saftblasen) contenant un suc propre destiné à jouer un rôle dans la digestion. Du reste, il est aussi des espèces qui présentent une distribution uniforme des vésicules contractiles dans tout leur parenchyme. Le nucléus est tantôt simple, tantôt multiple. Chez plusieurs espèces, il se montre très-constamment en nombre double. *

L’anus est situé, comme en général dans la famille, non loin de l’extrémité postérieure. Dans les espèces qui se terminent en pointe, il est placé à la base de la pointe et, à ce qu'il paraît, en général du côté dorsal.

Nous ne figurons qu'un petit nombre d’Amphileptus, soit parce que ces animaux sont très-souvent de grande taille, soit surtout parce que les dessins de M. Ehrenberg sont en général parfaitement suflisants. Ce genre paraît, du reste, être trèsnombreux, et il n’y à pas de doute que la suite ne vienne à nous faire connaître beaucoup d’espèces non décrites jusqu'ici. Nous sentons vivement combien l’étude que avons faite de ce genre est encore superficielle, et combien tout ce qui tient à la délimitation des espèces laisse encore à désirer. Nous croyons toutefois rendre un service signalé à l’étude systématique des infusoires, et faire un premier pas vers une topographie raisonnée du groupe des Trachéliens en faisant tomber les barrières tout artificielles que MM. Ehrenberg et Dujardin avaient élevées entre les infusoires qu'ils répartissaient dans leurs genres Trachelius, Amphileptus, Dileptus, etc., et dans des familles éloignées les unes des autres.

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ESPÈCES

1° Amphileptus Gigas. (N. PI. XVI, Fig. 3.) DraGNosE. Amphileptus à trompe formant un cinquième ou un sixième de la longueur totale ; œsophage muni de plis simulant des baguettes ; vésicules contractiles semées dans tout le parenchyme: crinière très-marquée.

Cet infusoire, un des plus grands qui peuplent nos eaux douces, s’est offert à nous, çà et là, dans les eaux de Berlin. Il n’a été décrit jusqu'ici, à notre connaissance, par aucun auteur. Il se promène majestueusement, glissant avec lenteur entre les algues, déployant toute la masse de son corps lorsqu'il vogue dans une eau libre, mais se repliant et se contournant bizarrement lorsqu'il rencontre des obstacles à sa progression. Son corps est en général assez renflé par les aliments qu’il contient, sans cependant devenir vraiment cylindrique. Sa trompe, plus aplatie que son corps, atteint environ un cinquième de la longueur de celui-ci; elle est munie d’une crinière trèsmarquée. L'extrémité même de la trompe présente comme une espèce de papille. Dans la région qui correspond à la crinière depuis l'extrémité de la trompe jusqu'à sa base, c’est-à-dire jusqu’à la bouche, Je parenchyme contient des trichocystes parfaitement semblables à ceux du Paramecium Aurelia. Les bords de l'ouverture buccale sont tuméfiés en manière de bourrelet, mais sont appliqués l’un contre l’autre lorsque l'animal ne mange pas, de manière à former deux lèvres fermées. L'œsophage est

conique et présente une striure longitudinale, qui rappelle tout-à-fait l'appareil

buccal des Chilodon, bien que les baguettes soient moins nettement indiquées. Il ne parait cependant pas que la cuticule de l’œsophage présente chez cet Amphileptus de véritables indurations longitudinales en forme de baguettes; tout au moins, il n’y a pas de doute que les stries diffluent aussi rapidement que le reste du corps. Nous regardons donc comme probable que les stries présentées par l’æsophage ne sont que l'expression de plis de la cuticule. Lorsque l’'Amphileptus avale un gros objet, les stries semblent disparaître, sans doute parce que les plis s’effacent par suite de la distension de l’œsophage.

Les vésicules contractiles sont très-nombreuses et distribuées à peu près unifor-

mément dans tout le parenchyme. La trompe elle-même en possède plusieurs. Il ne

nous à pas été possible d'estimer avec quelque exactitude le nombre de ces vésicules. Les gros exemplaires peuvent en avoir Jusqu'à cinquante et au-dessus. On voit, du reste, se répéter ici un fait dont on peut se convaincre chez la plupart des infusoires doués d’un grand nombre de vésicules contractiles, à savoir que les petits exemplaires possèdent moins de vésicules que les gros.

