‹ Etudes sur les microzoaires, ou infusoires proprement ditsChapitre 19 sur 70 · GENRE : FREIA · texte numérisé non relu

GENRE : FREIA

Claparède et Lachmann ont établi le genre Freia pour deux Infusoires, habilant une coque fixée par le côté comme celle des Vaginicoles. Le corps des Freia est entièrement cilié comme celui des Tintinnus, mais il est directement adhérent au fond de la coque sans intermédiaire de pédoneule. La partie antérieure de lanimal, quand il s’'épanouit, présente un évasement infundibuliforme compris entre deux lobes arrondis. Le calice représente à peu près un cornet échancré en rond d’un côté. Les cirrhes forment une spire qui fait tout le tour du cornet et qui se trouve placée, non sur le péristome, mais en dedans de celui-ci. Le disque vibratile est, comme celui des 7èntinnus, infundibuliforme, mais peut-être un peu plus profond. Quand l'animal se contracte, il retire en dedans son disque, son péristome se ressert et rentre aussi à l'intérieur avec le disque, et la Freia affecte ainsi une forme sphérique bien différente de la forme élégante qu'elle prend en s’épanouissant.

Malgré les caractères essentiels qui font de la Freia une vraie Vorticellide, Claparède et Lachmann Pont reléguée dans la famille des Bursariens, où elle n’a, pour toute voisine de caractères, que le Stentor aussi dépaysé qu’elle en pareille compagnie. En étudiant le genre Stentor, nous aurons occasion de revenir sur les molifs erronés qui ont conduit les savants de Genève à commettre une semblable monstruosité.

Müller avait déjà figuré une Freia sous le nom de Vorticella ampulla (pl. XV, fig. 4, 7). Claparède et Lachmann en décrivent une autre, la F. aculeata, qui est parfaitement représentée, pl X, fig. 5-8.

M. Milne-Edwards a décrit sous le nom de Vorticellida, une espèce contenue dans un fourreau, au fond duquel elle est attachée par un pédoncule eontractile. Ce pédoncule se divise en plusieurs rameaux qui portent des animalcules en forme de cornet et qui, en se contraclant, peuvent se retirer dans la coque. — Le genre Vorticellida, ainsi caractérisé, doit évidemment rentrer dans la famille des Vaginicoliens.

11 FAMILLE : STENTORIENS (Stentorina)

La troisième famille des Vorticellides renferme des êtres qui présentent les caractères de ces dernières, c’est-à-dire qui possèdent un disque vibratile rétractile, mais qui ne sont plus fixés comme dans les deux families précédentes et mènent une vie libre et errante. Muller, comme nous l'avons vu, a placé les Stentoriens dans sa famille des Vorticelles, à l'exception pourtant de l'Urocentre, dont il a fait un Cercaire. Ehrenberg réunit les Stentors, les Trichodines et l’Urocentre dans sa famille des Voréicellina, affirmant ainsi les rapports qui existent entre tous les genres de cette famille. Dujardin, acceptant le nom d’Urceolaria, créé par Lamarek, pour les 7richodina

d'Ebrenberg, constitue lo famille des Urcéolariens, dans laquelle il place les Stentor, les Trichodina (Urceolaria) et Y'Urocentrum, mais il a le tort d’y ajouter le genre Ophrydia, que nous avons décrit sous le nom d’Ophrydium et qui à beaucoup plus d’affinité avec les Vaginico iens. — Pritchard suit exactement la classification d'Ehrenberg, et place les Stenloriens en tête des Vorticelles, parmi lesquelles il laisse subsister le genre Opercularia. Claparède et Lachmann, malgré lopinion presque générale des Microzoologistes qui ont tous reconnu les rapports intimes qui unissent les Stentors aux Vorticelliens, n’admettent plus dans la famille Vorticellina que le genre 7richodina d'Ehrenberg. Il a fait grâce à ce dernier genre, parce que le corps des Trichodines est glabre, bien qu'elles portent à leur base une couronne ciliaire abondante, et qui leur permet de marcher avee rapidité sur les objets étrangers. Claparède et Lachmann altachent à la présence des eils qui existent ou n'existent pas à la surface de la cuticule, une valeur qu’en réalité ils n’ont pas ; l’habit ciliaire est un accident plus ou moins fréquent chez les Infusoires, et ils ont le tort de lui sacrifier les caractères, bien autrement importants, des organes qui président aux fonctions de nutrition.

C’est sous l'influence de ces considérations erronées, que les auteurs que nous venons de citer ont retranché les Tirtinnus de la famille des Vaginicoliens, et qu'ils ont placé les Stentors dans leur famille hybride des Bursariens.

Voici les principaux caractères qui distinguent les genres de la famille des Stentoriens.

CorpsentièrementiCiliée.-----e.rte creer 4. STENTOR.

STENTORINA. Animal organisé pour la marche....... 2. TRICHODINA. Corps nu.

Animal simplement nageur........,.... 3. UROCENTRUM.

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