AVANT-PROPOS DE (.ÉDITEUR. XV
« Concluons donc de tout ceci que le déboisement peut bieu,
« contrairement aux idées généralement accréditées, et ainsi « que le pense notre auteur, produire plus de pluie dans » l'année et moins d'eaux torrentielles, en même temps qu'il » sert à donner plus de blé.
« Le chapitre VU et dernier traite des dépenses, voies et « moyens.
« L'auteur, malgré les incertitudes naturelles de l’évaluation » des dépenses nécessitées par la mise eu {pratique de son sy- * slèine, pense, avec raison, qu’il est bon de chercher quel sera « le chiflre approximatif de ces dépenses, alin de déterminer « le système financier qu'il conviendra d’adopter.
« U estime avec beaucoup de soin, quant au bassin de la ** Loire , les dépenses de réservoirs , de digues transversales ,
>> vannes, canaux do dérivation et de décharge, création d’un « lit d étiage, ouvrages sur les affluents, etc., et les porte à une ■u somme de 70 millions qui, quintuplée, lui donne pour la
« France entière une dépense de 350 millions. Ce chiffre est » très-considérable, sans doute, mais il égale à peiuo le sixième « de la dépense de deux aimées do guerre, et procurera de « longues années de prospérité.
« L'auteur estime à 24 millions la charge annuelle qu'il con- « viendra de s’imposer pour ces travaux ; considérant ensuite « que ceux-ci doivent profiter à la fois à 1 Etat et aux pro- « priétaires, commerçants et industriels des pays inoudôs, il « porte à 12 millions la part de l'Etat et à une somme égale u celle des particuliers, qui seront imposés proportionnelle- « ment à la zone d'inondation dans laquelle ils se trouveraient,
« absolument de même qu'en fait de dessèchement de marais. .
« Ce revenu annuel de 24 millions, au lieu d’être appliqué « directement à l'exécution des travaux, sera employé à payer s les annuités relatives aux intérêts et à l'amortissement d’un <* emprunt de 35U millions, qui permettra défaire ces travaux « dans un bref délai.
# Ici se termine l'excellent mémoire inscrit sous le n“ 791.
« Ces détails ont dù vous faire reconnaître qu’il offre d’éuai-
XVi AVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR.
« nentes qualités qui dévoilent l'ingénieur habile et pratique. « Nous espérons que, prenant en considération le haut mérite « d’un mémoire dont la publication ne pourra que vous faire « honneur, vous n'hésiterez pas à décider, avec nous, qu’il est « digne du prix que vous avez offert. »
Nous ne saurions rien ajouter à cette exposition ; elle donne une idée complète du plan de l'ouvrage : elle fait pressentir tout ce que les pages qu'on va lire contiennent de remarquable; elle constate le mérite d’un travail qui assure un progrès à la science, en môme temps qu'il apporte aux intérêts matériels du pays des garanties de sécurité impatiemment attendues.
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« Quant au système général à adopter pour < mettre, dans l’avenir, à l'abri de si terribles « fléaux nos riches vallées traversées par de « grands fleuves, voilé ce qui manque encore « eL ce qu'il faut absolument et immédiatet ment trouver. »
( Lettre de S. M. l'Empereur SapoUon 111 il U. le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics. )
Après les désastres produits, eu 1856, par les inondations dans toute l'étendue de notre territoire, l'esprit public fut vivement préoccupé en France. Ce
1 Nous croyons utile, autant pour éviter tout reproche do plagiat que pour laisser à chacun le mérite et la priorité do ses œuvres, de constater ici que notre travail , bien qu’il ne soit rendu public que vers le milieu do 1857, était complètement terminé avant la fin de l’année 1856, et que, dès le mois de décembre dernier, la copie du manuscrit en avait été remise à l’Académie de Bordeaux.
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ne fut pas seulement parmi ceux que le fléau avait frappés que se montrèrent de profondes afflictions ; la douleur fut universelle; les simples spectateurs, comme les victimes, portèrent le deuil de cette immense calamité.
C'est que, quoi qu’en disent quelques moralistes inquiets, il ne faut pas croire qu'il n’y a qu’égoisme dans la raison humaine; il ne faut pas croire que nous sommes descendus assez bas pour que le récit des grandes infortunes se borne à frapper nos oreilles et à intéresser notre esprit, sans entrer dans le fond de nos cœurs; il ne faut pas croire qu’il n’y a plus trace dans nos âmes de ces inspirations divines qui engendrent la sympathie, la commisération, la charité.