Le nucléus est un corps unique courbé en $S et un peu renflé à ses deux extrémités, souvent aussi dans son milieu.

Nous avons mesuré des individus dont la taille atteignait jusqu’à un millimètre

et demi.

20 Amphileptus Cyqnus. (V. PI. XVIE, Fig. 1.)

DrAGNosE. Amphileptus à trompe flexible à peu près égale au corps en longueur, munie d'une crinière ou moustache développée; vésicule contractile unique à la base du col.

Cette grande espèce ne s’est présentée que rarement à nous. Elle se reconnaît immédiatement à sa trompe très-longue et aplatie en lame, qui s’agite élégamment dans l’eau comme la corde d’un fouet. Cette trompe conserve partout une largeur à peu près égale, ce qui lui donne l’apparence d’une yraie lanière. Elle est munie d’une crinière fournie quise termine à la base du col, dans une excavation où se trouve la bouche. Cette crinière produit dans l’eau, comme cela a lieu en général chez tous les Amphileptus qui en sont pourvus, un tourbillon qui amène vers la bouche les objets avoisinants. Cependant, ces objets ne sont jamais ingérés dans la bouche par la force du remous des cils. Les lèvres jouent toujours un rôle actif dans la préhension de la nourriture, et l’acte de préhension est suivi d’une véritable déglutition.

Le corps est comprimé à un degré moindre cependant que la trompe, et il va en diminuant rapidement de diamètre, de l’avant à l’arrière, pour se terminer enfin en pointe aiguë.

La vésicule contractile est grosse et unique. Elle est logée à la base de la trompe, tout en étant opposée à bouche. En un mot, elle se trouve très-rapprochée du dos.

Le dessin que nous avons conservé de cet animal ne nous indique malheureuse-

ment rien au sujet du nucléus.

Le corps atteint une longueur de 0"®,2, la trompe et la queue non comprises.

Nous avons trouvé l’Amphileptus Cygnus dans de l’eau provenant du pare (Thier-

garten) de Berlin.

3° Amphileptus Anas.

Syx. Trachelius Anas. Er. Infus., p. 455. PI. XXXII, Fig. VI. ? Amphileplus viridis. Ehr. Infus., p. 556. PL XXXVIIE, Fig. I.

DiAGNOSE. Amphileptus à trompe allongée, munie de deux nucléus arrondis et d’une vésicule contractile unique située non loin de l'extrémité postérieure.

M. Ehrenberg donne une bonne figure de cet Amphileptus, dont il a reconnu le double nucléus. Il ne parle pas de la vésicule contractile; mais nous ne doutons pas que l’animal qu’il a eu sous les yeux n’ait eu une vésicule contractile unique, située non loin de l’extrémité postérieure, d'autant plus que ce savant dessine à cette place une vésicule qu'il considère comme une dilatation sphérique de l’intestin.

L'Amphileptus Anas a une assez grande ressemblance avec l’Amphileptus viridis Ehr. Malheureusement, cette dernière espèce n’a pas été assez suffisamment caractérisée par son auteur. Le seul caractère réellement distinctif qui soit indiqué est celui de la couleur. Or, nous savons qu’une coloration verte peut résulter, chez tous les infusoires, d’un dépôt de granules de chlorophylle. I n’y a donc pas là de quoi fonder une espèce. M. Ehrenberg ne dit rien des ou du nucléus. La vésicule contractile est située vers l'extrémité postérieure. Nous aurions réuni sans hésitation l’Amphileptus viridis à V Amphileptus Anas, n’était le prolongement caudal dont le premier paraît être muni. Peut-être, ce caractère aidant, parviendra-t-on un Jour à retrouver

le vrai Amphileptus viridis. \

4° Amphileptus vorax.

Six. Trachelius voraæx. Ebr. Infus., p. 321. PI. XXXII, Fig. VE

DiAGNOSE. Amphileptus à trompe de longueur moyenne, corps arrondi à l'extrémité postérieure; nucléus unique ;

probablement une seule vésicule contractile.

