‹ Études sur les maladies cérébrales et mentalesChapitre 6 sur 55 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

« ment, parle sans cesse, ne connaît ni le repos ni la <f fatigue. 11 y a là une maladie de la volonté..., unehyper- « boulie ».

Bien qu'absolument opposés, au moins en apparence, aux états expansifs précédents, certains délires mélancoliques « semblent également dus à des lésions psychoce motrices. Ces mêmes malades qui s'accusent d'être des « criminels Unissent par devenir violents et capables « des actes les plus atroces ». Au contraire, les idées de grandeur des persécutés hallucinés, indépendantes de tout élément moteur, seraient gretfées, comme leurs idées de persécution, sur des altérations des centres psychosensoriels.

Dans la suite, la tendance évidente de Gotard sera de restreindre de plus en plus, dans la genèse du délire, la part de l'élément sensoriel au bénéfice de l'élément moteur. Cela apparaît dans le titre même de son dernier travail, qu'il ne lui a pas été donné de présenter luimême au Congrès de médecine mentale (août 1889). Ce n'est plus de l'origine psycho-motrice ou psycho-sensorielle du délire qu'il s'agit, mais seulement de l'origine psychomotrice. L'auteur se propose de « /azre sentir Vinfluence considérable des troubles moteurs dans un grand nombre de faits pathologiques, se rattachant en apparence à une origine sensorielle » .

Plus développée, plus complète dans ce travail que dans les précédents, la théorie de Cotard peut se résumer de la façon suivante : Le fonctionnement intellectuel a pour point de départ Vénergie propre des centres psychomoteurs, énergie « qui prend ses racines dans la vie « organique de ces centres, et qui n'est pas absolument (( subordonnée aux influences provenant des autres « centres corticaux ».

Cette énergie psychique, autonome, volontaire, détermine

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