‹ Etudes sur les microzoaires, ou infusoires proprement ditsChapitre 30 sur 70 · GENRE : NORTICELLA · texte numérisé non relu

GENRE : NORTICELLA

VORTICELLA PROCUMBENS.

PI. IV, fig. 5. — 400 diam.

Animal à tégument d'une grande transparence avec quelques granulations intérieures ; œsophage profond ; cils de la couronne frontale longs et d’une grande force ; pédicule long et se contractant à la base en anneaux serrés. Cette Vorticelle a toujours une pose retombante et ne relève le corps qu’au moment de la contraction générale.

VORTICELLA PLICATA PI. IV, fig. 8. — 400 diam.

Corps ovoide à tégument granuleux, très-fortement strié. A l’intérieur on remarque quelques globules brillants; le pédicule est long et fort et le muscle est ponctué de petits grains verdätres. Cette Vorticelle ne s’épanouit pas; son tourbillon est sans force. Le mouvement particulier de cette espèce est la contraction et l'extension continuelles de son pédicule.

(1) Toutes les espèces qui vont ètre décrites ont été rencontrées dans l’eau des ruisseaux ou dans des infusions arlificielles d’eau douce.

VORTICELLA STRIATA

PI. IV, fig. 9 et 10. — 290 diam.

Corps ovoïde, tégument granuleux, blane et fortement strié. Quelques globules intérieurs; le pédicule se contracte en spirale. Le corps peut se contracter, sans que le pédicule subisse la même action. Cette Vorticelle n’est peut-être qu’une variété de la précédente.

VORTICELLA MAMILLATA.

PI. IV, fig. 41 et 12. — 290 diam.

Animal à tégument très-transparent, légèrement granuleux ; quelques globules brillants à l'intérieur.

Ce que cette Vorticelle a de très-remarquable, ce sont trois espèces de mamelons sur lesquels sont implantés les cils vibratiles. La forme du corps est presque sphérique ; les trois mamelons, lorsqu'ils s’épanouissent, ne changent pas cette forme ainsi que le fait voir la ligure 11.

VORTICELLA INFUSIONUM.

PI. IV, fig. 13-14. — 900 dia.

Vorticella hians, Müller, Anim. ènf., p. 321, pl. XLV, fis, 7. Vorticella hians, Brugnières, £ncyclop., p.73, pl. XXIV, fig. 25-27, 1791, Vorticella hamata, convallaria, Ehrenberg, Znf., p.312, 1838. Vorticella infusionum, Dujardin, Æist. nat. desinf., p. 558, pl. XVI, fig. 5 eL9.

Cette Vorticelle, ainsi que le dit Dujardin, est presque globuleuse, fortement striée horizontalement ; son tégument est blane, souple et légèrement granuleux. Elle varie beaucoup ses formes, ce qui pourrait faire croire à différentes espèces. Son pédieule se met en zigzag pendant la contraction.

Cette espèce est très-abondante. Müller a nommé Vorficella hians

une Vorticelle qui nous semble la même que celle que nous décrivons.

VORTICELLA DUBIA.

PI. IV, fig. 15. — 950 diam.

Animal en forme de clochette, tégument blane, très-transparent ; corps rempli de granules et de globules ; pédicule court et fort ; elle nage frès-vite. Espèce assez rare.

VORTICELLA DILATATA.

PI. IV, fig. 16. — 100 diam.

Corps de forme très-évasée; bouche grande, suivie d’un long œsophage cilié ; soie de Lachmann très-visible. La base est tronquée à plat ; le pédicule est court et relativement mince, Le tégument de l'animal est blanc et légèrement granuleux.

Les bols alimentaires ramassés au fond du corps font supposer un intestin très-court et fortement contourné sur lui-même.

VORTICELLA MARGARATIFERA.