Cet Amphileptus, dont la description se trouve plus détaillée dans l'ouvrage de M. Ehrenberg, ne nous est pas connu. Mais il doit être facilement reconnaissable

aux caractères indiqués, et se légitime parfaitement comme véritable Amphileptus.

9° Amphileptus moniliger. Ebr. Infus., p. 356. PL. XXXVIIL, Fig. 1.

DraGxose. Amphileptus à trompe de longueur moyenne; corps arrondi à l'extrémité postérieure; un nucléus en chapelet.

Cet espèce, de M. Ehrenberg, ne nous est pas plus connue que la précédente. Mais elle sera toujours reconnaissable à son nucléus. En effet, si celui-ci n’est pas toujours en chapelet (car il est probable que c’est là une forme que le nucléus n’affecte qu’en vue de la reproduction), 1l doit être, dans tous les cas, très-allongé, à peu près comme celui de l'Amphileptus Gigas. Or, c’est là une forme qui ne se rencontre que rarement chez les Amphileptus. Il est regrettable que M. Ehrenberg n'ait rien pu

nous apprendre sur la ou les vésicules contractiles.

6° Aphileptus Anser. Ebr. Infus., p. 355. PI. XXXVIL Fig. 4. Syx. Dileplus Anser. Du. Inf., p. 407.

DrAGNOSE. Amphileptus à trompe allongée; corps terminé en pointe et muni d’une seule vésicule contractile, située près de l'extrémité postérieure ; nucléus double.

Cet élégant infusoire à été suflisamment bien décrit par M. Ehrenberg, qui en a déjà reconnu exactement la vésicule contractile et les nucléus. Nous avons seulement à ajouter que l’œsophage présente des stries longitudinales, semblables à celles que nous avons décrites chez l’Amphileptus Gigas; mais nous ne saurions dire si ces stries répondent à de simples plis de la cuticule ou à des indurations en baguette.

7° Amphileptus margaritifer. Ebr. Inf., p. 35. PI. XXXVIL.

DiAGNoSE. Amphileptus à trompe allongée ; corps terminé en pointe et muni d'une rangée de vésicules contractiles le long du dos.

Cette diagnose n’est qu'imparfaite, parce que nous ne sommes nous-mêmes pas parfaitement certains de l'animal auquel M. Ehrenberg a donné le nom d’Amphileptus margaritifer. Toutefois, nous ne doutons pas qu’une étude plus approfondie des Amphileptus ne fixe d’une manière parfaitement positive l'espèce même de M. Ehrenberg.

Ge savant n’attribue à son Amphileptus margaritifer qu'une seule vésicule eontractile,

mais il décrit en outre une rangée de vésicules renfermant un suc destiné à jouer un rôle dans la digestion. Or, pour nous, il n’y a pas de doute que ces dernières vésicules ne soient les vraies vésicules contractiles; car nous trouvons les vésicules contractiles disposées ainsi chez plusieurs Amphileptus, proches parents les uns des autres, et dont l’un doit être très-certainement l’Amphileptus margaritifer de M. Ehrenberg. — Nous possédons différentes esquisses des Amphileptus en question, mais nous n'en communiquons aucune, parce que nous ne sommes pas encore en état de délimiter ici les espèces. Parmi les Amphileptus voisins de l'Amphileptus margaritifer de M. Ehrenberg, les uns ont l’extrémité postérieure terminée en pointe arquée, et l’anus situé à la base de cette pointe du côté du dos, tandis que les autres sont arrondis à l'extrémité et possèdent un anus tout-à-fait terminal, dans l'axe même du corps. Ceux-ci ont la trompe aplatie en lanière, ceux-là l’ont presque cylindrique. Tantôt la rangée des vésicules contractiles se prolonge très-avant dans la trompe, tantôt elle semble cesser à la base de celle-ci. Le nombre de ces vésicules est aussi très-variable. Chez beaucoup d'individus, on trouve, outre la rangée dorsale, quelques vésicules contractiles distribuées, çà et là, dans le reste du corps; quelques-uns présentent même une rangée ventrale parallèle à la rangée dorsale, mais, en général, formée d’un nombre moins considérable de vésicules. Parfois l'extrémité hbre du col est surmontée d’une sorte de papille digitiforme. La bouche et le nucléus offrent aussi des différences. — Ce sont là tout autant de variations qui méritent d’être étudiées avec soin. Pour le moment, l'établissement de coupes spécifiques basées sur elles serait prématurée.

