‹ Études sur les mystèresChapitre 4 sur 77 · XX . INTRODUCTIOlf · texte numérisé non relu

XX . INTRODUCTIOlf

chaient , par le lien de nos études , à Rome ^ comme à notre mère nourrice. ( i ) »

Le grec, qu'on a voulu quelquefois écar-r ter de nos cours publics, est indispensable au savant et à l'homme de lettres; mais le latin l'est presque à tout le monde. Le latin moderne est d'ailleurs , chez les grands écrivains, d'une telle limpidité , qu'avec les nouvelles méthodes, dix -huit mois suffiraient pour qu'un jeune homme ^ obligé de brusquer ses études , ne fut pas étranger à ce langage de nos pères qui partout se retrouve. Et les femmes, dont l'éduciftion est chargée de tant d'inutilités, quef pitoyable préjugé leur a interdit jusqu'à cette langue de saint Augustin, que toute femme heureusement née entendrait de cœur, comme madame de Sévigné et les femmes les plus distinguées de son siècle, dont Molière lui-même ne s'est pas moqué : il barbouille de grec ses savantes; c'est /?owr r amour du grec quon les èm^ hrasse; elles ont pour le grec un men^eilleux respect; mais elles font^ du latin, n'en disent pas un mot: cela est trop commun, trop usuel.

Il serait assez bien pourtant que l'on comprît les prières que l'on adresse à Dieu et les chants sublimes de l'Eglise.

Je pourrais rappeler ici cette jeune dame

(i) Journal des Débats^ y i4 àéc. i836.

Page 1