PI.1V, fig. 22-93, — 400 diam,

Corps sphéroïdal, ayant un tégument hyalin légèrement granuleux ; globules intérieurs très-brillants. Cercle de la couronne vibratile relativement petit; bouche grande, suivie d’un profond œsophage garni de cils; nucléus très-visible. Cette Vorticelle se ferme sans se contracter.

Le pédieule est fort, court et muni d’un musele rétracteur annelé. Lors de la contraction du muscle central, il se raccourcit en em boîtant ses anneaux, mais ne se mel pas en spirale. L’extrémité du pédicule a tout à fait l'aspect d’une ventouse.

Cette Vorticelle nage très-lentement et se ferme aussi bien en nageant qu'a l’état de repos. L’intestin descend très-bas et semble se contourner en suivant la forme arrondie du corps de l'animal.

VORTICELLA CONVALLARIA.

PI. V, fig. 4-3. — 100 et 400 diam.

Vorticella nebulifera, Müller, p. 315, 317, pl. XLV, fig. 1, 1786.

Vorticella convallaria, Schrank, TI, 2, p. 115.

Vorticella nebulifera, Bory, 1824.

Vorticella convallaria (pars). Ehrenberg, Mém. Berlin, 1829, p. 17 ; 1830, p. 66 ; 1831, p. 92.

Vorticella nebulifera. Dujardin, Æist. nat. des inf., p. 157.

Vorticella convallaria. Pritchard, Æist. of inf., 1861, p.587.

Corps conique, campanulé et blane; bord frontal élargi et retourné en bourrelet lors de l'épanouissement complet. Tégument finement granuleux, strié en travers; bouche grande et æsophage profond; soie de Lachmann longue et forte ; nombreux globules à l’intérieur; pédicule fort, transparent, avec un musele rétracteur contourné en spirale lors de la contraction.

Cette Vorticelle se trouve généralement en masses nombreuses ; on la voit rarement isolée. Sa vésicule produit assez souvent une voussure extérieure. Elle se trouve à la fois dans l’eau de rivière et dans la mer.

VORTICELLA FLÜVIALIS.

PI. V, fig. 4.— 400 diam.

Animal de forme ovoide ; extrémité supérieure tronquée, entourée de cils vibratiles. Le tégument est légèrement granuleux. La cavité buc cale est relativement grande. A la base du corps, à l'endroit où s’implante le pédicule, on remarque une dépression sensible. Le muscle fait contracter le pédicule en spirale.

VORTICELLA LUNARIS.

PI, V, fig. 5, 5°, 5°. — 250 diam.

Müller, Zaf., pl. XLIV, fig. 15.

Ebhrenberg, 1°" mémotre, 1830.

Vorticella campanula, Ehrenberg, /nf., pl. XXV, fig. 4 et pl. XXVI, fig. 11,

Vorticella lunaris,

Vorticella lunaris, Dujardin, Aist, nat. des inf., p.554, pl. XIV, fig. 12, 1841. Vorticella lunaris, Pritchard, Æist. nat. of inf., p.588, 1861.

Corps campanulé, porté sur un pédicule simple, gros et ayant un muscle rétracteur très-granuleux.

Cette Vorticelle est bien certainement la Vortcella lunaris de Dujardin, qu'il décrit ainsi : « Belle Vorticelle blanchätre en forme de cloche, à fond arrondi et à bords évasés. Les cils de sa couronne partent de l'intérieur et non du bord même; ils paraissent formés d’une double rangée. » Dans cette description, Dujardin omet de parler du muscle rétracteur granuleux du pédieule, quoiqu'il le représente exactement dans sa figure 12, pl. XIV. Ce pédicule se contracte en spirale. :

s Le nucléus de cette Vorticelle est très-visible. Quand l'animal est épanoui, on voit distinctement le disque vibratile soulevé latéralement en forme d’epercule.

VORTICELLA ELONGATA.

PI. V, fig. 6-7. — 600 diam.