8° Amplileptus Meleagris.

Sxx. Trachelius Meleagris. Ehr. Inf., p. 521. PL. XXXIIE, fig. 8. (non Amphileptus Meleagris. Ebr. Inf.)

DiaëNosE. Partie du corps située en avant de la bouche à peine rétrécie en forme de trompe; vésicules contractiles distribuées sur tout le pourtour; nucléus double,

Nous n’osons affirmer d’une manière bien positive que notre Amphileptus Meleagris soit le Trachelius Meleagris de M. Ehrenberg, bien qu'il s’en rapproche à beaucoup d’égards. Le Trachelius Meleagris de cet auteur semble posséder une partie

antérieure plus étroite que ne l’est le plus souvent la partie correspondante de notre

Amphileptus Meleagris. Toutefois, ce dernier étant soumis à des variations de forme plus considérables que tous les autres Amphileptus, nous n’ajoutons pas trop de valeur à ce détail. L’Amphileptus Meleagris est si commun dans la Sprée et les étangs des environs de Berlin, qu'il n’est pas probable qu'il ait pu échapper aux investigations de M. Ehrenberg; et, comme parmi les dessins de cet auteur il n’en est aucun qui concorde mieux avec cet animal que celui du Trachelius Meleagris, t’est une présomption nouvelle en faveur de l'identité de son Trachelius et de notre- Amphi-

leptus.

De tous les Amphileptus que nous connaissons, celui-ci est l’espèce chez laquelle la bouche est le plus difficile à reconnaître. Les lèvres s'appliquent si bien l’une contre l’autre qu'il est à peine possible de reconnaitre la positition de l’ouverture buccale lorsque l'animal ne mange pas. Mais lorsque l’Amphileptus Meleagris est sur le point de saisir une proie, on voit la bouche s'ouvrir béante et engloutir tout à la fois l’objet désiré.

La partie antérieure du corps est à peine rétrécie en trompe, mais elle est très-aplatie, et la cavité digestive ne pénètre pas très-avant dans son intérieur.

Les vésicules contractiles sont nombreuses (douze à quinze environ) et disposées le long du bord, soit ventral, soit dorsal. M. Ehrenberg n’attribue, il est vrai, que deux vésicules contractiles à son Trachelius Meleagris, mais, comme chez l’Amphileptus margaritifer, 1 décrit le long du bord dorsal une rangée de vésicules contractiles contenant un suc utile à la digestion. Or, il n’y a pas de doute pour nous qu'ici, comme chez l'Amphileptus margaritifer, les soi-disant vésicules à suc digestif (Saftblæschen) ne soient la rangée des vésicules contractiles. Que M. Ehrenberg n'ait pas vu la rangée ventrale n’a rien d'étonnant, parce qu’elle n’est, en effet, pas toujours très-facile à reconnaître, surtout lorsque l’animal a pris beaucoup de nourriture. Pour peu qu’on fixe avec quelqu’attention la rangée de vésicules, on ne tarde pas à voir l’une des vésicules disparaître subitement, puis une seconde, puis une troisième, et

ainsi de suite.

Les nucléus sont deux corps ronds ou ovales, déjà figurés par M. Ehrenberg.

La longueur moyenne de l'animal est d’environ Omm,9,

C’est sur cette espèce que nous avons fait les observations intéressantes qui seront rapportées dans la troisième partie de ce mémoire, à propos des kystes trouvés sur les pédoncules de lEpistylis plicatilis.

L'Amphileptus Meleagris Ehr. n’est pas synonyme de notre Amphileptus Meleagris,

mais du Loxophyllum Meleagris Duj., dont il sera question plus loin.

9 Amphileptus longicollis. Ebr. Inf., p. 357. PI. XXXVIIL Fig. 5.

DraëNose. Bouche plus rapprochée de l'extrémité postérieure que de l’extrémité antérieure ; crinière très-prononcée; une rangée de 9 à 10 vésicules contractiles.

