CHAPITRE V
Mystère de la P fission.
Quel sujet ! Miltpn ^\, R^cipe )aî-r||»ètaç en aont loin encore. Ce n'est pas seulement ici , comme dans le Paradis perdu, l'ai^ant-scène ; comme dans Athalie , la précursion du plus grand événement dont le monde ait été le témoin et Voh- . jet (i) ; c'est cet événement lui-même , arrivant à une époque de corruption désorganisatrice telle que y de l'aveu de tous les écrivains profanes^ d'accord en ce point avec l'Écriture , une rénovation universelle était devenue indispensable : Reru)çahisfax^iem terrœ. C'est ce que va faire le christianisme , et c'est ce qu'étaient loin de prévoir les Romains^ et, à leur tête, le plus grand historien de l'antiquité, Tacite > quand il parlait si brièvement du Christ, supplicié sous le règne de Tibère , par V entremise de Ponce-Pilate (a).
Le génie des arts et des lettres, dans toute sa splendeur, n'eût point sufâ à un pareil sujet; mais dans la représentation du grand mystère ,
(i) Tel est le sujet dUAthalie. J'espère le prouver bientôt. (2) Christus, Tiberio imperitante, per procuratorem Pontium Pilatum, suppUcio affectas erat. Annalium, Lib. XY,