DISCOURS DE M. LE DOCTEUR GRÉHANT
Au nom de la Société de biologie
Messieurs,
Je viens, au nom de la Société de biologie, adresser un dernier adieu à notre cher collègue et ami le D'" Cotard.
Ses devoirs de médecin le tenaient depuis plusieurs années éloigné de nos séances ; il m'a souvent exprimé le regret de ne plus pouvoir y assister, mais nous nous rappelons avec quel zèle et avec quelle ardeur il prenait autrefois part à nos travaux.
Aujourd'hui, nous sommes profondément attristés de voir disparaître si prématurément le D"" Cotard, victime du dévouement professionnel et de l'amour paternel, et s'il a sauvé ses enfants, ce qui a dû être pour lui une suprême consolation, il a succombé à la fatigue et aux attaques d'une redoutable maladie éminemment contagieuse.
Nous ne pouvons pas apporter à M™<= Cotard et à ses enfants de consolation dans ce grand deuil, mais nous pouvons leur garantir qu'ils ne seront jamais oubliés par ceux qui se feront toujours un devoir d'honorer ce nouveau martyr de la science médicale.