Cette espèce, qui nous est parfaitement inconnue, est clairement distincte de toutes les précédentes par la position de sa bouche. M. Ehrenberg lui attribue, comme à beaucoup d’autres espèces, une rangée de vésicules contenant un suc propre à la digestion, vésicules qu'il faut sans aucun doute considérer comme des vésicules

contractiles.

10° Amphileptus Anaticula.

Syx. Trachelius Analicula. Ebr. 5. Abh., p. 130. (NS PI ANT, Fig.14:)

DIAGNOSE, Amphileptus en forme de poire, à trompe s'élargissant peu à peu en un corps globuleux ; vésicule contractile unique et terminale,

Cet Amphileptus, plus petit que tous les précédents, est une des espèces les plus communes. La bouche, située à la base d’une trompe ayant environ un tiers de la longueur du corps, est à peine reconnaissable sous la forme d’une légère dépression lorsque l’animal ne mange pas. Elle est susceptible d’une dilatation excessive, car l'Amphileptus Anaticula est une des espèces qui avalent les proies relativement le plus grosses. Aussi n'est-il pas rare de trouver des individus tout-à-fait déformés par un objet aussi gros que l’animal même qui l’a avalé. La vésicule contractile est située tout-à-fait à l'extrémité postérieure. C’est aussi là que se trouve l'anus.

Le nucléus est un corps unique, arrondi.

La trompe est revêtue de cils légèrement plus longs que ceux du reste de la surface du corps.

La longueur de l’Amphileptus Anaticula est d'environ Omn,08 à 0,1.

L'animal que M. Dujardin figure dans sa planche 6 sous le nom de Lacrymaria fercta et dont il ne donne aucune description dans le texte, est un Amphileptus trèsvoisin de lAmph. Anaticula, où peut-être même identique avec lui.

Nous avons observé dans la mer, près de Bergen en Norwége, un Amphileptus proche parent de l’Amphileptus Anaticula, mais s’en distinguant par la position de sa vésicule contractile. Celle-ci, au lieu d’être terminale, était située près de la bouche, à la base du cou. Toutefois, comme nous n’avons observé qu’un individu de cette espèce, du reste peu saillante, nous n’avons pas pensé devoir forger pour lui un nom

nouveau.

Le Dileptus granulosus' de M. Dujardin est très-certainement un Amphileptus, probablement voisin de notre Amphileptus Cygnus. W est à regretter que M. Dujardin ne nous apprenne rien sur son nucléus ni sur sa ou ses vésicules contractiles.

L’Acineria incurvata Duj. est une espèce maritime qui appartient, nous le supposons, au genre Amphileptus.

Quant à lAcineria acuta Daj. (nf., p. 402. PI. 6, fig, 15), il ne nous est guère possible de la différencier de l'Amphileptus Anaticula. H est, du reste, à remarquer que le dessin que M. Dujardin donne de cette espèce est en opposition formelle avec la caractéristique du genre Acineria Duj.

Il est possible également qu'il faille rapporter au genre Amphileptus le Trachelius Falz Duj. (Duj., p. 400. PI. 6, Fig. 8, 9 et 17), à moins que ce ne soit un Loxophyllum.

L’Amphileptus papillosus Ehr. (Inf., 357. PI. XXX VIII, Fig. 5) n’est très-certainement pas un Amphileptus ; nous avons même de fortes raisons pour supposer que ce n'est pas un infusoire cilié. M. Ehrenberg doutait lui-même fortement que la place

qu'il lui avait assignée dans son système fût la plus naturelle.

1. Le nom de Déleplus granulosus n'existe que dans l'explication de la planche 11 de M. Dujardin. Dans le texte >. 409) l'auteur n’avait pas encore jugé à propos de donner un nom à cet animal, dont il ne touche un mot qu'en Ï juge à Prof »

passant.

Enfin, l’Amphileptus Fasciola Ehr. doit rentrer dans le genre Loxophyllum, à propos

duquel nous en ferons mention tout à l’heure.

15° Genre. —LOXOPHYLLUNM.