Faisons la part, je le veux bien, de quelques exceptions, de quelques natures mauvaises, moins encore par elles-mêmes peut-être, que par les imperfections inévitables d’un milieu social quel qu'il soit ; , n’éludions pas les bons instincts de l'homme chez quelques individus seulement; mais cherchons à connaître, et c’est là l’essentiel, ce qu'ils sont dans
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les masses. Eh bien! nous n'hésitons pas à le dire, nous trouverons dans Cette étude plus de consolations que de mécomptes’, la somme du bien, Dieu merci, l’emportera sur celle du mal.
Lorsque, sur nos côtes hospitalières, une foule attentive et inquiète suit les mouvements du navire battu par les vagues, quels sont les sentiments qui animent cette réunion d’hommes, spectateurs impuissants ou défenseurs intrépides? Une seule pensée fait battre tous leB cœurs, une pensée de salut ; et cependant les marins en péril sont le plus souvent des inconnus, mais ce sont des frères en humanité.
Que la cloche d’alarme annonce le danger d’un incendia ou celui d’une inondation, les bras et les cœurs courent à ce danger, l’affrontent, luttent contre lui avec cette indomptable persévérance, avec ces sublimes dévouements que le génie du bien sait seul inspirer et pousser jusqu’à l’héroïsme.
Et dans ces luttes mêmes qui s’élèvent quelquefois entre les nations, dans ces sanglante» batailles où le mal semble triompher, gardons-nous de croire que
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les instincts généreux de l’homme ont disparu; non, ce n’est pas le besoin de donner la mort, ce n’est pas la soif du sang qui pousse le soldat : c’est pour répondre à l'appel de la patrie qu’il se soumet un instant aux nécessités de la destruction ; c’est pour le salut commun de ses camarades, combattant sous le même drapeau, qu’il cherche à donner la mort, en faisant d’ailleurs lui-même le sacrifice de sa vie. Mais que la victoire vienne couronner ses efforts, qu’il ait assuré un nouveau triomphe à la cause de son pays, il fera autant et plus encore pour protéger l’adversaire terrassé, qu’il n’avait fait pour briser sa résistance.
Parce que notre civilisation n’est pas parfaite, est-ce à dire pour cela qu’elle n’est pas un progrès et que la condition de l’homme sur la terre n’a pas subi, sous son influence, de salutaires transformations ? Quelques impatiences voudraient mieux encore, et nous le comprenons; mais elles oublient trop facilement que l’arbre ne prend pas en un jour toute sa part de ciel et de terre, qu’il faut plusieurs années h l’homme pour se développer en force et en
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intelligence ; elles ne réfléchissent pas assez à cette longue accumulation de siècles qu’il a fallu à la puissance créatrice pour façonner la terre telle que nous la voyons et que nous en jouissons aujourd’hui ; elles semblent avoir rayé de leur programme qu'il faut savoir faire la part du temps, du temps dont la main de Dieu lui-même n'a pu se passer.
C’est qu’en effet l’homme n’a pas reçu le don d’improviser ses moyens de défense contre les calamités physiques et morales qui peuvent l’assaillir ; ce n est qu'à la suite de longues et attentives observations, de persévérantes études, qu’il parvient à remonter jusqu’à la source du mal, à combattre ses fâcheux effets, et, ce qui est mieux encore, à le transformer quelquefois en de véritables prospérités.
Cessons donc de dépenser stérilement les forces vives de notre intelligence en récriminations souvent injustes et dangereuses, parce quelles ne sont ni assez réfléchies, ni assez désintéressées. Etudions avant de critiquer; le véritable bien ne peut être fondé qu’à ce prix.
Ce que nous avons à faire, c’est de chercher avec
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constance et bonne volonté la loi de l’enchaînement des choses humaines, c’est de nous tenir en défiance contre de funestes préjugés qui sont si souvent un temps d’arrêt pour le progrès, c’est de nous appliquer à rechercher les vices de ce qui existe; c’est, enfin, de nous livrer à d’incessants et honorables efforts pour pressentir, pour comprendre les améliorations de l’avenir, et pour les propager ensuite sans haine, sans égoïsme, sans irritation, mais avec cette puissance de conviction que donne à l'esprit l'étude de la vraie science, avec ces élans généreux qu inspire l’amour de lhumanité, avec cette foi vive qui remplit le cœur de l’homme, lorsqu’il a la confiance qu’une suprême sagesse préside aux destinées du monde et règle l’ordre successif de leur accomplissement.