Animal de forme cylindrique, très-allongé, étant à peu près deux fois plus long que large. Bord supérieur du corps peu évasé et formant un bourrelet entourant une voussure centrale assez saillante. Les cils sont implantés en dedans du bourrelet et non sur son bord. La bouche est suivie d’un œsophage assez large; le tégument est blanc, strié en travers. Les globules intérieurs sont nombreux, brillants, quoique incolores. La base de l'animal se termine un peu en

230 ÉTUDES SURSŸLES MICROZOAIRES.

pointe, près de l’atfache du pédicule, qui est fort, très-transparent et muni d’un musele qui le fait se contracter en spirale (fig. 7) et dans d’autres moments se plier comme un ruban (fig. 6).

VORTICELLA PATELLINA.

PI. V, fig. 8-9. — 400 diam.

Vorticella patellina, | Müller, An. inf. fluv. et mar., p. 312, 314, 316, pl, Vorticella lunaris (pars). | XXX V, fig. 3; pl. XLIV, fig. 45. Vorticella patellina,

Vorticella convallaria, Bory, 1823, 1824.

Vorticella patellina, Ehrenberg, /nf., p. 319, 1838.

Vorticella patellina, Lamarck, Aist. nat., p.58, 1836.

Vorticella campanula, Pritchard, Æist. nat, of inf., p.587, pl. XXIX, fig. 1,

Animal à corps campanulé, porté sur un pédicule court, très-large, avec un fort muscle rétracteur. Tégument lisse, transparent et blanchatre ; longs cils entourant la couronne frontale. Très-large vésieule contractile.

Ehrenberg dit que la Vorticella patellina a son bord très-saillant, souvent recourbé en arrière. C’est ce que nous avons aussi remarqué dans l'animal que nous décrivons, et nous ajouterons que cette Vorlicelle ainsi épanouie a son bord supérieur presque moitié plus large que son corps. Quand elle est contractée, tous ses cils rentrés, elle prend une forme conique, et le bord supérieur forme einq mamelons. Le pédicule se contracte en zigzag.

Pour nous, cette Vorticelle diffère de la Vorticella convallaria de Bory par la longueur de ses cils frontaux et par son pédicule, qui est court, large et fortement musculeux.

VORTICELLA NUTANS.

PI. V, fig. 10 et 11. — 400 diam.

Vorticella nutans, Müller, /nf. fluv. et mar., 4%, p. 17, 1786.

Vorticella convallaria, Lamarck, Hist. nat., p. 58. — Encyclop., pl. XXIV, fig. 20,

Vorucella infusionum, Dujardin, Aist, nat. des inf., p. 558, pl, XVI; fig. 5et9,

Animal de forme campanulée; tégument lisse, souple et très-contractile; bouche large et œsophage profond. Pédicule assez fort, très-transparent, et se contractant en spirale.

Cette Vorticelle est une des espèces les moins rares : sa grosseur est peu variable. Tout en étant Infusoire d’eau douce, cet animal a beaucoup d’analogie avec la Vorticella nebulifera décrite par Muller, et qu'il sépare pourtant de sa Vorticella nutans parce qu'il l'a trouvée dans l’eau de mer. Notre Vorticella nutans nage presque toujours en droite ligne, et s'attache de temps en temps fortement par son extrémité caudale (fig. 11). Quand elle est contractée, elle affecte la forme d’une boule.

Ayant mis de la couleur rouge dans l’eau contenant cette Vorticelle, nous avons vu les bols se former promptement et rester plus de quinze jours dans le corps de l’animal avant d’être rejetés par lui. Nous avons remarqué aussi qu'au bout de trois ou quatre jours de séjour dans cetle eau rougie, le tégument de la Vorticelle était rosé, ce qui nous porte à croire que les différentes teintes qu'on remarque parmi les Vorticelles sont loutes accidentelles et ne proviennent que de la couleur de l’eau dans laquelle elles se propagent.