Les Loxophyllum sont des Trachéliens excessivement aplatis, réduits en quelque sorte à l’état de feuille ou de lame mince. Ils sont, il est vrai, susceptibles de se gonfler considérablement comme tous les Trachéliens, par l'absorption d’une trèsgrande quantité d'aliments, mais leur corps n’en reste pas moins entouré d’un limbe aplati, laminaire, très-transparent, formé par une zone, dans laquelle ne pénètre pas la cavité du corps. L'existence de ce limbe permet de distinguer avec certitude les Loxophyllum des Amphileptus.

M. Dujardin, en fondant le genre Loxophyllum, le caractérisait d’une manière assez différente des lignes qui précèdent. Ce genre était formé, pour lui, par des animaux à corps très-déprimé, lamelliforme, oblique, très-flexible et sinueux ou ondulé sur les bords, ayant la bouche latérale et des cils en lignes parallèles écartées. — Cette définition avait l'inconvénient de ne pouvoir s’appliquer qu'au seul Loxophyllum Meleagris, et point du tout aux autres Trachéliens vraiment lamelliformes.

Le genre Loxophyllum, tel que nous l’entendons maintenant, a l'avantage de comprendre tous les Trachéliens essentiellement lamelliformes, qui ne se traînent jamais en tournant autour de leur axe, mais nagent, pour ainsi dire, constamment en conservant leur forme de lame étendue. Il y a bien, il est vrai, des Amphileptus qui nagent le plus souvent de cette manière, mais tous paraissent plus ou moins susceptibles d’un mouvement de rotation autour de leur axe longitudinal, tandis que les Loxophyllum se replient bien diversement, mais sans présenter de rotation semblable.

Tous les Loxophylles jusqu'ici connus ont une seule vésicule contractile «placée près de l'extrémité postérieure, c’est-à-dire près de l'anus.

La partie du corps qui est située en avant de la bouche est tantôt très-rétrécie, de

308 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES manière à figurer une espèce de lanière (Loxophyllum Fasciola), tantôt non (L. Melea gris et L. armatum).

ESPÈCES

1° Loxophyllum Meleagris. Duij. Inf., p. 488. PI. XIV, Fig. 6. SYx. Amphileptus Meleagris. Ehr. Infus., PI XXXVIII, Fig. 4.

(V. PL. XVI, Fig. 9.)

Draëxose. Loxophyllum à bouche très-rapprochée de l'extrémité antérieure ; bord dorsal crénelé ; un long nucléus en ruban, ou une rangée de nucléus ovales et nombreux; limbe faisant tout le tour du corps; pas de trichocystes.

Cet infusoire nage élégamment et avec lenteur et frappe par son excessive transparence lorsqu'il ne renferme que peu de matières avalées. La surface est striée longitudinalement. Le bord dorsal présente une série de petits mamelons plus épais qui lui donnent une apparence crénelée déjà signalée par Otto-Friederich Mueller. M. Ehrenberg compte de sept à huit créneaux, mais le plus souvent il y en a davantage, et ce nombre est du reste très-variable suivant la grosseur des individus.

La bouche est située pas très-loin de l'extrémité antérieure, mais elle reste d’ordinaire complètement fermée, de sorte qu’elle est difficile à voir lorsque l'animal ne mange pas. Elle ne se montre alors que sous la forme d’une petite échancrure du bord ventral. Le limbe formé par le parenchyme est en général un peu plus large du côté du ventre que du côté du dos (côté crénelé). L’anus est situé non pas exactement à l'extrémité postérieure, mais sur le dos, entre cette extrémité et une grosse vésicule, qui est la vésicule contractile. M. Ehrenberg avait déjà remarqué avec justesse que l'anus est placé, non pas du même côté (longitudinal) que la bouche, mais du côté opposé. Et en effet, la place qu'il désigne comme étant l’ouverture anale (Ehr. PI. XXXVIHII, Fig. IV, Aa) est parfaitement exacte. Par contre, M. Perty est bien décidément dans l’erreur lorsqu'il affirme que l’anus est situé sur le même bord que la bouche. C’est, du reste, sur la position de cette dernière qu'il paraît s'être mépris, puisqu'il la place sur le bord concave, c’est-à-dire sur le bord crénelé.