L’exemple donné par le chef de l’État, dans ce* temps de douloureuse mémoire où nos fleuves débordés portaient la désolation dans nos champs et dans nos villes, ne doit être perdu pour personne. S'il y avait alors de grands malheurs à déplorer, de cruelles infortunes à soulager dans le présent, il y avait de
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plus grandes catastrophes encore à éviter dans l'avenir. Or, c’était en sondant la profondeur du mal que la nécessité de le détruire devait paraître plus impérieuse ; c’était en étudiant ses effets que la pensée de remonter jusqu’aux causes devait naître et se développer, que la possibilité d’éviter au pays le retour de si terribles calamités devait entrer dans les conceptions de l'homme qui, après avoir assuré le salut de la France, a reçu la mission de la diriger dans la voie du progrès.
A Dieu ne plaise qu’on veuille voir dans nos paroles autre chose qu'un hommage rendu à nos plus sincères convictions. Car cette possibilité de conjurer les désastres des inondations, cette confiance dans l’utilité des moyens à mettre en œuvre, cet espoir en un meilleur avenir, nous y croyons autant que qui que ce soit. Or, plus l’entreprise se montregrande et utile, plus ses conséquences ajouteront, selon nous, aux richesses agricoles et industrielles du pays, plus aussi doit-il nous être permis de ne pas séparer la pensée qui veut réaliser l’œuvre de l’œuvfe ellemême, et de placer à côté des prospérités et des joies
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du bienfait le tribut de reconnaissance qui doit s’élever jusqu’au bienfaiteur.
Qu’on ne s’imagine pas d'ailleurs qu’il est peu utile d'insister sur cet ordre de considérations. On serait dans l’erreur, si l’on croyait qu’on peut se dispenser de dire au pays que les espérances descendues du trône ne sont pas de vaines promesses, que la confiance du chef de l’Etat n’est ni une témérité, ni une aspiration vers le bien plutôt généreuse qu’efficace. Si, à cet égard, on rencontre quelques esprits convaincus, le nombre des incrédules est grand encore. Que de fois n avons-nous pas entendu répéter qu'en matière d’inondations, les efforts de l'homme sont et resteront impuissants, que la lutte est inutile et la victoire impossible I
Sans doute, pour celui qui se complaît dans son scepticisme, pour celui qui se borne à voir la succession des événements sans étudier leur dépendance, il doit paraître bien difficile d’empêcher les désastres produits par les eaux qu’on a laissé s'accumuler librement dans nos rivières. Sans doute, il est impossible d'arrêter le torrent lorsqu’il est formé, et d’anéantir
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ses vitesses lorsqu’on leur a laissé prendre une puissance supérieure à celle qu’au moment même du danger on peut leur opposer. » •
N’en est-il pas ainsi de tous les fléaux? des révolutions morales comme des jdésordres physiques?
Mais si l’homme connaît les causes des épidémies et parvient à les détruire dans leür principe, n’est-il
pas vrai que nous serons à l’abri de leurs invasions?
Si l’homme sait maîtriser les premières étincelles iV. d’un feu destructeur, n'est-il pas vrai que l’incendie ne se propagera pas? r. .
Et pourquoi donc devrions-nous admettre en principe que nos vallées sont fatalement condamnées à être périodiquement ravagées? Serait-ce que dans
ses sages desseins la Providence n’a pas voulu per- ' " /
mettre à l’homme d’améliorer sa demeure terrestre,
et qu’elle lui a fait don de l'intelligence, à la condition de ne pas s’en servir? Pourquoi perdrions-nous à tout jamais l’espérance que nous parviendrons à diminuer par nos travaux la masse des eaux qui envahit nos plaines aux époques d’inondation ? Pourquoi, si nous ne pouvons complètement mettre les
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terrains à l’abri d’une submersion, cette submersion ne serait-elle pas calme au lieu d'ètre torrentielle,
. réparatrice plutôt que malfaisante? Pourquoi une partie de ces immenses volumes d'eau, qui portent en tous lieux la dévastation, ne serait-elle pas tenue en réserve pour contribuer plus tard aux irrigations, à la production de forces industrielles, à l'amélioration de la navigation de nos fleuves pendant les sécheresses?
Eh I quoi, nous n’avons pas assez de prairies, nous n’avons pas assez d’eau pour arroser celles qui existeat, et nous ne songerions pas A mettre à profit les excédants des crues pour améliorer les anciennes et en créer de nouvelles 1
Presque toutes nos usines hydrauliques subissent en été des chômages ruineux, et nous ne comprendrions pas que nous avons le plus grand intérêt A augmenter les volumes de liquide qui les mettent en mouvement! . :
Nous construisons, à grands frais, des bassins d’alimentation pour nos canaux artificiels, et nous oublierions que nos rivières manquent souvent d eau.