Lorsqu'après cette coloration artificielle on met les vorticelles dans une eau limpide et elaire, on remarque qu'il leur faut plus de quinze jours avant de se décolorer complétement; nous en avons fait l'expérience à plusieures reprises. |

La Vorticella nutans se reproduit par bourgeonnement.

VORTICELLA CONSTRICTA.

PI. V, fig. 12.— 400 diam.

Corps sphérique, un peu aplati et terminé dans le haut par deux mamelons surmontés de longs cils vibratiles; bouche partant du milieu de ces mamelons et suivie d’un court œsophage. Tégument finement granuleux; pédicule long, ayant à peu près deux fois la hauteur de l'animal et se contractant en zigzag.

Nous avons étudié cette Vorticelle plusieurs fois, et nous ne pouvons la comparer à aucune autre. Quand elle se contracte, elle ne se

plisse pas, et rentre seulement ses cils frontaux en dedans,

VORTICELLA CAMPANULA.

PI, V, fig. 2. — 300 diam.

Vorticella lunaris ? Müller, p. 314, pl. XLIV, fig. 15.

Vorticella lunaris, Bory, 1824.

Carchesium fasciculatum, Ehrenberg, Mém., Berlin, 1830, p. 62-68. Vorticella campanula, Ebhrenberg, Zaf., p. 311, 1839.

Vorticella convallaria, Dujardin, Æst. nat. des inf., p. 557, 1841.

Vorticelle en forme de clochette, à bord régulier et peu saillant. Tégument souple, lisse, blanchätre. Quelques globules à l’intérieur. Cils de la couronne longs et forts. Pédicule relativement long et se contraclant en spirale. Reproduction par bourgeonnement.

VORTICELLA FASCICULATA, PI. VI, fig. 3, 9, 10, 12, 13. — 300 diam.

Vorhcella fasciculata. Müller, Anim. inf. fl. et mar., p. 320, pl. XLV, fig. 5-6, Vorticella fasciculata. Dujardin, Æist, nat, des inf, p. 555, 1841. Muller nous désigne sous ce nom une Vorticelle verte qui, sauf la couleur, selon nous, purement accidentelle, se rapporte tellement à la nôtre que nous la croyons la même.

Corps ovoide, conique, campanulé ; bouche relativement grande ; cils de la couronne frontale longs et forts. Longue soie de Lachmann partant de la bouche ; tégument souple et blanc ; quelques globules à l'intérieur.

Pédicule d’une si grande finesse qu'il faut être parfaitement au point pour l’apercevoir ; sa longueur est extrême, elle se contracte en formant une spire. Le mouvement de contraction et d'épanouissement est presque continuel.

Cette Vorticelle se reproduit par bourgeonnement. Souvent, ce bourgeon (fig. 13) se détache de la Vorticelle mère avant son complet achèvement; il s’en va alors en tremblotant, puis après s’élance si rapidement qu'il ne nous a jamais été possible de le suivre et de nous rendre compte s’il meurt ou s'il s'attache par les cils de sa base, grandit et devient Vorticelle, ce qui arrive quand il ne quitte la Vorticelle mère qu'après son entier développement comme l'indique la figure 3.

VORTICELLA MICROSCOPICA.

PI. VI, fig. 8. — 500 diam,

Vorticella picta? Ehrenberg, 1839, p. 314.

Cette Vorticelle microscopique, ainsi que l'indique son nom, est de forme campanulée avec un léger bourrelet supportant la couronne de cils vibratiles. On remarque une soie de Lachmann assez longue ; le tégument est blanc et strié; le pédicule est long et se tortille en spirale. Est-ce la Vorticella picta d'Ehrenberg”? Il nomme ainsi une très-pelite Vorticelle qu'il a trouvée en 1831 sur la Saloinia nutans elqu'il disüngue de sa Vorticella nebulifera par ses dimensions beaucoup plus petites; 1l dit son pédoneule finement ponctué de rouge nous avons bien remarqué le muscle rétracteur, mais nous n'avons pas vu les ponctuations rouges.

