‹ Études sur les maladies cérébrales et mentalesChapitre 3 sur 55 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

chologues anglais modernes avaient préparé Cotard à Tétude des aliénés et de la psychologie morbide. Jl en avait pénétré les multiples manifestations avec une netteté remarquable, très apparente déjà dans son premier travail de pathologie mentale, l'article Folie du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (1877). Après cette étude générale, Cotard s'attacha plus particulièrement à la question des mélancolies, Fune des plus complexes de la pathologie mentale. Il lui a consacré plusieurs mémoires, peu volumineux mais riches en faits précis, en idées neuves, écrits dans une langue sobre et ferme, qui marquent à leur auteur une place bien distincte dans les rangs des aliénistes contemporains.

Il faut distinguer dans ces travaux deux parties principales : la première, toute clinique ; la seconde, d^une portée plus haute et plus générale, peut-être aussi plus hasardeuse, d' interprétation psycho-physiologique.

Dans ses études cliniques, Cotard s'inspire de Griesinger, de Falret, de Morel ; il attache une importance prépondérante, pour la connaissance des formes et des symptômes d'aliénation, aux altérations de la sensibilité morale, qu'il considère comme une sorte de milieu, comme « le terrain sur lequel germent les idées délirantes » (1).

A propos, notamment, du f/eï^Ve hypocondriaque dans une forme grave de mélancolie anxieuse, il montre qu'à ces idées hypocondriaques se joint très fréquemment l'idée d'immortalité qui, « dans certains cas, paraît s en déduire « suivant une certaine logique... Chez ces malades, Tidée

(1) Cotard. Etudes sur les Maladies cérébrales et mentales, p. 247.

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