La vésicule contractile n’a pas été signalée par M. Ehrenberg, et ce ne sont naturellement ni M. Dujardin, ni M. Perty qui ont comblé cette lacune. Néanmoins, elle

est très-facile à reconnaitre, étant excessivement grosse et jamais voilée par les ali-

ments contenus dans la cavité du corps. Elle est située près du bord dorsal, non loin de l’extrémité postérieure. Il serait vraiment surprenant que cette vésicule eût échappé aux regards investigateurs de M. Ehrenberg, et, de fait, il n’en a point été ainsi. La vésicule se trouve clairement dessinée dans l’une des figures de M. Ehrenberg (Ehr. PI. XXXVITF, Fig. IV, 4); mais il est probable que cette vésicule, étant placée tout auprès de l’anus, M. Ehrenberg l’a considérée comme une simple dilatation du canal alimentaire supposé. C’est du moins là une méprise qu’a faite souvent le savant berlinois. Il transforme, par exemple, également la vésicule contractile du Spirostome

gee

ambigu en une dilatation d’un rectum supposé, parce que cette vésicule est lo tout près de l’anus.

De la vésicule contractile part un vaisseau qui s'étend parallèlement au bord dorsal et tout près de ce bord jusqu’à l’extrémité antérieure de l'animal. A chaque contraction de la vésicule, on voit ce vaisseau se renfler, puis se vider de nouveau dans la vésicule elle-même pendant la diastole de celle-ci.

M. Ehrenberg paraît, lorsqu'on lit ce qu'il rapporte du Loxophyllum Meleagris, n'avoir rien vu du nucléus. Il ne parle du moins pas de glande séminale. Et cependant le nucléus ne lui a pas échappé, comme nous allons le voir tout à l'heure. Cet organe est en général multiple. Il se présente sous la forme d’une rangée de corps ovalaires, incolores, qui s'étend parallèlement au bord ventral dans la plus grande partie de la longueur de l’animal, c’est-à-dire environ de la bouche à la vésicule contractile. 2% nucléus sont parfois au nombre de 12 ou 15; parfois aussi il y en a moins. Souvent la ligne formée par eux n’est pas exactement parallèle au bord ventral du Loxophyllum, mais présente une allure un peu sinueuse. Dans certains cas, la rangée des corps ovalaires est interrompue par un corps en forme de ruban, équivalant, par sa longueur, à trois ou quatre corps ovalaires ordinaires. Enfin, nous avons rencontré une fois un Loxophyllum Meleagris chez lequel la rangée de nucléus ovalaires était remplacée par un long nucléus en ruban. Il est évident que nous avons ici affaire à quelque chose d’identique à ce que nous avons déjà vu chez les Stentors. Le nucléus est primitivement de forme rubanaire. Plus tard, il prend une forme de chapelet, puis enfin chaque élément du chapelet devient indépendant. C’est là un phénomène qui, sans doute, est en rapport

avec la formation des embryons, comme nous aurons l’occasion de le montrer dans

la troisième partie de ce travail. Les individus chez lesquels la rangée des nucléus ovalaires est interrompue par la présence d’un corps rubanaire, sont des individus chez lesquels le nucléus est en voie de division. Des fragments se sont déjà séparés de Jui à ses deux extrémités, mais la partie moyenne forme encore un corps continu plus ou moins en forme de ruban. à

Ï serait étonnant, comme nous le disions, qu’un tel nucléus eût échappé aux investigations de M. Ehrenberg. Mais il n’en est rien. La plupart des observateurs paraissent avoir vu les nucléus, mais ils les ont diversement et en général faussement interprétés. Déjà Otto-Friederich Mueller dit de son Kolpoda Meleagris ( Loxophyllum Meleagris Duj.) qu'il est orné près de son bord latéral postérieur (c’est-à-dire de sou bord ventral, car il appelle le bord crénelé le bord latéral antérieur) de douze globules ou davantage, qui sont égaux entre eux, diaphanes et forment une rangée longitudinale droite ou ondulée suivant les mouvements de l’animal. Mais Mueller ne fait pas de supposition sur la valeur de ces globules. M. Ehrenberg remarqua, à la même place où Mueller décrit ses globules, huit ou dix taches claires et incolores, souvent difficiles à voir, qui sont, à n’en pas douter, les nucléus en question. Mais M. Ehrenberg avait malheureusement l'esprit préoccupé de ses idées théoriques sur la polygastricité. Il avait vu, chez divers Amphileptus (A. margaritifer, A. longicollis, A. |Trachelius Ehr.] Meleagris) une rangée de vésicules qu'il avait supposées remplies d’un