VORTICELLA ALBA.

PI. VIL, fig. 1,2, 3, 4,5, 6, 7, 8, 9, 22. — 400 diam.

Animal de forme ovoïde, tronqué au sommet et d’une grande élégance. La bouche est large, l’æsophage profond et la vésicule contractile bien développée. Le tégument est lisse, hyalin et d’une grande transparence. Le parenchyme renferme des globules brillants et disséminés dans l'intérieur.

Les figures 1 à 9 représentent la manière dont cette Vorticelle se multiplie par fissiparité verticale, et toutes les phases de dévelop pement que nous avons étudiées plus haut, page 56 et suivantes, 1°° fascicule.

VORTICELLA APPUNCTATA.

PI. VIL, fig. 10, 41, 12. — 400 diam.

Entonnor Jublot, Ab. d'hist. nat., p. 179, pl. X, fig. 21, tome I‘, 2 partie,

Animal en forme de cloche avec une élévation à la partie supérieure, au-dessus de la couronne frontale, et qui produit l’effet d’un opereule. Cette élévation est ciliée comme le bord de la couronne. La bouche est de moyenne grandeur, l’anus très-visible ; le tégument est blanchätre et finement strié en travers. On remarque dansnos figures : 1 quelques globules provenant de bols colorés. Le pédicule assez fort, très-transparent, a un muscle constitué par de petites perles vertes très-brillantes. Ce pédicule se contracte en spirale à l'extrémité supérieure, en même temps que la base du corps de la Vorticelle qui revient sur lui-même et forme un bourrelet autour du pédicule (fig. 11).

Cette Vorticelle est ordinairement soliture, et rare.

VORTICELLA MULTANGULA.

PI. VII, fig. 13-14. — 500 diam.

Animal en forme de cornet très-allongé, à base légèrement arrondie. L’extrémité supérieure est terminée par un bombement qu'entoure le bourrelet supportant les cils vibratiles de la couronne frontale. La bouche est large, l’œsophage relativement étroit et court; le tégument est blanc et finement strié. Dans nos figures, on voit différents globules à l'intérieur; les plus foncés sont formés par des bols alimentaires colorés artificiellement, les autres sont hyalins. Le pédicule, qui est d’une extrème longueur, est blane, fort et très-transparent. Le muscle intérieur affecte la forme zigzag, même quand il n’est pas contracté ; il produit l'effet d'être #op long pour son enveloppe. Nous avons remarqué celte particularité seulement dans celte Vorticelle et dans la V. #argaritata. L'animal que nous venons de d'écrire se contracte très-vivement et s’épanouit très-lentement.

Le tourbillon produit par les cils de la couronne frontale est trèsintense.

VORTICELLA MARGARITATA.

PI. VII, fig. 15 et 16. — 400 diam.

Vorticella monilata? J. C. Tatem, 7he monthly microsc. journal, n° XVI, p. 194, pl. XLVII fig. 4, 1870.

Animal en forme de cloche à base très-arrondie. Le bourrelet entourant l’extrémité supérieure est très-fort ; les cils qui y sont implantés sont toujours couchés, même quand ils ne font pas le tourbillon ; la bouche est profonde, et, au contraire des autres Vorticelles, les cils qui descendent dans l’œsophage sont plantés droits. Le tégument est blanc et parsemé de perles très-brillantes.

Cette Vorticelle est éminemment contractile et se met en boule parfaite lors de la contraction.

Le pédicule est muni d’un fort muscle faisant toujours le zigzag, même quand le pédicule est étendu ; pendant la contraction, il se contourne en spirale au sommet, comme celui de la Vorticella multangula, particularité que nous avons constatée seulement dans ces deux espèces.

