DE I. A TOURNELLE
MOYENNES PAS DMII-SlfeciE.
i l jnillet 1615
janvier 1649
îanvier 1651
1" mars 1658
mars 1711
25 décembre 1740
janvier 1751
14 novembre 1764
4 mars 1784
4 février 17 99
3 janvier 1 802
3 mars 1 807
mai 1836
février 1 850
Les indications fournies par ce tableau sont frappantes. La baisse continue des inondations pour chaque demi-siècle est un fait des plusremarquables. Les eaux s’élevaient en moyenne à 8“ 34 dans la première moi lié du dix-septième siècle ; elles ne s’élèvent qu’à 6m,47 de notre temps; sous ce rapport, nous avons eu une amélioration de près de 2 mètres, et cependant on n'a pas cessé d’abattre des arbres, de transformer les forêts en terres cultivées.
Que ferions- nous donc aujourd hui, je ledemande, en reboisant nos terrains? Pas autre chose qu’une
malheureuse tentative pour revenir à ces anciens temps où le niveau des crues de la Seine s'élevait jusqu’à 9 mètres au-dessus de l'étiage. Et qu’on le remarque bien, le niveau du Paris de cette époque était plus bas que celui du Paris moderne, le champ des inondations était donc plus vaste et les nappes liquides perdaient en élévation ce quelles gagnaient en largeur. Aujourd'hui, au contraire, Paris s'est exhaussé, les quais qui bordent la rivière donnent à celle-ci, pour un même débit des eaux, des regontlements supérieurs à ceux d'autrefois, et cependant la portée des inondations a diminué de 1 mètre par siècle.
Il nous est donc permis de déduire de ces études cette triple et heureuse conclusion : que, contrairement aux idées généralement accréditées, le déboisement nous donne ;
Plus de pluie dans l’année.
Moins d’eaux torrentielles.
Plus de blé.