Papyrus de Turin, pl. IV, I. 3— pl. VI, I
On nous avait dit: «Courez après le màdïâ du Pharaon v. s. f., vite, vite, avec les piliers , et, quand vous l'aurez atteint , vite, vite , avec eux , écoutez tout ce qu'il vous dira pour les établir à leur place étemelle.» Ainsi fut dit.1 Vois! Nous sommes entrés au fort de [Ramsès Meïamoun) \ v. s. f. qui est à Zàl. L'an XXIII , du deuxième mois de S'emû , le 23 , nous irons décharger les bateaux de transport au palais de [Ramsès Métammm) v. s. f. Vous, charriez les matériaux [au màdïû) du Pharaon , v. s. f. , et dés que vous l'aurez atteint , puisse le màdïû du Pharaon, v. s. f. nous envoyer un message au sujet de ce que nous devons faire.»2 Quelquefois le rapport est moins
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( <>n™ J ^ |j| Tû-an ûtû an m pà-nti tâtûam Xert Ixomt) h'M-u
k'nâ tuu-sen tupû-u nàï-sen aner sam ^ tûtû suivi du
déterminatif d'honneur désigne ici le Pharaon. Le m. à m. serait: où on
était, (j p i ^ ^ aspû me paraît être une variante de (J I ^ j±
dont j'ai parlé à la page 17, note 3. M. Chabas traduit dès de pierre la locution aner nom .... ; peut-être faut- il compléter le groupe
défectueux comme il suit J^j^^^ ^ j et traduire pierre
de couche, pierre de lit, c'est-à-dire, piédestal. fi jQ www g\
1. llSh^ @r7j M. Chabas: «Ainsi dit-il.» M. à m. «Ainsi dit-on .
2. M. Chabas traduit toute cette fin au passé: «En l'an 23, le 23 du mois de Payni, nous partîmes de la demeure de Ramsès Meïamoun, sans
bateaux de transport. Nous avons charrié les monuments au du
Roi ; nous y sommes arrivés. Que l'inspecteur royal nous mande tout ce
que nous avons à faire.» Voici le texte V\ 1 , , ^0
* W Q ^ ' i ' M XXIII abd II B'em. rd XXIII
fi-an r i'eniï r a'tî nù h'dd-u m tù d-t [RameMu MeHamoun) d. û. $. mtû-ten oth'û nù mennd-u pit mèuliu n dàper-ti d. û. s. sper-ten er-ew unnnd hàb
long: «Je suis arrivé à Eléphantine. J'accomplis ma mission, je passe en revue les fantassins et les cavaliers des temples, ainsi que les domestiques , les subordonnés qui sont dans les demeures des officiers de Sa Majesté, v. s. f. Comme je vais pour faire un rapport par-devant le Pharaon , v. s. f . , mon affaire coule [aussi aisément] que le Nil ; ne t'inquiète pas de moi.»1
Voici qui est d'un autre genre. Un fonctionnaire se plaint des lenteurs de l'administration centrale, et décrit ainsi les loisirs que lui fait le gouvernement. «Je demeure oisif dans la ville de Qenqen-tà-ûi * sans rien à faire: car point d'hommes pour mouler la brique : 3 point de paille sur le chantier, excepté celle que j'obtiens par échange (?) , point d'ânes pour la transporter.4 Je passe mon temps à contempler le ciel; je chasse , mon œil fouille les chemins qui montent vers le pays de Zûà; je me couche sous des dattiers qui n'ont pas de
n-an pà màditi n dà-per-ti â. û. s, h'er pà-ntf neb aû-an er ar-etc. La duction de M. Chabas diffère de la mienne en ce que: 1° II a traduit par le passé la forme du futur aû-an er s'emï; 2° il a traduit er t'û par la
préposition sans, au lieu que j'y reconnais le verbe copte ujotc vider, décharger. 3° Il a lu le pronom de la iin personne mtû-an, sper-an, où le texte porte très distinctement celui de la seconde mtû-ten^ sper-ten* Le texte de cette lettre se trouve au Papyrus Anastasi V, p. XXIII, l. 7 —p. XXV, l. 2; la traduction de M. Chabas dans les Mélanges Egyptologiques, 2* série, p. 135—139.