Nous rapportons avec doute cette espèce à une Vorticelle figurée et nommée Vorticella monilata, dans le Monthly journal qui la décrit ainsi : « Élégante, attractive et espèce rare, surpasse toutes les autres en beauté. C’est une variété de la Vorticella convallaria. »

Pour nous, cette espèce est si différente des autres à cause des perles de son tégument et du musele en zigzag de son pédicule que nous ne comprenons pas qu'on puisse sérieusement la rapporter à une espèce connue, et surtout à la V. convallaria.

VORTICELLA MICROSTOMA.

PI. VII, fig. 18 et 19. — 400 diam.

Vorticella microstoma, Ehrenberg, Znf., p. 311, 1838. Vorticella monadina, Schrank, III, 2, p. 117.

Animal à forme ovoïde, légèrement aminei dans le bas, tronqué dans le haut, muni d’une couronne de cils vibratiles très-forts, implantés un peu en dedans du bourrelet. La partie supérieure est comme fermée par une voussure dans laquelle l'anus est très-visible. Bouche suivie d’un long et large œsophage se terminant en bourse. Globules blanes et globules de couleur provenant de matières colorées artificiellement. Le tégument est blanc, souple et contractile. Ehrenberg décrit ainsi la Vorticella microstoma : «Corps ovale, bouts amincis, couleur blanc-grisâtre, bord frontal étroit, anneaux sur le corps contracté. » Dans notre Vorticella microstoma, nous n'avons pas remarqué les anneaux pendant la contraction du corps, si ce n’est légèrement à la base,

VORTICELLA NEBULIFERA, PI. VII, fig. 20. — 400 diam.

Vorticella nebulifera, Müller, Znf., pl. XLV, fig. 1. Vorticella nebulifera, Ehrenberg, /nf., p. 310, 1838. Vorticella nebulifera, Dujardin, AHist. nat, des inf., p.557, 18M.

Animal en forme de cornet, un peu ventru, légèrement reserré dans le haut, sous le bourrelet supportant les cils frontaux. Bouche petite; æsophage très-peu profond; tégument blanc, légèrement ponctué. Globules blanes, distincts des bols de matières avalées. Müller nomme nebulifera une Vorticelle à corps ovoïde, rétréci à sa base, à bord saillant. Ehrenberg la décrit: « Corps conique, campanulé, blane, bord frontal élargi et saillant, absence d’anneaux pendant la contraction du corps.

VORTICELLA CUCULLUS,

PI. VII, fig. 21. — 400 diam,

Animal en forme de cornet allongé et très-élégant ; extrémité supérieure du corps terminée par une voussure qu'entoure le bourrelet supportant les cils de la couronne vibratile.

Bouche assez grande, suivie d’un œsophage assez allongé. Environ à un üiers de la hauteur de l'animal, on remarque comme un pli épais, oblique et qui paraît indiquer une reproduction transversale. Le pédoncule est mince et long; il se contracte en spirale.

VORTICELLA APERTA.

PI. IX, fig. 7 et 9.

Vorticella lunaris ? Müller, XXIX, 1.

Vorticella campanula ? Pritchard, fig. 1-2.

Corps arrondi se terminant en pointe, partie supérieure tronquée, munie d’un fort bourrelet supportant les cils vibratiles, qui sont

longs et déliés. La base du corps de l’animal fait l'effet d’être dans une enveloppe très-transparente. Le tégument est blanc, légèrement ponctué. Le pédicule est fort et relativement court, On remarque, à la figure 9, des parasites qui s’y sont attachés.

VORTICELLA COMMUNIS.

PI, XI, fig. 6. — 400 diam,

Cette jolie petite Vorticelle blanche est très-commune, et pourtant nous ne pouvons pas trouver dans les auteurs une synonymie s’y adaptant parfaitement. Son tégument est très-transparent ; sa couronne de cils vibratiles est évasée et fait presque continuellement le tourbillon. Son pédicule est fort et long environ de quatre fois la grandeur du corps de l'animal. Le muscle rétracteur la fait se contracter en spirale.

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