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que la navigation y devient impossible, et que de
vastes réservoirs seraient le meilleur moyen de mettre un terme à leurs fâcheuses intermittences!
Ce programme est séduisant, trop séduisant peutêtre, dira-t-on, et de nombreuses incrédulités l'accueilleront avec le sourire de la méfiance. Nous ne nous sommes pas dissimulé eet écueil, et déjà il s’est dressé coutre nous; mais le choc, loin d’amortir nos forces, les a ravivées. Il nous a appris qu'à la persévérance de l'inertie il faut opposer la persévérance de la lutte; qu’aux fatales erreurs des préjugés il faut répondre par les salutaires clartés de ce qui est vrai. Sans doute, dans ce combat, on ne parvient pas toujours à convaincre ceux qui se posent en adversaires; maison triomphe souvent de l'indifférence qui n'avait pas encore réfléchi, des hésitations qui n’étaient pas assez éclairées, des sympathies qui n’attendaient que l instant favorable pour obéir à de généreux essors.
Si les hommes se déterminent rarement à prendre l'initiative d une impulsion, ils l'acceptent volontiers . quand on a convaincu leur intelligence, et surtout
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quand on marche soi-même résolument dans la voie où on veut les conduire. Le navire, captif à la surface glacée des mers polaires, est condamné pendant un long hiver aux ennuis de l'inactivité; comme le liquide qui l'entoure, il a perdu le mouvement et la vie; mais que la chaleur de l’été vienne fondre les liens qui l’enchaînent, que le balancement des vagues soulève ses flancs, que le courant commence à s’établir, et, docile au flot qui le pousse, il ira, sur un océan sans entraves, explorer les voies nouvelles qui s’ouvrent devant lui et qu’illumine dans le lointain la consolante perspective d'un meilleur horizon.
Or, celte initiative, nous n’avons pas craint de la prendre, et déjà d’honorables suffrages ont encouragé nos efforts; cette impulsion, que notis voulons irhprimer aux intelligences, nous montrons en quoi elle est utile, nous expliquons comment elle doit être féconde ; cette voie dans laquelle nous disons qu’il faut entrer, nous en avoas ouvert les portes, indiqué la direction, parcouru les étapes.
Car nous ne pouvions admettre que la suprême
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Sagesse, qui a permis à l’homme d’entrevoir tant d'heureux résultats, lui eût refusé les ressources nécessaires pour les réaliser. Nous ne pouvions pas, nous ne voulions pas croire que la pensée de transformer de violents désastres en de grands bienfaits fût une pensée, généreuse sans doute dans son principe, mais complètement stérile dans ses eonséquences.
Et c’est parce que nous ne l’avons pas cru, parce qu’il nous a été impossible de supposer un instant que l’homme a atteint le terme des améliorations qu’il est en droit d’espérer ici-bas, c’est parce que toutes les observations que nous avons eu l’occasion de faire dans le cours d’une longue carrière nous ont de plus en plus démontré qu’il y a dans nos projets autre chose que des illusions ; c’est par tous ces
motifs que, lorsque l’Académie de Bordeaux a mis au concours cette importante question des inondations, quelle a sagement demandé dans son programme, non-seulement d’étudier le fléau dans ses causes et dans ses effets, non-seulement d’indiquer les meilleurs procédés pour le combattre, mais encore de
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rechercher les moyens d'en tirer profit* nous nous sommes déterminé à répondre h son appel et à lui adresser l’exposé de nos conscichoieuses recherches.
Nous avons eu le bonheur de convaincre l'Académie, elle a pris notre travail au sérieux ; elle n’a pas cru que ce que nous avons proposé fût un simple jeu de l'esprit s’exerçant sur quelques principes théoriques, elle a eu confiance dans la réalisation de nos idées, et elle a chargé son président de nous faire connaître que, par un vote unanime, elle décernait à notre travail la palme du concours.
Désormais, nous ne marcherons donc plus seul dans la carrière. Fort de l’appui de l'Académie, soutenu par des sentiments sympathiques, qui sont la plus douce récompense du travail, et dans lesquels viennent se retremper les forces de l’intelligence, nous entrons aujourd’hui en communication avec le public, nous venons lui soumettre notre œuvre.
Puisse cette œuvre faire disparaître des inquiétudes qui sont encore loin d être dissipées ; puisset-elle ramener la couflance dans les esprits et les
• Qigitized
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convaincre qu’il est possible de mettre un terme aux calamités du passé ; puisse-t-elle faire comprendre à tous que, dans ces mêmes phénomènes qui ont été la cause d’immenses désastres, la France peut trouver, dans un prochain avenir, la source de nouvelles et puissantes prospérités!