suc propre à la digestion, bien qu’elles fussent en réalité des vésicules contractiles. Il

s’imagina donc trouver dans ces taches claires du Loxophyllum Meleagris Yanalogue de

ces vésicules : il en fit des vésicules à suc digestif (Saftblasen).

M. Dujardin paraît n'avoir pas vu lui-même les nucléus. En revanche, M. Perty a su les trouver, puisqu'il dit que la seule trace d'organisation que lui aient offert même les plus grands exemplaires de Loxophyllun Meleagris consistait en une rangée irré-

gulière de vésicules elliptiques, dans lesquelles il pense devoir chercher des blasties.

Or, ce que M. Perty nomme Wusties, ce sont, suivant sa définition, des corps reprodue-

teurs. M. Perty a donc été guidé ici par une sorte d’instinct heureux, car les nucléus étant réellement des corps reproducteurs, méritent bien le nom de basties dans le sens de M. Perty. Mais il ne faut pas les paralléliser avec tous les objets hétérogènes que le

savant professeur de Berne a fait entrer, bon gré, mal gré, sous cette rubrique.

ET LES RIHIZOPODES. 361

Nous avons observé le Loæophyllum Meleagris dans des eaux stagnantes à Leszezyn, près de Rybnick en Haute-Silésie, et dans le Thiergarten de Berlin. La longueur

moyenne des individus que nous avons observés était d'environ Omm,3.

20 Loxophyllum Fasciola.

Sy. Amphileplus Fasciola. Ehr. Inf., p. 556, PI. XXXVIHIE Fig. 5. Dileptus Folium. Duj. Inf., p. 409. PI, XI, Fig. G. ? Pelecida costata. Perty. Zur Kenntniss, ete., p. 152, PI. VI, Fig. 7.

DrAGNOSE. Loxophyllum à trompe allongée, en forme de lanière et formant à elle seule plus d’un tiers de la longueur totale; corps terminé en pointe plus ou moins obtuse; nucléus double ; pas de trichocystes; bord dorsal non crénelé,

L’Amphileptus fasciola de M. Ehrenberg doit forcément rentrer dans le genre Loxophyllum, tel que nous l'avons défini. Les individus 4 à #4 de la figure III (PI. XXXVIID) de cet auteur représentent l'animal d’une manière suffisamment exacte, et nous sommes dispensés par là de donner un dessin nouveau. Les autres individus représentés par M. Ehrenberg ne sont pas gravés aussi correctement, et nous doutons en particulier que ceux qui portent les numéros 9 à 14 appartiennent bien à la même espèce que les autres.

Le limbe transparent, dans lequel ne pénètre pas la cavité du corps, est proportionnellement moins large chez le Loxophyllum Fasciola que dans l'espèce précédente, bien que toujours facile à reconnaître. La zone centrale du corps, c’est-à-dire celle qui correspond à la cavité digestive, est souvent trés-renflée par les aliments qu'elle contient. L’anus, comme M. Ehrenberg l’a déjà fort exactement remarqué, n’est pas situé à l'extrémité postérieure du corps, mais à la base de la pointe qui la termine. C’est pour cela que nous doutons un peu aujourd’hui que l'animal, représenté ailleurs par lun de nous‘ sous le nom d’Amphileptus Fasciola, soit bien réellement identique à celui que M. Ehrenberg a désigné sous ce nom. En effet, la figure en question représente un animal à anus tout-à-fait terminal et dépourvu de tout appendice caudal. Il ne faut pas oublier cependant que la Lacrymaria Olor est tantôt

arrondie, tantôt pointue en arrière.

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